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Que vaut vraiment la Liga ?

En Espagne, il y a deux championnats. Le vrai et celui que disputent le Real et le Barça. Du coup, le clasico passe du stade de « match du siècle » à celui de seul match vraiment intéressant de la saison. La Liga, un championnat surcoté ?

« Je ne connais aucun joueur compétitif qui ait envie de jouer en Espagne. Ils ont deux bonnes équipes mais le troisième au classement est à 24 points » . Voilà comment Arsène Wenger a dissuadé son Cesc Fabregas chéri de ne pas faire ses valises pour le soleil de Barcelone cet été. L'an passé, le Barça est champion avec 99 points (une seule défaite) et le Real, deuxième, bloque le compteur à 96 points. Le premier concurrent derrière les deux géants c'est Valence, 71 points. Cette saison, après 12 journées, tout semble parti sur les mêmes bases folles de l'an passé. Le Barça a déjà eu le temps de ridiculiser ses supposés concurrents directs : 3-1 contre Villarreal, 5-0 contre Séville, 2-1 contre Valence et 2-1 à l'Atletico. Ce week-end, les culés se sont même rendus chez la troisième meilleure défense d'Espagne. Almeria en a pris 8. Moche. Le Real, lui, en a collé 5 à un Bilbao pourtant plutôt bien roulé cette saison. Arsène a l'air d'avoir quand même un peu raison.

Certes l'Europe bave sur le Real et le Barça mais plus sur la Liga. Il est loin l'an 2000, l'année où le cinquième de Liga (le Real) affrontait le troisième (Valence) en finale de la Champions League. Cette année-là, la concurrence avait fait des victimes et il fallait être le Deportivo La Corogne (69 points) pour être champion d'Espagne (devant le Barça, Valence, Saragosse et le Real). En 2010, la concurrence s'est résumée à un face-to-face en Liga. En Champions, le Barça est le seul club espagnol rescapé en quarts de finale. Le Real et Séville ont coulé contre les terribles Lyon et CSKA Moscou. L'Atletico rattrape finalement le ridicule de sa phase de qualif (3 points en 6 matchs) en remportant l'Europa League et en éliminant successivement Galatasaray, le Sporting, Valence, Liverpool et Fulham. Un parcours de champion de district.

En Espagne, le dernier club à être parvenu à voler la vedette aux deux stars, c'est Valence. C'était en 2004 et c'était Rafa Benitez qui était champion avec le club ché. Depuis, la concurrence est un désert lunaire. Seul Villarreal est parvenu à se glisser en sandwich entre les deux (en 2007-2008). Mais les concurrents historiques ne font plus peur à grand monde. Cette saison, le Depor et la Real Sociedad jouent le maintien, Valence ne fait plus peur qu'à l'Atletico qui, lui, ne fait peur à plus personne d'autre qu'à lui-même. Les petits nouveaux Séville et Villarreal sont sympa. Mais de l'eau devrait couler sous les ponts avant qu'ils puissent un jour mettre les mastodontes au sol et caresser un titre national. Résultat, les clasicos sont les seuls matchs décisifs pour le titre. Le reste de la Liga peut s'asseoir et admirer.

Un président qui fait de l'herpès

Mais Del Nido, le président du Sevilla, lui ça l'énerve de tenir la chandelle et quand on lui parle des droits de retransmission pour 2015-2020 (entre 40 à 80% des recettes des clubs espagnols), il a des poussées d'herpès : « Le titre de Liga est déjà vendu pour les dix prochaines années » . Joan Collet, le président délégué de l'Espanyol, en rajoute une couche : « C'est totalement impossible que quelqu'un d'autre que le Barça ou le Real remporte un jour la Liga » . Car le nerf de la guerre, c'est bien sûr les 500 millions d'euros annuels générés par le championnat espagnol. Pour l'instant, chaque année, près de 300 millions vont directement au Real et au Barça. Et forcément, ça énerve.


Du coup, les deux présidents en colère ont décidé de sauver la Liga de l'ennui et s'en prennent aux deux géants. Ils les accusent de vouloir maintenir la répartition en vigueur, en achetant au passage la paix civile à l'Atletico et Valence. La répartition mise en cause : 34% pour le Real et le Barça, 11% pour l'Atletico et Valence, 45% pour les 16 autres et 10% pour les clubs de seconde division. Pour rééquilibrer le championnat espagnol, il faudrait, selon eux, adopter une autre forme de répartition, plus égalitaire, « à la française » osent-ils : 50% à parts égales pour tous les clubs, 25% selon les audiences et 25% en fonction des résultats sportifs. Le socialisme à visage sévillan, en somme. Sauf que Del Nido prêche dans le désert car ils ne sont que sept à défendre cette clé de répartition (Séville, Espanyol, Bilbao, Villarreal, Saragosse, Real Sociedad et Malaga). Mais le président andalou a un plan B : « Les deux gros n'ont qu'à faire un championnat entre eux, nous on fait le nôtre » . C'est déjà le cas. Arsène avait (encore) raison.

Thibaud Leplat, à Madrid

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