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Que vient faire Brendan Rodgers au Celtic ?

À 43 ans, l’entraîneur nord-irlandais connaîtra sa cinquième expérience comme manager principal. Après trois saisons et trois mois en dents de scie à Liverpool, le revoilà chez un monstre du football britannique. Un ogre qui n’arrive plus à se contenter de marcher sur la concurrence nationale.

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Depuis son limogeage du poste de manager des Reds en octobre dernier, Brendan Rodgers a eu le temps de prendre du recul sur le football et sa vie d’homme. « Incroyablement déçu de quitter Liverpool » , mais « honoré et privilégié d’avoir pu entraîner l’un des plus grands clubs pendant trois années » , l’entraîneur nord-irlandais quittait le Merseyside pour finir la saison de façon sabbatique. Durant ces quelques mois, Brendan a tapé des swings à Dubaï pour des œuvres caritatives, couru le marathon de Belfast et même fait sa demande en mariage à Charlotte Searle à Times Square - 68 jours après le divorce avec son ex-femme. Entre-temps, la Chine et son argent en masse sont venus toquer à sa porte, promesse de salaires mirobolants à l’appui. Alors Brendan a réfléchi à la suite qu’il aimerait donner à sa carrière. L’exil fortuné, au risque de rester sur un échec sur le Vieux Continent, ou un nouveau challenge britannique. En bon homme de caractère, son cœur a penché vers l’offre du Celtic FC, son affluence moyenne de 44 849 Bhoys et sa réputation européenne à restituer.

Une équipe Malmö-ner en Europe


« Je suis très fier, c'est vraiment un grand honneur pour moi. J'ai suivi le Celtic toute ma vie, et avoir l'opportunité fantastique de faire partie d'un tel club, c'est un rêve devenu réalité. » S’il s’agit d’un rêve pour le quadragénaire, cela ne s’annonce pas aussi facile qu’il y paraît. À la recherche d’un successeur à Ronny Deila depuis la communication de son départ mi-avril, le board du club a rapidement jeté son dévolu sur l’ancien tacticien de Swansea. « J’ai rencontré Dermot (l’actionnaire majoritaire du club, ndlr) et Peter Lawwell (directeur général) à Londres. Ils souhaitaient sincèrement que j’entraîne leur équipe. Je pouvais voir l’envie et la passion dans leurs yeux » , explique-t-il lors de sa première conférence de presse. Durant cette planification à trois, le contrat de Rodgers est statué : 12 mois de travail contre un chèque d’environ 2,3 millions de livres. En cas de fiasco, la direction n’aura ainsi pas à payer de lourde prime de licenciement.

Même si les ambitions n’ont pas été officiellement annoncées, il devra faire copieusement mieux que son prédécesseur norvégien qui n’a glané que trois titres en deux saisons. D’autant plus décevant qu’ils l’ont été en l’absence du plus gros palmarès national, les Glasgow Rangers, occupés à retrouver l’élite. Le rôle premier confié entre les petites mains potelées du Nord-Irlandais se révèle donc corsé : redonner une fierté européenne aux Hoops. Incapable de passer les barrages pour la C1 depuis deux saisons (éliminé en 2014 par Maribor, puis Malmö l’année suivante), le club n’existe stricto sensu plus sur la scène continentale. Bien loin des épopées où le Celtic Park vibrait au rythme des chiches d'Henrik Larsson…

La Madeleine de Brendan


C’est bien là que le paradoxe se pose pour l’entité quintuple championne d’Écosse en titre : exister en Ligue des champions avec un entraîneur qui n’a jamais rien prouvé lors de joutes internationales. Et qui n’a pour seule expérience en C1 qu’une triste 3e place en phase de poules avec Liverpool en 2014. Reste que le Celtic, par son histoire - en 1967, il devient le premier club britannique à remporter une Coupe d’Europe -, n’attend qu’un déclic pour retrouver les joies d’antan. « Mon boulot est plutôt limpide : continuer avec la domination sur le football écossais et produire un impact sur le football européen » , clarifie Brendan Rodgers dès son arrivée.


Certes, l’envie et la culture y sont, mais quid des moyens ? Très peu endettés, les Bhoys dégagent même un résultat net positif d’environ 10 millions de livres par exercice. Seulement, le manque d’attractivité des compétitions nationales, ainsi que les mauvais résultats continentaux du Celtic Glasgow prennent le pas sur ces finances saines. Friand de joueurs techniques, Rodgers pourra déjà compter sur Leigh Griffiths et ses 40 pions toutes compètes confondues en 2015-2016, en attendant les signatures estivales, forcément. Pour le moment, très peu de pistes sérieuses, mais il se pourrait bien que le petit protégé du Nord-Irlandais, Joe Allen, vienne le retrouver à Glasgow, après l’avoir déjà emmené dans ses bagages à Liverpool. Dépaysé sur le plan technique et individuel de son effectif, Brendan se rassurera sûrement sous la mélodie du You’ll Never Walk Alone entonnée par le Celtic Park à chaque début de rencontre.

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Par Eddy Serres
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