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Quelle fin de saison pour l’OL ?

Officiellement, l’OL court toujours pour une place sur le podium. Officieusement, il peut finir en roue libre. Entre les deux, quatre matchs à jouer contre des candidats à la relégation, dont le premier face à Brest (17 heures), du LOL à envoyer et une transition à préparer.

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On connaissait son goût, on s’est imaginé respirer son parfum, mais impossible de lui donner un âge. Sauf à Lyon où, depuis hier, l’éternité a dix ans. Le 4 mai 2002, les Lyonnais remportaient leur premier titre au bout d’une finale inédite au sommet du championnat face à Lens. Le temps pour Govou de tourner autour de Coulibaly et d’ouvrir la voie au dernier septennat en date à la tête du pays. Dix ans plus tard, l’OL ne préside plus rien. Pas même sa destinée à l’heure où le club fait mine de croire à ses toutes dernières chances d’accrocher cette place sur le podium considérée depuis l’hiver dernier comme son objectif prioritaire de la saison. Pour y croire encore un peu, les Lyonnais en sont réduits à alimenter le songe doux dingue du faux pas à répétition côté LOSC ou PSG. Autrement dit, attendre que l’une ou l’autre équipe se mette à céder pile au moment où Montpellier vient de redonner un peu d’incertitude à la lutte pour le titre. Le genre de perspective aussi improbable qu’un tatouage « Forza Puel » sur le mollet gauche de Jean-Michel Aulas.

All you need is LOL

Pour ceux qui ne s’en seraient pas aperçus, la saison lyonnaise a officiellement pris fin samedi dernier au Stade de France lorsque Cris est venu soulever le trophée en tribune présidentielle. L’occasion de se poser une question : que va bien pouvoir faire l’OL pour combler le vide des dernières journées de championnat ? Après avoir passé ces dernières saisons à admettre que la roue avait fini par tourner, on s’est laissé aller à imaginer un autre supplice, celui de la roue libre. Pas franchement du goût de JMA, pour qui toute place est bonne à prendre, même celle du con promise à son équipe, la quatrième, à un jet de cette Ligue des Champions que l’OL a disputé sans interruption depuis 1999. Suffit juste de lui donner l’allure d’une vraie réussite pour battre en brèche le sentiment persistant du déclassement saison après saison de son club. Ce qu’a permis la Coupe de France. Du coup, le Citizen Kane lyonnais en a profité pour reprendre son costume préféré, celui de bateleur en chef, pour envoyer du lourd et surtout du LOL.

Rarement on aura connu semaine aussi chargée dans ce domaine que celle qui vient de s’écouler, entre le maillot 3D, le beef envoyé à même les tribunes à Hollande sur la taxation des hauts revenus à 75 %, et jusqu’au Bâtardgate qui l’a vu disserter, dico en main, sur le nouveau mot de la discorde entre Gones et Verts. Du flagrant délit de mauvaise foi « en veux-tu, en voilà » , qui ne vaudra jamais cette envolée aux accents de tribun entendue à l’occasion des festivités qui ont accompagné la présentation de la Coupe de France au balcon de la mairie de Lyon. Il n’a suffi que d’une foule de 3 000 supporters pour raviver le temps des folles promesses et du grand n’importe quoi : « C’est le seizième titre depuis 2001. L’OL est le meilleur club de France, Lyon, la meilleure ville de France ! Vous êtes les meilleurs supporters de France ! Et demain l’OL sera champion d’Europe ! Nous jouerons à New York le Trophée des Champions. La troisième place est là qui nous tend les bras. »

Un OL avant-gardiste ?


Le soulagement de gagner un nouveau trophée méritait bien un enthousiasme présidentiel, aussi borderline soit-il. Façon de rappeler aussi qu’accrocher un titre était l’une des conditions requises pour solder un peu plus les comptes de l’ère Puel. En ce sens, Rémi Garde a accompli la mission qui lui a été confiée en début de saison. Manque encore tout le reste, qui constitue d’ordinaire le cœur du métier d’entraîneur : proposer un futur à son équipe plutôt que de lui faire oublier son passé immédiat. Une question au cœur de la réflexion menée par le coach lyonnais autour de sa probable prolongation de contrat pour deux saisons supplémentaires : « Quand on voit ce que le groupe a vécu pendant trois ans et à quel prix, on a réussi… J’ai accepté le truc en sachant tout cela, je ne veux pas revenir dessus, mais clairement, on m’a demandé de faire avec les moyens du bord tout en gardant les mêmes objectifs. Est-ce que c’était possible de faire mieux ? Je n’en sais rien. (…) Il faut continuer dans la transition commencée la saison dernière et qui va se poursuivre jusqu’à l’entrée dans le nouveau stade. Il faut construire la décennie prochaine tout en restant ambitieux et performants. » (L’Equipe) Comme l’ont rappelé ses principaux mentors, Domenech et Wenger en tête, Rémi Garde a trop besoin d’être rassuré pour ne pas se laisser aller au doute au moment de poursuivre son apprentissage du métier d’entraîneur. Les quelques confidences livrées au fil de la saison, évoquant les cadres aux abonnés absents ou l’état d’esprit providence emporté par les « intérêts individuels divergeants » , allaient dans ce sens. Une manière aussi de renvoyer au loin l’étiquette de « Pep Guardiola à nous » qu’on a bien voulu lui coller.

En attendant de passer à la suite, le coach rookie a encore quatre matchs pour profiter de la dynamique créée par la victoire en Coupe de France. L’occasion de vérifier les vertus d’un titre sur le moral des troupes mis à l’épreuve toute cette saison. Et de s’offrir un dernier tour face aux candidats à la relégation pour tous ceux qui espèrent encore arracher une place pour l’Euro (Gomis, Gourcuff, Gonalons) et les quelques autres qui voudraient bien soigner leurs adieux à l’OL (Cissokho, Ederson, Källström). Il y avait un peu de ça dans l’euphorie qui s’est emparée des Lyonnais en fin de match face à VA mercredi dernier (4-1). Sans doute pas suffisant pour entretenir plus longtemps l’idée d’une place miracle parmi les trois de tête, mais sacrément utile au moment de préparer la « transition » annoncée par Garde. Surtout lorsqu’elle promet de durer dix ans. Soit très précisément une éternité.

Par Serge Rezza
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