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Quelle saison pour le Napoli ?

Ce soir, face à Bruges, le Napoli lance sa campagne européenne avec pas mal de questions et très peu de certitudes. Avec le départ de Benítez et l'arrivée de Sarri, les Partenopei espèrent retrouver la flamboyance qui les fuit depuis plus d'un an. Mais encore faut-il être à la hauteur de ses ambitions.

Quand il annonce, fin mai, qu'il quitte le club à l'issue de la saison, Rafael Benítez est dans une position relativement inconfortable. Lui qui avait promis de faire au moins aussi bien que l'année précédente (3e de Serie A, vainqueur de la Coupe d'Italie, parcours honnête en Ligue des champions) boucle sa pige à la cinquième place après s'être fait sortir en demi-finale de Ligue Europa et de Coupe d'Italie – face à des équipes, le Dnipro et la Lazio, a priori prenables. Seule réjouissance : cette Supercoupe décrochée aux tirs au but à trois jours de Noël contre le champion turinois. Autrement dit, une super-broutille quand les tifosi attendaient, au minimum, une place sur le podium. Le Napoli semblait avoir les armes, mais n'a jamais su les utiliser à bon escient. Un changement d'entraîneur plus tard, nombreux étaient ceux à croire au changement sur les terres volcaniques de Campanie. Sauf qu'au terme d'un été bien tranquille, le bastion napolitain n'a guère changé d'allure. À l'exception de quelques recrues plaisir (Valdifiori, Allan, Reina) et d'une poignée de départs logiques (Inler, Gargano, Britos, Michu), aucun transfert majeur n'est à signaler. Un peu comme l'an dernier, en fait. Et c'est bien ça qui pose problème.

De Laurentiis, zéro ambition ?


Comme pour la Juventus – qui a entamé son réveil à Manchester – il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur le début de saison napolitain. En revanche, si la profonde métamorphose du champion italien explique en partie les résultats difficiles, on ne peut pas vraiment en dire autant du Napoli. Outre le départ de Rafael Benítez pour la Maison Blanche, aucun cadre de l'équipe n'a quitté le navire azzurro hormis, peut-être, Gökhan Inler et Walter Gargano. Le capitaine Hamšík est toujours en poste, de même que Gonzalo Higuaín, Lorenzo Insigne, José Callejón, Dries Mertens, Raúl Albiol et Christian Maggio. Or, si la balance des départs ne pèse pas lourd, celle des arrivées n'est guère plus conséquente. En débarquant d'Empoli, Maurizio Sarri est parvenu à enrôler Hysaj et Valdifiori, même si le « gros coup » du mercato ne vient pas de Toscane, mais du Frioul, avec le transfert du Brésilien Allan en provenance de l'Udinese. Un coup à 11,5 millions d'euros (plus Britos et Zapata, prêté), et puis c'est tout.

En deux étés, pendant que les clubs de Milan, Rome et Turin renforçaient leur effectif à coups de pépites et de transferts malins, le Napoli, lui, a semblé spectateur d'un mercato qui ne le concernait que très peu. Certes, des hommes d'avenir sont arrivés comme Gabbiadini, Valdifiori, Allan ou l'ancien Messin Koulibaly. Mais ce recrutement semble bien timide à côté de ceux entrepris par la Roma, la Juve et l'Inter depuis deux saisons. Aurelio De Laurentiis avait promis d'injecter du sang italien durant la trêve, le résultat fait peine à voir. Pourtant, une nouvelle fois, le président napolitain vise le podium et, par conséquent, l'Europe. Le tout avec un entraîneur novice en la matière et un groupe en manque de leaders.

Le talent, c'est bien, savoir s'en servir, c'est mieux


Difficile de dire ce qui manque réellement à cette formation du Napoli pour faire trembler ses adversaires et suivre le rythme des meilleures équipes du championnat. Car du talent, les Partenopei en ont à revendre. Avec une attaque Higuaín/Callejón/Gabbiadini dont le niveau n'est plus à prouver et un milieu composé de Valdifiori/Allan/Hamšík plus Insigne en trequartista, la formule devrait fonctionner. Mais pour le moment, non. Naples a débuté sa saison comme la précédente s'était terminée : avec irrégularité, laxisme et manque d'envie.


Sarri, Napolitain pur souche, a été chargé par le président De Laurentiis de raviver la flamme que Benítez avait laissé mourir à petit feu. Mais après trois journées de championnat et deux petits points au compteur, force est d'avouer que la mayonnaise a du mal à prendre. Capable du meilleur (cf la première mi-temps face à la Sampdoria) comme du pire (cf la deuxième mi-temps face à la Sampdoria), le Napoli souffre encore des stigmates laissés par le système Benítez. Au coach de faire le maximum pour bâtir un groupe solide, à son image, pour enfin se donner les moyens de ses ambitions.

Par Morgan Henry
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