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  3. // Licenciement Di Matteo

Depuis ce mercredi matin, Roberto Di Matteo pointe au chômage, et Chelsea se retrouve sans manager. Les candidats pour entraîner les Blues ne manquent pas. On en a retenu huit. Dans le tas, il y a peut-être l’heureux élu. D'autres partent de plus loin.

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Pep Guardiola :

En début de saison, le board des Blues est catégorique avec Di Matteo : « Finie ta tactique du bus à impériale garé devant les buts, on veut du ballon, du vrai. » Chose que Robbie n'arrive à mettre en pratique que le temps d'un été indien. Pour arriver à leurs fins, les dirigeants ne voient donc qu'une solution, Pep. Sauf que ce dernier se charge très vite de démentir tout contact. Autrement dit, vous avez intérêt à aligner les zéros sur le contrat en catalan. En souvenir du score de la dernière demi-finale retour de C1 au Camp Nou, le président pose 22 millions d'euros annuels net sur la table et inclut une clause pour mettre à disposition son Boeing personnel à son employé new-yorkais. Sans oublier la grosse enveloppe « Summer 2013 » pour ramener la moitié du Barça sur les bords de la Tamise.



Guus Hiddink :

Guus Hiddink est sous contrat avec l'Anzhi Makachkala ? Roman n'en a rien à foutre. C'est bien lui qui avait posé ses conditions (et ce qu'il fallait sur la table) pour le faire quitter ses postes respectifs d’entraîneur du PSV Eindhoven et de sélectionneur de l'Australie afin de lui faire prendre les rênes de l'équipe de Russie en 2006. Après tout, on parle là d'un mec qui est venu six mois sur le banc des Blues en 2009 pour une pige amicale et qui a ravi les fans avec une 4e Cup dans l'histoire du club. Désireux de réécrire l'histoire, l'oligarque fait tourner la planche à billets pour le ravir au Daguestan et le ramène à Stamford Bridge. À son retour, Guus Hiddink ne fait pas dans la dentelle et Chelsea en cale trois à City avec un hat-trick de Victor Moses. Roberto what ?



Rafa Benítez :

Quitte à vivre une saison merdique, autant le faire jusqu'au bout. Pour signer un doublé League Cup-Europa League, Abramovitch a une idée, mais surtout un plan diabolique planqué dans un coin de sa tête. Malgré la C1 dans sa poche, Monsieur 12 milliards de dollars a toujours un dénommé Luis García et une demi-finale de Champions League perdue en travers de la gorge. Pour se venger, il veut donc clouer au pilori Rafa Benítez en l'installant sur son banc. Libre depuis presque deux ans, l'Espagnol bande d'avance de retrouver son Nino et son métier. Pour son baptême à Londres, Beni Hill entend les supporters hurler en cœur «  Fucking Disgrace » et Roberto Mancini lui placer un joli petit « Bon travail à l'Inter, Rafa... » lors du protocole. Fessés par le leader (0-4), les joueurs de Chelsea voient leur nouveau Mister démissionner dans la foulée. Travailler, c'est trop dur...



Didier Drogba :

Fatigué par ses déboires au Shanghai Shenhua, c’est en sauveur que l’Ivoirien se rend au chevet de ses anciens partenaires. Engagé comme entraîneur/joueur, l’Ivoirien débarque avec un plan de jeu simple : «  Passez-moi la balle » . La tactique a fait ses preuves par le passé, mais à 34 ans, Drogbazooka s’est transformé en Drogballerine et les Blues galèrent toujours autant. Au soir d’une piteuse élimination en Champions après une défaite 4-1 à Stamford Bridge face à Nordsjælland, la Drog’ peste contre l’arbitrage et menace d’effectuer son come-back à Marseille, où tout le monde l’a oublié depuis que Fabrice Apruzesse claque buts sur buts.



Harry Redknapp :

« Alors vous voyez pourquoi on m'appelle Harry "Le Charognard" ? On me colle tous les sales boulots du secteur... » Harry Redknapp porte plutôt pas mal son surnom de Dirty Harry, Inspecteur Harry en VOSTFR. Prendre en main des Blues à la dérive est une mission qu’il accepte sans hésiter, envoyant bouler la belle proposition de la Fédération ukrainienne, un pays dans lequel on trouve plus de chevaux dans les gamelles que sur les champs de courses. Au mercato d’hiver, Harry en profite pour réaménager l’effectif à sa convenance : Chelsea enregistre 14 départs pour 22 arrivées. Que des Anglais. Parce qu’Harry, son truc, c’est les transferts. Et les commissions qui vont avec.



Desailly-Lebœuf :

En lourdant Di Matteo, l’infâme Roman a des remords et comprend qu'il a donné le blues aux fans. Pour se les remettre dans la poche, le Russe imagine un plan : ramener sur le banc des anciennes gloires du club. Zola bloqué à Watford, Dennis Wise déclinant de peur de déboîter les entraîneurs adverses lors du protocole, qui de mieux qu'un bon vieux Marcel Desailly pour cadrer tout ce beau monde ? Après tout, The Rock a ferraillé ici six ans et a porté le brassard... Mais Marcelo ne voulant pas délaisser Stéphane Guy, il veut un adjoint présent seulement les jours de match. À l’affût et prévenu par son pote, Francky Lebœuf le comédien délaisse un tournage de série Z et présente son CV où figure la mention « Entraîneur d'Hollywood United » . Suffisant pour convaincre le boss russe.



Raymond Domenech :

Après les Bleus, les Blues. De passage à Paris pour boucler ses courses de Noël, Roman Abramovitch est séduit par le passage de Raymond Domenech au 20h00 de TF1 et l’ajoute à ses emplettes. Le survêt’ frappé du lion sur le dos, la première décision de Ray est de réintégrer Florent Malouda à l’équipe première et de prendre des notes, au cas où son éditeur lui commanderait un second tome intitulé Alone. Dans la foulée, il impose Estelle à la présentation de Match of the day en lieu et place de Gary Lineker et engage Jérémy Toulalan comme attaché de presse. Sur le terrain, c’est bien sûr la tactique dite du « bus » qui est reconduite. Le lendemain de son intronisation, le Sun titre évidemment « Blue Ray » .



François Fillon

Battu aux élections pour la présidence de l’UMP, ce gaulliste social imite le général en se réfugiant à Londres et se lance dans une folle reconversion. Le quartier guindé de Chelsea, dans l’ouest londonien, lui sied à merveille, tout comme le bleu de son équipe de football. Son expérience de ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité lui permet de rapidement pacifier le vestiaire. Illico, il programme des entraînements à 7h00 du mat’, « pour une équipe qui se lève tôt  » , et menace d’expulser les récalcitrants au Mans. La méthode porte ses fruits et l’équipe se hisse petit à petit en tête de la Premier League jusqu’à finir championne d’Angleterre… pour quelques heures seulement. Après un recompte des points, il s’avère que Manchester United possède finalement une meilleure différence de buts.



Par Mathias Edwards et Arnaud Clément
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