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  3. // PSG-Lyon

Quel match pour l'OL face au PSG ?

Si, depuis le début de saison, le PSG écrase tout sur son passage, l'Olympique lyonnais traverse une crise de résultats inédite. À moins que la victoire en Ligue des champions à Valence, aussi inutile soit-elle sur la scène européenne, n'ait remis les hommes d'Hubert Fournier dans le droit chemin. Cinq scénarios possibles pour l'affiche Paris-Lyon.

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Scénario 1 : Paris trop fort


La victoire à Valence a beau avoir mis du baume au cœur, les Lyonnais comprennent que la Ligue 1 avec Paris, c'est tout sauf le monde des bisounours. Pas faute d'essayer pour un OL qui domine les 25 premières minutes avec un jeu de passes fluide et rapide. Mais en l'absence d'Alexandre Lacazette, Maxwell Cornet et Claudio Beauvue peinent à faire souffrir la charnière Thiago Silva-David Luiz. Dans cette domination stérile, un éclair de génie de Clément Grenier sur coup franc vient se fracasser à la barre à la 35e. Ensuite ? Les sénateurs parisiens décident de passer la seconde, et juste avant la pause, Edinson Cavani marque sur sa cinquième occasion franche après un caviar d'Adrien Rabiot. Sur son banc, Hubert Fournier perd 10 points de charisme en plus. Au retour des vestiaires, les hommes de Laurent Blanc mettent le pied sur le ballon et sans forcer, doublent la mise à 20 minutes de la fin par Zlatan Ibrahimović sur penalty. Puis le Président fait rentrer Augustin, Ongenda et Kimpembé histoire que le PSG puisse se la jouer formateur. Dans les arrêts de jeu, le premier marque son second but en Ligue 1 et fixe le score à 3-0. Au micro du Canal Football Club, Jean-Michel Aulas pointe du doigt l'arbitrage maison et le fiasco du fair-play financier.

Scénario 2 : Lyon perdant magnifique


Déjà champion d'automne, Paris s'avance devant Lyon avec suffisance. Mais avec leur succès en Espagne, Hubert Fournier et ses hommes savent qu'ils ont les moyens de rivaliser. Et d'entrée, ils bousculent le milieu parisien avec un pressing à la gorge et des transmissions de balle trop rapides pour le bloc parisien. Après avoir touché le poteau puis la barre sur des frappes de Jordan Ferri puis Corentin Tolisso, l'OL ouvre le score à la 40e avec une tête de ce dernier sur corner. Laurent Blanc pousse la plus grosse gueulante de sa carrière à la pause, et au retour des vestiaires, les stars parisiennes se mettent en action. S'ensuit un match d'une intensité rare en Ligue 1, et quand Blaise Matuidi égalise à l'heure de jeu, on se dit que l'OL va exploser en vol. Mais les Gones rendent coup pour coup avant de reprendre l'avantage à un quart d'heure de la fin par Mapou Yanga-M'Biwa, mais le but est refusé injustement pour une poussette imaginaire de l'ancien de la Roma sur Thiago Silva. À cinq minutes du terme, et alors que Lyon semble prendre l'ascendant, Zlatan Ibrahimović marque en position de hors-jeu. Les assauts lyonnais seront vains, Paris s'impose en se faisant peur. Au micro du Canal Football Club, Jean-Michel Aulas pointe du doigt l'arbitrage maison et rappelle que «  Paris, malgré ses millions, est encore loin d'enchaîner sept titres et de faire une demi-finale de Ligue des champions » . Quant à Hubert Fournier ? « J'ai toujours cru en lui, nous allons commencer à discuter d'une prolongation. »

Scénario 3 : l'OL met le bus devant son but


Hubert Fournier a eu une révélation : il a rêvé de Pablo Correa lui expliquant comment il a failli faire de Nancy une équipe habituée à jouer l'Europe. Ni une ni deux, lors de la causerie d'avant-match, le technicien revoit ses plans et lance un nouveau schéma : 7-2-1. Bedimo et Morel arrières gauches, Jallet et Rafael à droite, une charnière Koné-Rose-Mapou. Et un milieu ultra-créatif Tolisso-Gonalons, avec en pointe reculée Arnold Mvuemba. Mais c'est lors de la causerie que l'ancien taulier de Reims assure, avec un discours guerrier et un brassard offert à Yanga-M'Biwa. Dans le couloir qui mène au terrain, Zlatan Ibrahimović salue ses adversaires et, quand arrive le tour du défenseur central, demande gentiment : « You're OK Mapou ? » Lequel répond avec son regard de tueur : «  Pose moi encore une question et tu vas voir.  » Pour la première fois de sa carrière, le Suédois ne fait pas le malin. Déstabilisé, il a du mal à rentrer dans son match, contrairement à Adrien Rabiot et Thiago Motta qui dirigent le jeu parisien. Pas de soucis pour Mapou qui, sur un duel d'hommes, provoque une grosse entorse de la cheville à l'Italo-Brésilien, avant de fixer l'international espoir : « Refais une seule passe et tu vas voir. » Le reste de la rencontre est une purge digne d'une affiche de D2 moldave, et Lyon repart avec le point qu'il était venu chercher. Au micro du Canal Football Club, Jean-Michel Aulas pointe du doigt le jeu défensif du PSG et rappelle que, jusque-là, son Mapou avait été injustement critiqué, « mais il a su fermer quelques bouches » . Quant à Hubert Fournier ? « J'ai toujours cru en lui et à son projet de jeu. Dans six mois, Lyon c'est le Barça. »

Scénario 4 : tout réussit à Lyon


Hubert Fournier n'est pas superstitieux. Il n'empêche que cela ne coûte rien de faire comme si. Avec le même slip depuis la victoire à Valence, il se fait un pèlerinage au temple bouddhiste de St-Foy-les-Lyon le matin même du match, avant de se faire une tournée Eglise Lyon Centre, Grande Mosquée et Grande Synagogue de Lyon. Tant qu'à affronter Paris, autant essayer d'avoir Dieu avec soi. Dès les premières minutes du match, le onze parisien fait le siège du but d'Anthony Lopes. Le Portugais sort toutes les balles cadrées, et quand ce n'est pas le cas, son poteau le sauve. Alors que Paris totalise 20 tirs cadrés contre aucun côté lyonnais, Kevin Trapp négocie mal une passe en retrait de Maxwell et se prend un pion de Sergi Darder, venu au pressing. Depuis son banc, Fournier regarde le ciel, index en l'air. La seconde période est du même acabit : Cavani puis Rabiot touchent les bois, quand Zlatan se fait expulser après un tacle décollé des deux pieds sur Yanga-M'Biwa, qui a frustré le Suédois pendant tout le match. À cinq minutes de la fin, l'ancien défenseur de la Roma tue le suspense d'une tête sur coup franc, comme lors du derby romain de mai 2015. Au micro du Canal Football Club, Jean-Michel Aulas salue la réaction de ses joueurs et le fait que « la meilleure équipe sur le terrain l'ait emporté, point barre » .

Scénario 5 : Paris sans pitié, Lyon touche le fond


Valence n'était qu'une éclaircie avant la tempête, Hubert Fournier le comprend rapidement. À la 4sup>e minute, Mapou Yanga-M'Biwa et Bakary Koné se télescopent sur corner. Traumatisme crânien pour MYMB, évacué sur civière, et vertiges pour l'autre. Sur son banc, l'entraîneur lyonnais tente de se la jouer philosophe au micro de Laurent Paganelli : « Bonheur, malheur, parfois tout est une question de perspective, au final Gonalons-Jallet, c'est aussi une belle charnière, non ? » Dix minutes plus tard, Ángel Di María ouvre le score après avoir pété les reins de Rafael. Péter au sens propre, si bien que c'est le SAMU qui récupère le Brésilien. Au micro de Laurent Paganelli, Fournier reste zen : « L'avantage, c'est que je vais pouvoir donner du temps de jeu à un gamin du centre de formation. » À la pause, un Lyon dépassé perd déjà 3-0 sur des buts de Zlatan et Rabiot. Fournier continue d'y croire face à Paga : « J'ai un résumé de Liverpool-Milan AC 2005 sur ma clé USB, ça va le faire. » À un quart d'heure de la fin, Paris mène désormais 5-0, Jean-Michel Aulas a la tête des mauvais jours en tribune. Loquace auprès d'un Paganelli qui n'en demandait pas tant, Fournier se veut rassurant : « Je dis toujours qu'il vaut mieux perdre une fois 5-0 que cinq fois 1-0, non ?  » Au micro du Canal Football Club, Jean-Michel Aulas en appelle à ce que chacun prenne ses responsabilités après cette humiliation. « Si j'étais Hubert, j'aurais besoin de souffler, de prendre du recul. » Mais le technicien affiche une mine rayonnante en conférence de presse : « On fait le plus beau métier du monde, franchement on n'a pas le droit de se plaindre juste pour une défaite. Un match à cinq buts dans un match au Parc, avec l'angle de vue qui était le mien, c'est un privilège. »

Par Nicolas Jucha

Dans cet article

paul.la.poulpe Niveau : Ligue 1
Trop de blessés à Lyon. Ca sera un match comme les autres pour Paris. Sur ce qu'on a vu ces derniers temps, le plus logique serait de voir un Paris qui joue sérieusement mais sans trop d'intensité. Juste ce qu'il faut pour gagner tranquillement 3-4 0. J'espère que Lyon sera une belle opposition mais vu la forme actuelle et tous les blessés, ça parait trop dur pour eux.
Paris va jouer tranquillement pour assurer un 2-0 des familles... Abonnez vous, réabonnez vous qu'ils disaient...
Quenelle à la Sardine Niveau : Loisir
Je crains une belle raclée. Le milieu est d'une faiblesse ahurissante cette saison et l'attaque alignée ce soir risque d'être tragi-comique. Si Gonalons et Tolisso sont alignés d'entrée avec Claude Pasvu, 4-0 pour Paris, au minimum.

P.S. : hors-sujet, mais le Milan AC, c'est de la merde en barre.

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