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Quelle nouvelle crasse contre les Irlandais ?

Le France-Irlande de 2009 avait créé un psycho-drame. Un coup de main pour une cicatrice jamais tout a fait refermée, et qui risque de saigner à nouveau ce soir. Mais si la main de Henry avait choqué les culs-bénits, elle avait fait ses preuves en nous qualifiant en Coupe du monde. Alors pour atteindre les quarts de l'Euro, quel coup tordu les Bleus peuvent-ils réserver aux Irlandais ?

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— Piéger leurs supporters et les faire passer pour des salauds —


Les supporters irlandais sont à Paris, à la gare, prêts à embarquer pour Lyon afin de faire bouillir le Parc OL lors de ce France-Irlande qu'il attendent tant. Quand soudain, une information de dernière minute leur fait faire marche arrière. Un début d'incendie s'est déclaré en haut des Champs-Élysées, et les pompiers, débordés, n'auraient pas le temps de s'en occuper. Les Irlandais ont une réputation à tenir. La planète entière a fait d'eux les meilleurs au monde, toujours prêts à mettre l'ambiance et à aider, alors il faut qu'ils agissent, et vite. Illico presto, les voilà place de l'Étoile, à l'extrémité de la plus belle avenue du monde, à la recherche du fameux incendie. Sous un gigantesque portail en pierre que certains Irlandais ont vaguement aperçu sur des cartes postales, la flamme à éteindre est là. Les Boys in green ne se font pas prier, et à la seconde où le feu est soufflé, les caméras de BFM et de tout ce que les médias français font de tapageur sortent de leur cachette pour filmer les malheureux. « Vous venez d'éteindre la flamme du soldat inconnu, comment vous sentez-vous ? » , demande Élise Lucet. « Dites-le ! Mais dites-le que vous êtes méchants ! Les Français veulent savoir » , balance Bourdin. « Vous avez attaqué tous les morts pour la France. Avez-vous aussi un compte en Suisse ? » , questionne Edwy Plenel. Le piège était parfait, et les fans irlandais viennent de tomber de leur piédestal. Sans eux, leurs footballeurs n'ont évidemment aucune chance face aux Bleus.

— Faire jouer Carla la Bordelaise —


Carla a les cheveux blonds. Carla a les yeux bleus. Carla a un prénom de première dame. Carla est belle. Carla est le point faible des Irlandais. Car si la terre entière s'est amusée en regardant ces doux dingues d'Irlandais chanter une sérénade à la jolie étudiante bordelaise, dans les salles de vidéos obscures où les adjoints de Didier Deschamps analysaient le jeu de l'ennemi pour préparer l'affrontement, la scène a mis la puce à l'oreille des stratèges des Bleus. Enfin, ils avaient trouvé la faille. Oublié les systèmes de jeu compliqués, les placements millimétrés, les stratégies sur coups de pied arrêtés. La solution aux problèmes des Français a 20 ans, des cheveux blonds, mais ne s'appelle pas Kingsley Coman. Alignée au milieu de terrain de l'équipe de France, en plein centre du carré vert pour que personne ne puisse la louper, Carla envoûte la petite dizaine de milliers de supporters irlandais et les onze types qu'ils étaient venus soutenir. Impossible d'aligner trois passes ou d'attaquer le but, les Irlandais sont bloqués. Carla, une femme de pouvoir.

Youtube

— Une main de Giroud —


Perdre à cause d'une main de Thierry Henry, c'est moche. Mais quitte à se faire braquer, autant que ça soit par un homme admirable, par un voleur un peu romantique, un peu Arsène Lupin. 103e minute de jeu du France-Irlande version Euro 2016, prolongation, personne sur le terrain ne semble pouvoir débloquer le match. Quand soudain, Olivier Giroud reçoit une longue passe sur le côté gauche et se précipite vers la surface irlandaise pour la récupérer. Le souci, c'est qu'Oliv' a parfois des problèmes avec ses pieds, surtout après 1h43 d'efforts. Alors discrètement, il se permet un petit contrôle de la main gauche pour bien se caler le ballon et pouvoir le centrer. L'arbitre, lui aussi fatigué, n'y voit rien et à la réception de la passe de Giroud, Rami marque et crucifie les Irlandais. Presque sept années après s'être fait avoir par Henry, l'Irlande se fait dépouiller par son successeur low cost en Bleu et à Arsenal. Et permet en prime à Giroud de se réconcilier avec toute une partie du pays qui ne voulait pas de lui. Un camouflet.

— Perdre, puis utiliser le Brexit —


À la fin des 90 minutes, le constat est cruel, la France n'a pas été à la hauteur et quitte son Euro la tête baissée. Les Bleus n'ont jamais fait illusion, et ce 2-0 pour les Irlandais fait très mal. Trop mal, pour un pays qui avait besoin de la ferveur autour de son équipe pour se dire qu'il allait mieux. Alors il faut trouver une solution, un moyen de renverser la table. La solution vient de Bruxelles, où un obscur conseiller parlementaire européen agite de gros dossiers en hurlant : « Ils ne sont plus en Europe ! Leur victoire n'est pas valable, ils ne sont plus en Europe ! » Le gouvernement français s'empare de l'affaire, et décrète que la victoire revient effectivement à l'équipe de France, et que les Irlandais n'avaient plus rien à faire dans ce tournoi. « Mais nous sommes un pays indépendant ! C'est l'Irlande du Nord qui est concernée par le Brexit » , hurlent les intéressés. Réponse du président Hollande : « Ne jouez pas sur les mots. Les gens de Haute-Normandie et de Basse-Normandie sont des Normands. Pareil pour les Haut-Savoyards avec la Savoie. » Les protestations irlandaises n'y changeront rien, la France passe, et prend rendez-vous en quarts contre l'Angleterre. Nouvelle allocution de l'Élysée : « Comment ça, l'Angleterre ? Qu'est-ce que vous foutez encore ici, vous ? » Et voilà les Bleus en demi-finales.

— Les faire boire —


L'Irlande réalise un beau parcours lors de cet Euro, impossible de le nier, mais elle est loin d'être infaillible. Leur défaite 3-0 face à la Belgique l'a prouvé, une déroute lors de ce derby de la bière qui montre surtout que les Irlandais ne sont jamais très sereins lorsque quelques pintes traînent à côté d'eux. Le staff du Parc OL sait ce qu'il a à faire. Terminé les robinets et les fontaines dans les vestiaires, faites place à une tireuse à Guinness en guise d'arme fatale. 50cl de bonheur à 6 degrés couronnés d'une mousse crémeuse et onctueuse à laquelle les plus durs des Irish ne peuvent pas résister, et voilà Robbie Keane et les siens qui débarquent sur la pelouse complètement cramés. Une stratégie horriblement lâche de la part des Français, mais les Irlandais ne seront pas en état d'être assez lucides pour se plaindre avant le lendemain 17 heures, quand ils émergeront. L'équipe de France a donc tout le temps de fêter son succès, même si un vent de panique s'est emparé du stade lorsque la sécu a reçu une alerte concernant un individu suspect, ayant l'air déterminé et potentiellement dangereux, qui aurait réussi à s'introduire dans le vestiaire irlandais. Après quelques minutes d'inquiétude, la bonne nouvelle grésille dans les oreillettes des agents : « C'est bon les gars, c'était juste Sidney Govou. »

Par Alexandre Doskov
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Dans cet article

La main d'Henry avait choqué les culs bénis?

Sympa!

L'EdF avait fait un des pires matchs de son histoire. Les irlandais méritaient la qualif. S'en souvenir c'est être cul béni?

C'était l'occasion de virer Raymond et de s'épargner le méli-mélo sud-africain. On allait droit dans le mur.

Comprendre ça c'était être cul béni?
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Allez le but de Giroud entaché d'un hors-jeu à la 103eme moi j'y crois.
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