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Quelle sera la prochaine folie tactique de Guardiola ?

Difficile de faire le compte des joueurs ayant changé de poste grâce (ou à cause ?) de Pep Guardiola : Messi, Mascherano, Villa, Fàbregas au Barça par exemple, et maintenant Lahm ou Götze au Bayern. Une liste qui ne peut que s’allonger.

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Ribéry en latéral droit

S’il y a bien un joueur qui peut se réjouir de l’arrivée du coach catalan en Bavière, c’est Rafinha. Peu utilisé la saison dernière (seulement 17 apparitions toutes compétitions confondues, et souvent des bouts de match), l’ancien joueur de Schalke et du Genoa en est déjà à 35 cette année. Lahm devenu 6, le Brésilien s’est tranquillement installé sur le flanc droit de la défense. Pourtant, on reste loin du Daniel Alves de la grande époque. Alors, pour apporter le danger devant, tout en étant capable de revenir défendre une ou deux fois par match, Pep se tourne vers Francky. Qui, ne l’oublions pas, est droitier. L’occasion aussi de légitimer un peu plus son surnom de Kaiser. Pour la petite histoire, Beckenbauer, avant de réinventer le poste de libéro, a joué son premier match avec le Bayern en tant qu’ailier gauche. Et puis bon, si Kevin Großkreutz l’a fait, Francky peut bien y arriver. Leur élocution est du même niveau de toute façon.

Müller en 6

Thomas Müller, c’est ce joueur avec des mollets de poulet, dont on ne peut pas vraiment dire ni où il joue, ni quels sont ses points forts, si ce n’est une vision du jeu paranormal et une faculté à courir déroutante. Un homme dont on a l’impression qu’il est là depuis mille ans et qu’il a joué avec Linke, Tarnat, Effenberg, Jeremies, Zickler et Jancker alors qu’il n’a que 24 ans. Quelqu’un qui préfère laisser la lumière aux autres. Résumons : intelligence de jeu + gros physique + expérience + travail dans l’ombre = Sergio Busquets. Ne reste plus qu’à apprendre la « putasserie » pour devenir une vraie sentinelle. Il en a déjà le nom en tout cas.

Van Buyten en 9

Malgré ses tentatives répétées pour jouer avec un faux neuf, que ce soit Müller ou Götze, le match de ce week-end à Wolfsburg a démontré que le Bayern joue mieux sans « umlaut » en pointe. Alors que le score était de 1-1, l’entrée en jeu de Mandžukić a permis aux Bavarois de planter cinq pions supplémentaires. Sauf que le Croate accuse un caron sur son z et un accent aigu sur son c. Ce que ne peut supporter Pep, qui garde un très mauvais souvenir d’Ibrahimović. Comme il ne s’agit que de mettre des buts de la tête et que courir n’est pas vraiment au programme, Daniel Van Buyten, autrefois meilleur buteur de l’OM (8 buts en 2002-2003, égalité avec Ibrahima Bakayoko), semble tout indiqué. Complètement libéré dans ce rôle de pivot, DVB mange la soupe sur la tête des centraux adverses. Après avoir détruit la paire Ramos/Pepe en finale de Ligue des champions, DVB emmène les Diables rouges jusqu’en finale du Mondial brésilien. Malheureusement, désorienté par la chevelue charnière David Luiz/Dante, il passe complètement à côté de son match. Dépité, malgré un bilan honorable de 17 buts (dont un du pied), le Belge tire un trait sur le football. Pour suivre les traces de son père, catcheur. Le match contre Big Show promet.

Neuer en goal volant


Lors du match aller contre Arsenal, le Bayern a affiché un taux de possession complètement affolant de 78,8%. Autant dire que les Bavarois avaient tout le temps le ballon. Mieux, ils l’avaient dans la moitié de terrain des Gunners. Par exemple, Toni Kroos a fait 147 passes (autant que tous les joueurs d’Arsenal réunis), dont 127 dans le camp adverse (96,1% de réussite). Pas étonnant dans ces conditions que Neuer s’emmerde, là-bas dans sa cage. Pour permettre à son équipe d’évoluer encore plus haut, Guardiola remet au goût du jour ce vieux serpent de mer des cours de récré : le fameux goal volant. Une innovation qui débouche sur une composition inédite en 1-2-3-4-1, sobrement baptisée la Pitbull, en hommage au génial auteur du tube I know you want me, et de beaucoup d’autres. Flatté, ce dernier décline son Timber en plusieurs versions : Neuer, Raeder, Badstuber, Weiser, Schweinsteiger et Müller. Avec Diane Kruger dans le rôle de Ke$ha.

Lewandowski en ailier

Guardiola a un pêché mignon : foutre de véritables buteurs sur les côtés. Henry, Villa et Alexis Sánchez peuvent en attester. Quand Robert débarque à Munich au début de l’été, grande est sa surprise lorsqu’il apprend qu’il ne sera pas aligné en pointe. Il a beau protester, il ne peut rien faire face à l’argument massue de Pep : si le meilleur buteur de l’histoire de la Roja et agitateur à mi-temps a accepté son sort, ce n’est pas un type qui était le remplaçant de Lucas Barrios qui va changer quoi que ce soit. Barrios, qui, rappelons-le, s’est barré au Guangzhou Evergrande après le BVB et qui est maintenant au Spartak Moscou, un club éliminé de l’Europa League avant même la phase de poules par la toute-puissante équipe du FC Saint-Gall. Mais le Polonais est bien décidé à ne pas se laisser faire : il lance un mouvement de résistance qu’il baptise Solidarność. D’abord interdit, le mouvement est finalement accepté à contrecœur par Pep, qui sera finalement poussé à la démission quelques mois plus tard. Comme un symbole, l’Espagne ne remportera plus jamais de titres majeurs. Victoire pour le peuple.

Par Charles Alf Lafon
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