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  3. // Atl. Madrid/FC Barcelone (1-0)

Quelle est la part du collectif dans le talent individuel ?

Saluée comme la performance collective la plus aboutie de l'année, la victoire de l'Atlético Madrid face au Barça (1-0) a montré à l'Europe qu'une équipe rodée et solidaire valait mieux qu'une somme d'individualités mal accordées. Mais à quel point le collectif peut-il transcender un joueur ?

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Qu’il soutienne un club luttant régulièrement pour le maintien ou au contraire pour les places européennes, chaque supporter a en mémoire une saison un peu dingue, où le beau début de saison de son équipe se prolonge dans une douce euphorie, et où les dieux du football semblent d’un seul coup avoir fait de vos chouchous leurs élus. Surtout, certains d’entre eux, sur lesquels vous n’auriez pas misé un kopeck la reprise venue, affichent soudainement des qualités évidentes et une régularité bluffante. L’explication est simple, certains joueurs parviennent à se sublimer lorsqu’ils évoluent dans un collectif bien rodé, comme le raconte l'illustre Jean-Guy Wallemme, figure du RC Lens : « Le collectif joue à 80% sur le talent individuel. Quand on a été champions de France avec Lens en 1996, je considère que j'étais clairement dans la catégorie des joueurs pas hyper talentueux mais qui bénéficiaient d'un collectif bien huilé. Des Balmont, des Béria... Il y en a beaucoup des exemples comme ça dans le foot. »

Un équilibre à trouver

Cette alchimie dont les joueurs moins doués techniquement profiteraient donc, serait en revanche difficile à apprivoiser, selon Danijel Ljuboja : « C'est tout de suite plus facile de bien jouer quand un collectif est bien soudé, qu'il y a une bonne dynamique, une bonne ambiance. Mais un joueur peut avoir un style de jeu très collectif, un autre assez individuel et d'autres très personnels. Cela dépend vraiment des caractères de chacun. » Et si le jeu collectif peut profiter aux individualités, l’inverse est également vrai selon l’attaquant serbe, qui a côtoyé, entre autres, Pauleta au Paris Saint-Germain : « Quand on joue avec de très grands joueurs, c'est un vrai plus pour devenir meilleur. C'est forcément plus facile, car ils te mettent dans les bonnes conditions. C'est beaucoup plus facile de jouer avec un groupe composé de grands joueurs qu'avec un collectif moyen. » D'autant plus lorsque le collectif souffre mentalement. Passé par le Grenoble Foot 38 en 2009/2010, la crête blonde a réalisé une bonne saison individuelle, lorsque son club était rapidement condamné à la Ligue 2 : «  À Grenoble, on avait des supers joueurs : Feghouli, Matsui, Romao, Laurent Battles ... C'est le manque de réussite en début de saison qui a touché mentalement l'équipe. Mais ensuite on avait battu Auxerre 5-0, le PSG 4-0... On avait de la qualité ! »

« En tennis, le 6-0 6-0, c'est uniquement pour sa gueule! »

À une autre échelle, le Real Madrid « Galactique » ou le Brésil en 2006 sont les exemples les plus flagrants pour justifier l'idée que la somme des meilleures individualités ne remplacera jamais un collectif soudé et tendant vers un même objectif. En effet, plus les individualités sont fortes, moins il serait facile de leur faire comprendre que dans une activité disputée en équipe, le succès passe avant tout par la fusion des talents. Et ce, même dans des sports plus aériens. En bon leader, le capitaine Fabrice Camliti, team manager de l'équipe de France de voltige, championne du monde en 2009, a déjà été confronté à cette situation : « C'est normal, surtout lorsque l'on arrive à un très haut niveau où tous veulent devenir champion. Dans ce cas-là, il ne faut pas hésiter à leur remettre les pieds sur terre et leur rappeler que le groupe est une priorité. J'ai une phrase que j'avais fait parvenir à mes pilotes lors du championnat du monde par équipes : "Tout seul, on avance vite, et ensemble, on va plus loin." » Et Wallemme, moins aérien, de renchérir : « L'important dans le foot, c'est de comprendre que c'est un sport collectif. Sinon, on va faire du tennis. Au moins, si on sort en boîte le soir, le lendemain, le 6-0 6-0, c'est uniquement pour sa gueule. »


De Pascal Chimbonda à Marc Planus

Dans le football comme dans l’aviation, la clé serait donc de saisir les enjeux d’un solide travail collectif : « Nous, s'il n'y a pas de résultats, on joue avec notre vie. De temps en temps, il faut savoir se dire les choses. La plupart du temps, le pilote comprend que le collectif doit primer. » La primauté du collectif comme recette miracle du succès ? Elle a sans doute permis à Pascal Chimbonda ou Marc Planus d'être sélectionné chez les Bleus pour participer respectivement aux coupes du monde 2006 et 2010. Mais les résultats étaient bien différents. Peut-être faut-il creuser dans cette dernière réflexion de Danijel Ljuboja, qui a son idée derrière la tête : « La force du Barça, par exemple, c’est qu’ils ont des joueurs intelligents, qui ne sont pas jaloux des exploits de Messi. Il n’y a pas d’égoïsme. » Nouvelle question : de qui Marc Planus était-il donc jaloux ?

Par Paul Piquard et Antoine Donnarieix
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