Quels coachs en P pour les autres clubs de Premier League ?

Ce week-end, on a appris, entre autres, que José Mourinho était maudit face aux entraîneurs dont le nom commence par P. De quoi donner quelques idées aux autres clubs de Premier League.

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Claude Puel

Après une très belle saison avec les Aiglons, ponctuée d'une 5e place au classement final, Claude Puel est un homme courtisé. Seule condition pour son arrivée dans son nouveau club, il souhaite absolument prendre Hatem Ben Arfa dans ses bagages. En effet, entre les deux hommes, une relation père-fils s'est créée, depuis que le prodige a enfin lancé sa carrière, et décroché un ticket pour l'Euro à l'issue de sa saison niçoise. Après avoir refusé la Juve, puis Dortmund, Puel trouve chaussure à son pied et va rassurer Hatem : « Bournemouth, c'est Nice en Angleterre. La plage, le maillot rouge et noir... tu va voir, on va s'éclater ! » Ainsi, les deux compères débarquent dans un club ambitieux, mais pas trop. Bref, un club pour eux. Revanchard, Ben Arfa claque 8 buts lors des 6 premières journées, mais son genou fait la rencontre des crampons de Lee Cattermole, une semaine avant la réception de... Chelsea. Pas grave, au courant de la malédiction des P, Puel joue son va-tout et titularise d'entrée son fils Paulin, qui claque un quintuplé. L'Angleterre a son nouveau Thierry Henry, la France, encore une fois, a laissé filer son incroyable talent.

Ghislain Printant

Monk parti à Madrid pour remplacer Benítez, les dirigeants de Swansea se mettent à chercher son successeur. Et les Gallois tombent rapidement sous le charme de Ghislain Printant, son côté « seul contre tous » et sa capacité à défendre le patrimoine culturel particulier de son club. Le contrat est donc rapidement signé. Seul souci, et de taille, Printant ne comprend et ne parle pas un mot d'anglais, deux jours avant son premier match. Pas grave, les dirigeants des Swans ayant entendu parler d'un excellent traducteur francophone. Ainsi, la veille du match face à Chelsea, Fabrice Olszewski débarque en conférence de presse complètement pété après s'être enfilé six ou sept gin'to, et éclipse Mourinho de deux ou trois soupirs bien sentis. Devenu une star des tabloïds, ainsi qu'un phénomène YouTube, l'ancien traducteur de Bielsa attire toute la lumière sur lui, au point de prendre les rênes du club à la trêve hivernale. Le début d'une belle carrière. En 2022, Olszewski, sous la chaleur de Lusail, est porté en triomphe par Bouna Sarr, qui vient d'offrir à la France sa deuxième étoile.

Franck Passi

Pistonné par Florian Thauvin, et bien aidé par les bonnes relations nouées entre l'OM et Newcastle, Franck Passi se voit offrir une nouvelle occasion de briller sur un banc de touche, en prenant la place de Steve McClaren à Newcastle. Premier match, et premier gros test pour lui, puisque son équipe se déplace à Stamford Bridge. Interrogé sur son nouvel adversaire en conférence de presse d'avant-match, Mourinho lâche les chiens : « I never heard of him. What's his name ? Franck Pussy ? » Ni une, ni deux, les tabloïds s'emparent du surnom, qui passe également en boucle sur tous les téléviseurs. Détruit psychologiquement, Passi doit s'incliner 7-0, et se fait renvoyer le lendemain. Encore une preuve que l'amour dure 3 jours.

Stefano Pioli

Après une saison décevante avec la Lazio, Stefano Pioli décide de changer d'air et de tenter l'aventure anglaise. Tant mieux, Everton, à la ramasse, cherche un coach étranger d'une certaine envergure. Le mariage est rapidement conclu, et Pioli se met les supporters dans la poche en déclarant dès son arrivée : « Bleu un jour, bleu toujours. » L'équipe tourne bien, et Pioli s'offre même le scalp du Mou à domicile, merci la malédiction. Mais voilà, à Everton, comme à la Lazio, le match à gagner, c'est le derby. Or, ce jour-là, les joueurs de JPP voient leurs papinades rentrer comme dans du beurre, et Everton est mené 5-0 à trois minutes de la fin. Pioli s'agace, s'approche de Papin et après lui avoir murmuré quelques mots doux en italien, lui assène un violent coup de crâne. 16 matchs de suspension, un licenciement express, et un détour par un séminaire de gestion des pulsions plus tard, « Stefano the weirdo » retrouve la Botte et termine paisiblement sa carrière à Carpi, qu'il emmène en Ligue des champions. Bah quoi ?

Alain Pascalou

Klopp trop cher, Ancelotti aussi... Les dirigeants d'Arsenal doivent se serrer la ceinture, au moment de choisir le successeur d'Arsène Wenger. Alors, quitte à tenter un pari, autant le faire à fond. Plus c'est gros, plus ça passe, comme on dit. C'est donc Alain Pascalou, qui, au-delà de son nom rigolo, est une figure emblématique du MUC 72. Le jour de son arrivée à Londres, la presse tabloïd, dans son ensemble, titre : « PASCAL WHO ? » La suite n'est que légende.

Jean-Pierre Papin

Ian Rush, Kenny Dalglish, Robbie Fowler, Michael Owen, Fernando Torres, Luis Suárez... Liverpool a toujours été une terre d'attaquants. Ainsi, les dirigeants de Liverpool n'hésitent pas à nommer JPP entraîneur pour prendre la suite de Brendan Rodgers. Et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, la faute à une défense passoire, les supporters d'Anfield se prennent d'amour pour l'ancien Ballon d'or, qui a appris, avec brio, le secret de la « papinade » à Coutinho, Benteke et consorts. Surtout, Papin voit sa cote de popularité grimper en flèche puisqu'après chaque rencontre à domicile, il retrouve les fans au pub pour partager un verre et débriefer sur le match. Même s'il fait passer sa pinte de Cacolac pour de la Guinness, hein.

Vladimir Poutine

Lassé par la politique, Vladimir Poutine décide de se tourner vers une carrière d'entraîneur. À la recherche d'un homme de poigne pour succéder à Pellegrini, et en vertu des bonnes relations nouées entre Abu Dhabi et la Russie, les dirigeants de Manchester City lui offrent le prestigieux poste. En conférence de presse, l'ancien président fait une Bielsa inversée, puisqu'il fixe tous les journalistes dans les yeux, laissant son adjoint parler. La veille du match tant attendu à Stamford Bridge, le Mou, qu'on attend au tournant, perd ses moyens et fait une crise d'angoisse en conférence de presse, balbutiant toutes ses phrases, et quittant la salle précipitamment. Le lendemain, peu avant le coup d'envoi, Chelsea déclare forfait, sur ordre de Roman Abramovitch, et s'incline 3-0, sur tapis vert. Vlad, tout heureux, malgré son air terrifiant, est champion d'Angleterre. Sans avoir dit un mot. Le soft power.

Laurent Paganelli

Pas au courant de la carrière de journaliste de Paga, puisqu'ils ne regardent jamais la Ligue 1, les dirigeants d'Aston Villa se rappellent de ce petit attaquant de poche merveilleux qui officiait à Saint-Étienne, et décident de lui filer le poste d'entraîneur, histoire d'encadrer tous ces nouveaux joueurs français. Bonne pioche. Surpris, Paga tombe né à né avec Joe Cole le premier jour à l'entraînement. Toujours fasciné par l'ancien du LOSC, Paga lui déclare dans le creux de l'oreille : « You are biutifoul, magique. The public is for you, magique, Joe Cole, Joe Cole ! You are very happy, it's magnifique. » Résultat, Cole, choyé, renaît de ses cendres et claque une saison de patron au poste de meneur de jeu, permettant à Villa de retrouver l'Europe pour la première fois depuis la saison 2008-2009.

Youtube

Katy Perry

Toujours à la recherche d'un gros coup médiatique, les dirigeants de Manchester United, au moment de plancher sur la succession de Louis van Gaal, ont une idée de génie. Ils proposent ainsi le poste à Katy Perry qui, à la surprise générale, accepte. Si la nouvelle permet à Closer d'être coté au CAC 40, elle ne ravit pas les joueurs, interloqués, voire choqués par ce choix. Tous sauf un. Toujours très professionnel malgré les critiques, Wayne Rooney, qui sort de deux saisons très décevantes sous les ordres de Van Gaal, écoute attentivement ses conseils. Avant un match capital face à Chelsea, la belle prend son capitaine à part pour un entretien individuel, avant de se mettre à chanter, tout doucement, d'une voix rassurante :
« Do you ever feel like a plastic bag
Drifting through the wind, wanting to start again ?
 »

Alors que les larmes montent aux yeux du bad boy, Perry monte sur le bureau et se lâche :
« Cause, Rooney, you're a firework
Come on, show 'em what you're worth
Make 'em go,
"Aah, aah, aah" »

Après avoir pleuré un bon coup, Rooney se reprend, et inscrit un triplé le lendemain pour terrasser le Mou. Manchester United a enfin trouvé le successeur de Sir Alex.

Par Paul Piquard
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Note : 6
Putain, moi je fous Pascal Praud sur le banc direct. Bon tu tues ton club, mais tu bats Chelsea a l'aller et au retour. 2P president !
Toulousain Niveau : DHR
Tu va voir on va s'éclater. J'ai arrêté là. Deuxième personne du singulier quand même un
1/ j'ai adoré
2/ j'ai rigolé
3/ Paul Piquard une double malédiction pour Mourinho ! Brillant :)
Y'a pas des masses de P dans Louis Van Gaal.
Coincidences ? Je ne crois pas ...
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
La version site internet de So Foot vole décidément vraiment très haut depuis quelques années : que d'analyses de fond,d'articles sortant des sentiers battus,de décryptages de style de jeu...et puis,quel humour ! C'est vraiment très hilarant et absolument pas puéril.Je me suis déboîté deux côtes.
Message posté par Cheric Zghemmfour
La version site internet de So Foot vole décidément vraiment très haut depuis quelques années : que d'analyses de fond,d'articles sortant des sentiers battus,de décryptages de style de jeu...et puis,quel humour ! C'est vraiment très hilarant et absolument pas puéril.Je me suis déboîté deux côtes.


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