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Queens Park, Rangers du risque

Le promu du championnat d'Angleterre n'est pas un club comme un autre. Son palmarès est vierge ? Son histoire, elle, flirte avec la légende. Plongée dans l'univers sulfureux du plus rock des clubs anglais.

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«  Un vrai football pour de vrais fans » . La devise des Queens Park Rangers dit presque tout de l'essence de ce club pas comme les autres : QPR représente quelque chose de l'âme profonde du foot anglais. Et, au passage, situe tout ce qui sépare la passion du ballon rond en Angleterre par rapport à la France. Chez nous, soyons honnêtes, il faut qu'un club ait glané quelques titres pour susciter une adhésion populaire agrémentée d'une présence VIP. QPR, lui, n'a jamais eu besoin de d'orner son armoire à trophées, désespérément vierge, pour être une hype aux yeux d'une sacrée frange de l'univers pop rock anglais chez qui le mot « football » n'est pourtant pas qu'un vague zéphyr né au lendemain d'une victoire en Coupe du monde, suivez notre regard. Non, le club basé à Shepherd's Bush est une vraie institution adorée par quelques unes des plus grandes figures de la musique anglaise : Mick Jones des Clash, Glen Matlock des Sex Pistols, Robert Smith, Pete Doherty, Nick Cave, Alan Wilder des Depeche Mode, Ian Gillan des Deep Purple et même, pour la route, Andrew Ridgeley le comparse de George Michael à l'époque de Wham !

Oui, rock'n'roll baby (bon ok, Ridgeley ambiance davantage RFM, on est bien d'accord). Il faut dire aussi que même géographiquement, le pensionnaire de Loftus Road a toujours été dans la place, à quelques yards de quelques hauts lieux de la culture pop britannique, entre les studios de la BBC qui ont longtemps accueilli les célébrissimes « BBC Sessions » , et la cultissime salle de concert, l'Apollo, du côté de Hammersmith, où depuis les années 60, la fine fleur de la musique mondiale se bouscule pour performer. Alors évidemment, ces accointances avec l'univers du rock anglais pourraient n'être qu'un vernis anecdotique, tout juste bon à égayer ce club du centre-ouest de la capitale. Sauf que non. Cet ADN subversif est profondément ancré dans l'histoire même de QPR...

Sadomasochisme, Hitler et Snatch

Prenez l'ancien proprio par exemple, l'inénarrable Bernie Ecclestone. Il faut bien le dire, l'ex-patron de la Formule 1 qui avait racheté QPR en 2007 en compagnie de Flavio Briatore (un autre personnage bien haut en couleur, au passage), aura largement donné dans le sulfureux. Ici des pratiques sado-maso, photos à l'appui, là des propos inqualifiables sur l'efficacité d'Adolph Hitler et des doutes très forts sur le principe même de la démocratie. Ecclestone, une vraie pointure du genre. Evidemment, le gus a fait tâche et a fini par jeter l'éponge cet été. Mais franchement, Queens Park Rangers n'avait pas besoin de lui pour donner dans le scabreux. Les fans se souviennent encore de l'ancien boss, Gianni Paladini, ex-footballeur du Napoli dans les 60's, reconverti en agent de joueurs (Romario, Hoddle, Ravanelli, entre autres). Le 13 août 2005, alors que QPR s'apprête à recevoir Sheffield Utd, Paladini est à son bureau, dans les étages de Loftus Road quand six gorilles, dont deux armés, débarquent et lui ordonnent de signer une lettre de démission et de rendre ses parts dans le club (15 %), façon « Snatch » . Flingue sur la tempe, Paladini s'exécute direct. Les commanditaires ? David Morris, un des directeurs du club, et Andy Baker, un des responsables de la sécurité, qui a fourni les muscles.


L'année suivante, Kiyan Prince, jeune espoir du club âgé de quinze ans et un profil à la Walcott, se fait poignarder à mort à la sortie des cours. À son enterrement, son jeune partenaire, Harry Smart, prononce une homélie poignante. Mais, six mois et demi plus tard, lui et trois de ses équipiers de l'académie de QPR poussent un jeune étudiant vietnamien sous les rames du métro à la station Earl's Court. Vu Quang Hoang (25 ans) décède à son arrivée à l'hôpital. Les quatre ados, eux, sont inculpés de meurtre. Enfin en 2007, Ray Jones, attaquant international juniors formé au club, se scratche à même pas 19 ans à bord de sa Golf. Jones meurt sur le coup. Bien entendu, la grande faucheuse s'est calmée depuis cette incroyable série noire. Mais QPR n'en demeure pas moins habité par cette odeur de soufre, fut-elle bien moins dramatique. Car quand les deux stars de l'équipe actuelle dirigée par Neil Warnock s'appellent Adel Taarabt et Joey Barton, comment ne pas pressentir que le dernier vainqueur du Championship n'est pas encore animé par cette électricité, ce sentiment d'urgence qui sied si bien aux rockers qui arpentent les travées du Rangers Stadium. Rock et foot, une évidence outre-Manche. Aux Queens Park Rangers plus que partout ailleurs.

Dave Appadoo

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