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Quelle place pour la formation au PSG ?

Mamadou Sakho devrait être le seul joueur formé au club à débuter contre Valence. Paris n'est pas un club formateur. Ou plutôt n'était pas. Malgré son changement de dimension, le club a quelques joyaux bruts en réserve. Mais encore faut-il qu'il prenne la peine de les polir...

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Classé 14e centre de formation français à l’issue de la saison 2011-2012 loin derrière Sochaux, Rennes et Lyon, le PSG ne fait pas encore figure de référence dans l’Hexagone, et encore moins à l’échelle européenne. Les observateurs ne cessent de lui rappeler tous les joueurs de la région parisienne qu’il n’a pas su repérer ou auxquels il n’a pas cru pour différentes raisons. Patrice Évra, pas conservé à l’issue de la saison 1997-1998, Abou Diaby, parti à Auxerre en 2002 faute de proposition parisienne, David Trezeguet, qui aurait sans doute signé si Denisot et Moutier avaient accepté de loger sa famille… Les ratés ne manquent pas. S’ils ne reflètent pas directement le niveau de la formation parisienne, le vivier francilien étant extrêmement étendu, ils symbolisent ses difficultés.


Les U17 et les U19 au top


En 2006, le centre de formation du PSG pointe à une piteuse 21e place. En un peu plus de six ans, les choses ont commencé à changer. Malgré une légère rechute la saison dernière – passage de la 9e à la 14e place –, le club de la capitale fait désormais de la formation un véritable objectif. « Depuis cinq ou six ans, on ressent beaucoup plus la présence du PSG au niveau du recrutement des jeunes, expliquait en 2011 dans L’Équipe Patrick Rampillon, responsable de la formation à Rennes. On a vu à cette époque le PSG montrer le bout de son nez pour des joueurs sur lesquels nous étions et qu’ils ne suivaient pas jusque-là. Et depuis quatre ans, on observe une consistance dans le jeu des équipes de jeunes du PSG. Avant, la politique du PSG, ce n’était pas forcément de leur faire de la place. »

Une implication plus forte qui se ressent sur les résultats des équipes de jeunes. Champions de France 2011, les U17 ont remporté la AlKassU17 Cup l’année suivante et sont actuellement en tête de leur groupe. C’est également le cas des U19, eux qui avaient déjà remporté leur championnat en 2010 et 2011. Les résultats de la CFA sont en revanche moins bons (la réserve parisienne est actuellement 5e), ce qui s’explique notamment par l’intégration de certains joueurs dans le groupe professionnel. « Nous privilégions la qualité à la quantité, mais le but reste de former de très bons joueurs, confiait Bertrand Reuzeau au Parisien il y a quelques semaines. On préfère avoir un ou deux joueurs intégrés au groupe pro, comme récemment Adrien Rabiot qui a pu découvrir la Ligue des champions, que d’avoir des titres sans avoir fait monter aucun de nos jeunes. »

Rabiot, Ongenda et les autres

Adrien Rabiot incarne le renouveau de la formation parisienne. Arrivé à Paris à 15 ans en provenance de Pau, il est régulièrement surclassé et tape rapidement dans l’œil de Carlo Ancelotti. Sa vision du jeu, sa précision dans les transmissions, son sens du placement et son volume de jeu en font un joueur au profil très intéressant, et ce, malgré son jeune âge. « Que ce soit dans le jeu court ou dans le jeu long, il a une précision qui est très intéressante. Il est porté vers l’avant, explique David Lebleu, son entraîneur à Pau, joint par téléphone. Il joue dans le cœur du jeu et arrive assez rapidement à voir le bon intervalle, le bon déplacement. Il est toujours bien placé à la récupération et le ballon, il ne le perd pas. Si les attaquants font les bons appels, il y a de grandes chances qu’il les trouve. » Après avoir signé son premier contrat pro en juillet 2012 à seulement 17 ans, il devient un membre à part entière du groupe puisqu’il participe à huit matchs avec les grands, dont une titularisation en Ligue 1 contre Bordeaux, et une autre en Ligue des champions contre le Dinamo Zagreb. À titre de comparaison, il a eu plus de minutes de jeu que Momo Sissoko et Mathieu Bodmer en championnat.

Derrière Rabiot, d’autres jeunes talents font leur apparition. À Arras en Coupe de France, Alphonse Areola, qui pourrait devenir le gardien numéro deux derrière Sirigu d’ici un ou deux ans, Alvin Arrondel, Jordan Ikoko et surtout Hervin Ongenda étaient sur la feuille de match. Attaquant au petit gabarit, ce dernier est d’ailleurs entré en fin de partie. Comme Rabiot, il n’a que 17 ans et est promis à un bel avenir, lui qui est présenté comme la merveille de la formation parisienne depuis plus de cinq ans. Le gardien Mike Maignan, le défenseur Kingsley Coman et les milieux de terrain Abdallah Yaisien et Younes El Baillal complètent la liste des joueurs susceptibles d’intégrer le groupe professionnel, comme Mamadou Sakho et Clément Chantôme avant eux. Le dernier arrivé s'appelle Antoine Conte. Malgré un physique à la Claude Makelele, il est présenté comme l'avenir au poste de défenseur axial. D'ailleurs, Carlo Ancelotti l'a convoqué dans son groupe pour affronter Valence.

Un avenir à Paris ?

Mais au-delà de cet objectif de faire du centre de formation parisien une référence en France et en Europe, quel est le projet du duo Ancelotti-Leonardo et des Qataris vis-à-vis de ses jeunes ? Ne sont-ils là que pour faire le nombre en Ligue des champions (il faut au moins quatre joueurs formés au club dans la liste pour la C1) ? A priori non. Lors de leur arrivée, les Qataris avaient, par l’intermédiaire de Nasser Al-Khelaïfi, expliqué vouloir investir d’importantes sommes sur le marché des transferts pendant trois ans avant de stabiliser le groupe. Avec la menace – réelle ? – du fair-play financier, la présence de joueurs du cru paraît indispensable. Le vice-champion de France a également tout intérêt à anticiper le départ de QSI s’il veut s’installer durablement au sommet.

Pourtant, plusieurs jeunes pourraient déjà quitter le club francilien, avant même d’avoir réussi à s’y imposer. Pressé de jouer, ce qui est essentiel à son âge, Adrien Rabiot a fait la demande de partir cet hiver. Il a finalement atterri à Toulouse pour un prêt de six mois. Même s'il devrait revenir cet été, ne risque-t-il pas de stagner, à l'image d'un Clément Chantôme qui peine à progresser ? Hervin Ongenda quant à lui voudrait rester à Paris mais un départ n’est pas à exclure. En effet, selon le Daily Mail, Manchester City aimerait le recruter pour compenser l’éventuel départ de John Guidetti. Arsenal, Manchester United et Chelsea l’ont pour leur part déjà fait observer à plusieurs reprises. « Il rêve d’exploser à Paris. C’est le seul club qu’il a connu. On verra bien ce que Paris lui propose ou non d’ici quelques mois » , confiait récemment Félix Ongenda, le père du joueur, au Parisien. Le PSG va désormais devoir trouver le moyen de conserver ses meilleurs jeunes, impatients de jouer, et ce, malgré son effectif pléthorique. Un problème de riche.

Par Quentin Moynet
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