Italie - Serie A - Analyse
Eric Maggiori
Que va-t-il rester de la Serie A ?
Avec les départs de Zlatan et Thiago Silva vers le PSG, les départs de Borini, Lavezzi, Forlán, Nesta, Del Piero, Seedorf, une vraie question se pose : qui va encore jouer en Serie A la saison prochaine ?
Andrea Pirlo et Mirko Vucinic (Juventus)
C’est l’expression à la mode dans les médias transalpins. « Nos clubs renflouent les caisses. » D’accord. Renflouer les caisses en vendant des joueurs, c’est bien. Mais ne serait-ce pas là un cache-misère ? Un peu, si. La Serie A perd petit à petit ses champions, tout le monde s’en rend compte, mais chacun essaie de faire l’autruche pour faire croire que « non, en fait, il reste encore Cavani et Pirlo, donc ça va ». Mouais, ça ne va pas vraiment, en réalité. L’an dernier, déjà, on avait regretté les départs de Pastore et d’Alexis Sánchez, même si l’Italie avait accueilli, en contrepartie, des Klose, Forlán, Vidal et Lamela. Mais cette année, l’exode a l’air encore plus conséquent et vient s’ajouter à une vague de départs « en retraite ». Nesta et Di Vaio qui se tirent au Canada, Gattuso en Suisse, Seedorf au Brésil, Del Piero et Inzaghi on ne sait pas encore où : cela fait une sacrée génération de champions qui s’en vont finir leur carrière ailleurs. Ça aussi, c’est un peu nouveau, comme phénomène. Jamais Paolo Maldini ne serait allé disputer ses derniers matches ailleurs qu'à Milan. Roberto Baggio, lui, a terminé à Brescia. Plus tôt, les Rivera, Boninsegna et Boniperti ont tous parachevé leur œuvre en Italie. Aujourd’hui, non. La tendance veut que, pour bien finir, il faut finir ailleurs. Le problème, c’est que pour bien commencer, il faut aussi commencer ailleurs. Et ce ne sont pas Borini, Verratti ou Giuseppe Rossi qui diront le contraire.
Verratti, Cavani et Messi
Il y a, en réalité, deux problèmes en un, qui sont à la fois distincts et liés. D’une part, il y a le fait que l’Italie compte de moins en moins de joueurs italiens. Pour la première fois dans l’histoire de la Serie A, les joueurs étrangers ont joué plus que les joueurs italiens lors de la saison qui vient de s’écouler. Pour la saison qui se profile, 47% des joueurs seront étrangers, pour un total d’environ 370 joueurs, sur quelques 790 professionnels de Serie A. Ce chiffre est en constante augmentation, il était de 43% en 2011, 40% en 2010 et 38% en 2009. Bref : les clubs vont chercher des pépites de 19 ou 20 ans au Brésil, en Argentine, en Colombie ou en Slovénie, et oublient totalement le vivier national. Récemment, un cas fait débat en Italie : celui du jeune Poli. Le joueur, récupéré par l’Inter l’été dernier, a fait une très bonne saison et mériterait largement d’être confirmé pour l'exercice à venir. Mais les dirigeants de l’Inter tardent à négocier son contrat, préférant se concentrer sur l'éventuelle arrivée du Brésilien Lucas. À ce rythme-là, dans deux semaines, Poli signera à Newcastle, tout comme l’avait fait Santon, ou comme l’a fait Fabio Borini vendredi dernier à Liverpool, alors qu’il a réalisé une excellente saison à la Roma et qu’il aurait pu largement progresser avec Zeman. Quant à Verratti, plutôt que de grandir à Pescara ou à la Juve, il a préféré rejoindre Ancelotti à Paris.

L’autre problème, c’est que les grands joueurs, italiens et internationaux, quittent petit à petit l’Italie. Depuis l’arrivée des Qataris, Leonardo a déjà chipé huit joueurs à la Serie A, et non des moindres. Le départ de Zlatan et Thiago Silva, en soi, fait mal. Car les deux joueurs du Milan AC font clairement partie de la caste des meilleurs joueurs du monde. Or, les meilleurs joueurs du monde, où jouent-ils actuellement ? Au Barça, au Real Madrid, à Manchester United, à Chelsea, à Manchester City, au Bayern Munich. Et maintenant, au PSG. L’an dernier, Alexis Sánchez est parti au Barça, Pastore au PSG et Eto’o à l’Anzhi. En Italie, qui appartient encre au top du top du football mondial ? Pirlo et Buffon, oui. Cavani, oui - et encore, on parle de lui en Angleterre. Peut-être encore Milito et Sneijder, même si le deuxième est loin de son niveau d’il y a deux ans (et qu’il est courtisé par l’Anzhi). Mettons aussi Totti pour les romantiques, Boateng pour le kif et Klose pour la carrière. On reste loin de Messi, Iniesta, Cristiano Ronaldo, Rooney, Yaya Touré, Agüero, Falcao. Et Zlatan. Et Thiago Silva.
Challenge sportif, mon cul, oui !
Alors, quelle est donc la conclusion de cette analyse ? On fait comme si de rien n’était ? On continue à affirmer qu’il y a toujours autant de bons joueurs en Italie, que le football est fait de cycles et que les grands joueurs vont finir par revenir ? Milan va acheter Tévez avec les sous récoltés par les ventes de ses joyaux, et tout ira mieux ? Un peu facile. Il faudrait plutôt un signal fort pour montrer que la Serie A ne fascine pas que les jeunes Brésiliens de 20 ans que l’on annonce tous comme les futurs Ronaldo. Un Van Persie à la Juve, par exemple, un Neymar à l’Inter, ou un Luis Suárez au Milan AC. Des vrais coups, des preuves que le temps où Batistuta, Ronaldo et Vieri enchantaient la Serie A ne semble pas dater de Mathusalem (sans aucun rapport avec le joueur de la Lazio, hein).
Le souci est évidemment (mais pas seulement) économique. Aucun investisseur étranger n’a encore osé poser le pied en Italie. Il y a bien l’Américain Di Benedetto à la Roma, mais ses moyens sont loin d’être aussi faramineux que ceux des Qataris du PSG ou des Émiratis de Manchester City. Car finalement, la solution est peut-être là. Les grands joueurs choisissent désormais leur club pour deux choses. L’argent et les trophées. Et que l’on ne parle pas, comme essaient de le faire Drogba et Eto’o, de « challenge sportif ». Challenge ou pas, Eto’o ne serait jamais parti à l’Anzhi si on lui avait proposé le même salaire qu’à l’Inter. Aucune discussion possible là-dessus. Or, en Italie, personne ne peut actuellement rivaliser avec ce que proposent City, Chelsea, le PSG, le Real ou le Barça. La preuve : le joueur le mieux payé de Serie A était jusqu'ici Zlatan. Désormais, il s’agit de Buffon, Sneijder et De Rossi, qui gagnent tous 6 millions d'euros par an. Ibra en gagnera plus du double à Paris. Bon... Bah, au moins, on n'a qu’à dire que l’Italie sera réglo lorsque le fair-play financier sera en vigueur. Youpi ?
Verratti, Cavani et Messi
Il y a, en réalité, deux problèmes en un, qui sont à la fois distincts et liés. D’une part, il y a le fait que l’Italie compte de moins en moins de joueurs italiens. Pour la première fois dans l’histoire de la Serie A, les joueurs étrangers ont joué plus que les joueurs italiens lors de la saison qui vient de s’écouler. Pour la saison qui se profile, 47% des joueurs seront étrangers, pour un total d’environ 370 joueurs, sur quelques 790 professionnels de Serie A. Ce chiffre est en constante augmentation, il était de 43% en 2011, 40% en 2010 et 38% en 2009. Bref : les clubs vont chercher des pépites de 19 ou 20 ans au Brésil, en Argentine, en Colombie ou en Slovénie, et oublient totalement le vivier national. Récemment, un cas fait débat en Italie : celui du jeune Poli. Le joueur, récupéré par l’Inter l’été dernier, a fait une très bonne saison et mériterait largement d’être confirmé pour l'exercice à venir. Mais les dirigeants de l’Inter tardent à négocier son contrat, préférant se concentrer sur l'éventuelle arrivée du Brésilien Lucas. À ce rythme-là, dans deux semaines, Poli signera à Newcastle, tout comme l’avait fait Santon, ou comme l’a fait Fabio Borini vendredi dernier à Liverpool, alors qu’il a réalisé une excellente saison à la Roma et qu’il aurait pu largement progresser avec Zeman. Quant à Verratti, plutôt que de grandir à Pescara ou à la Juve, il a préféré rejoindre Ancelotti à Paris.

L’autre problème, c’est que les grands joueurs, italiens et internationaux, quittent petit à petit l’Italie. Depuis l’arrivée des Qataris, Leonardo a déjà chipé huit joueurs à la Serie A, et non des moindres. Le départ de Zlatan et Thiago Silva, en soi, fait mal. Car les deux joueurs du Milan AC font clairement partie de la caste des meilleurs joueurs du monde. Or, les meilleurs joueurs du monde, où jouent-ils actuellement ? Au Barça, au Real Madrid, à Manchester United, à Chelsea, à Manchester City, au Bayern Munich. Et maintenant, au PSG. L’an dernier, Alexis Sánchez est parti au Barça, Pastore au PSG et Eto’o à l’Anzhi. En Italie, qui appartient encre au top du top du football mondial ? Pirlo et Buffon, oui. Cavani, oui - et encore, on parle de lui en Angleterre. Peut-être encore Milito et Sneijder, même si le deuxième est loin de son niveau d’il y a deux ans (et qu’il est courtisé par l’Anzhi). Mettons aussi Totti pour les romantiques, Boateng pour le kif et Klose pour la carrière. On reste loin de Messi, Iniesta, Cristiano Ronaldo, Rooney, Yaya Touré, Agüero, Falcao. Et Zlatan. Et Thiago Silva.
Challenge sportif, mon cul, oui !
Alors, quelle est donc la conclusion de cette analyse ? On fait comme si de rien n’était ? On continue à affirmer qu’il y a toujours autant de bons joueurs en Italie, que le football est fait de cycles et que les grands joueurs vont finir par revenir ? Milan va acheter Tévez avec les sous récoltés par les ventes de ses joyaux, et tout ira mieux ? Un peu facile. Il faudrait plutôt un signal fort pour montrer que la Serie A ne fascine pas que les jeunes Brésiliens de 20 ans que l’on annonce tous comme les futurs Ronaldo. Un Van Persie à la Juve, par exemple, un Neymar à l’Inter, ou un Luis Suárez au Milan AC. Des vrais coups, des preuves que le temps où Batistuta, Ronaldo et Vieri enchantaient la Serie A ne semble pas dater de Mathusalem (sans aucun rapport avec le joueur de la Lazio, hein).
Le souci est évidemment (mais pas seulement) économique. Aucun investisseur étranger n’a encore osé poser le pied en Italie. Il y a bien l’Américain Di Benedetto à la Roma, mais ses moyens sont loin d’être aussi faramineux que ceux des Qataris du PSG ou des Émiratis de Manchester City. Car finalement, la solution est peut-être là. Les grands joueurs choisissent désormais leur club pour deux choses. L’argent et les trophées. Et que l’on ne parle pas, comme essaient de le faire Drogba et Eto’o, de « challenge sportif ». Challenge ou pas, Eto’o ne serait jamais parti à l’Anzhi si on lui avait proposé le même salaire qu’à l’Inter. Aucune discussion possible là-dessus. Or, en Italie, personne ne peut actuellement rivaliser avec ce que proposent City, Chelsea, le PSG, le Real ou le Barça. La preuve : le joueur le mieux payé de Serie A était jusqu'ici Zlatan. Désormais, il s’agit de Buffon, Sneijder et De Rossi, qui gagnent tous 6 millions d'euros par an. Ibra en gagnera plus du double à Paris. Bon... Bah, au moins, on n'a qu’à dire que l’Italie sera réglo lorsque le fair-play financier sera en vigueur. Youpi ?

Eric Maggiori
Moi, c’est Zlatan, et je joue au PSG

















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La direction actuelle n'a pas eu autant de classe avec Del Piero
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La Serie A était pour moi le championnat avec le plus de charme (c'est très subjectif, bien sûr).
Ceux qui prédisent une renaissance sont bien optimistes: Les jeunes prometteurs partent (Pastore, Balotelli...), les stars au sommet de leur carrière partent (T. Silva...), les vieux qui pourraient encore rendre de bons services partent...
Et allez, tant qu'on y est: les stades sont pourraves, le classement UEFA en chute libre, pour moins de places en coupe d'Europe...
Trop triste...
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Stades pourris, supporters violents, racisme dans les stades, exode des grands joueurs, incapacité à faire confiance aux jeunes... Mais avant de résoudre ces problèmes, il faut avoir conscience de leur existence. Et c'est justement là le drame du football italien : aucune prise de conscience. Fédération, présidents, tous ou presque préfèrent botter en touche et nuancer les actions prises dans les autres championnats pour résoudre ces mêmes problèmes.
J'aurais pensé qu'avec l'arrivée de Prandelli à la tête de la sélection, les choses bougeraient, mais pour l'instant, hormis la Juventus qui possède son propre stade et se prépare à un cycle vertueux, et l'Udinese dont le modèle économique est incroyablement rentable, sans que ça impacte trop les performances sportives (pour un club de cet acabit).
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C'est vrai ça? Les clubs italiens ont-ils des comptes sains à l'image d'un Arsenal ou d'un Bayern, si ce n'est moins pire que les Real, Barça, ManU, etc. ?
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Del Piero allait être renouvelé pour 2 ans avec proposition d'intégrer le staff du club ensuite quand il a donné son interview télé où il mettait la pression sur le club. Les négociations se sont arrêtées là.
Par ailleurs, faire allusion à la fin de carrière de Maldini au Milan comme d'un exemple montre que tu as des problèmes de mémoire...
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Aujourd'hui Udinese, Juve, Roma, Lazio et Naples sont à des degrés divers bien ou sur le bon chemin et à l'opposé Milan, Inter, Genoa sont mal ou très mal.
Leur endettement est moindre que les clubs anglais ou espagnols mais le modèle économique ne tient pas.
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Ok des grands joueurs partent mais l'interprétation me gêne. J'ai l'impression qu'il y a vraiment de la schizophrénie des journalistes. On a clairement en Italie la volonté de ne plus dépenser des sommes folles pour recruter afin de se conformer au fairplay financier. Est ce un mal? Alors d'un côté on critique les clubs qui sont endettés, et qui raflent tous les trophées.
Je pense au contraire qu'on devrait encourager ce type de comportement et surtout attendre d'avoir la réponse sur le carré vert. Car j'en ai un peu marre de voir émerger de presque nulle part des dream team avec les sousous de je ne sais quel riche propriétaire.
Et puis personnellement, je préfère de loin voir les quelques pépites qui ne demandent qu'à éclore: je pense à Muriel(Udinese), Ramirez(Bologne), Coutinho(Inter) ou Vargas(Napoli) plutôt que les hurlements de Stéphane GUY devant un Man City - QPR...
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Tu as raison et j'ai même tendance à penser que la fin des "mécènes" italiens marque le début d'un nouveau système. Le foot n'échappera pas à la crise financière. Combien de clubs pro dans le football et en face combien de milliardaires pour les acheter ? Jusqu'ici un seul en L1, 0 en Serie A, 1 en Liga... Ce n'est pas avec eux que l'économie du foot va tourner, c'est juste l'écume des vagues.
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Je ne comprends rien à ce truc, même si je porte aujourd'hui le numéro du démon...
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Moi je dis heureusement qu'on ne propose pas de salaire aussi indécents. Plusieurs explications à ce qui se passe.
- Primo, le problème bien connu des stades, contrairement à l'Allemagne pour qui la cdm2006 a permis de tout remettre en place, la situation est inquiétante à ce niveau en Italie. De plus la crise fait qu'ils sont de moins en moins fréquentés.
- Secundo le système de co-pro qui bousille l'économie du football italien.
- Tertio, vous parlez justement des Nesta, Del Piero, Seedorf, etc. Justement, ces joueurs sont restés tellement longtemps qu'ils ont occultés l'emergence de nouveaux talents, et c'est ce qu'on voit dans les clubs comme l'Inter, le Milan, qui se retrouve dans la merde avec des joueurs trop jeunes.
- Quarto, l’émergence du syndrome Chelsea, un nouveau coup dur aprés l'arret bossman, crée une concurrence déloyale sur le marché des transfert, ce qui amène à une fuite des talents. Les Italiens n'acceptant pas que des étrangers investissent chez eux, mais eux même ne sont plus disposés à aligner les bifetons (Moratti, Berlusconi, etc).
- Quinto, la chute au ranking UEFA à cause des performances inexistantes en Europa League handicape de plus en plus le calcio.
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Poser la question c'est y répondre.
J'avais eu droit à la même chose sur un post où je citais les chiffres du bilan publié par le Milan... A l'évidence ces - sont rayés noirs et rouges mais sans trop de neurones. On s'en f0ut non ?
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Ca doit être ça le revers de la médaille...
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c'est exactement ça!!!
mais putain on parle de l'italie là!!!!
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Plus sérieusement, ce système a quand même l'avantage d'avoir effectivement un peu calmé les pepe / stalin / miles (les ou le d'ailleurs ?).
Par contre, tu peux pas toujours demander aux gens de mettre des "plus" ou des "moins" de façon cohérente, tout au plus de penser que la majorité de la communauté fera un usage raisonné du système.
Et puis, qui se soucie du chiffre entre parenthèses ? La vraie question, dans ce système Star Ac', c'est : est-ce que le premier à 1000 points (attention tu as de l'avance) aura le droit d'enregistrer un album avec Florent Pagny, Garou, Axelle Red et Lara Fabian ??
Merci à la rédaction de So foot de répondre à cette dernière question avec tout le sérieux qu'elle nécessite.
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Il y a un vrai débat sur le ranking, mais c'est aussi le revers de la médaille. Les clubs de l'élite (le G bidule) ont voulu et obtenu la réforme de la C1, qui est devenue riche à en crever comme dirait l'autre. Si demain on diminue l'inflence de la C3 dans le classement UEFA, c'est la mort assurée de l'EL après celle de la défunte C2.
Parmi les clubs du G bidule, combien demandent une réévaluation de la C3, ou une redistribution des gains entre les deux coupes? Pas beaucoup, et cela au dépens de toute logique sportive et économique.
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En italie, les clubs comme Lazio Naples ou Roma ont l'ambition CL et donc préfèrent centrer une qualif CL. Les clubs comme A.Madrid ou Sporting NON, la CL serait qu'un bonus et donc jouent l'EL à fond et du coup les gens viennent au stade, les TV etc.
Il faut stopper cette asymétrie entre prime-point de cette EL.
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La C3 n'est pas encore morte. Elle permet au clubs et joueurs qui la disputent d'acquérir une visibilité et une notoriété européenne: Donetsk, Valence, Porto; Agüero, Llorente, Falcao; Bielsa, Mourinho et Villas-Boas pour n'en citer que quelques uns. C'est le seul moyen pour y arriver au niveau continental en dehors de la C1, vu que la C2 a disparue.
De même, les clubs qui jouent le jeu ont une carotte: ils peuvent toujours miroiter une place supplémentaire en C1. Idem s'ils gagnent une place qualificative en C3: si les résultats sportifs sont moins bons, ils auront quand même l'occasion de participer à une coupe européenne.
C'est une stratégie à moyen ou long terme qui a marché au Portugal et en Allemagne. L'Italie, qui n'a pas joué le jeu alors qu'elle a reculé en C1, s'en mord les doigts. Et soyons réalistes: Naples et la Lazio ont autant de chance de remporter la C1 que Lyon Schalke.
Si le ranking de la C3 est diminué, l'EL perdra tout son intérêt sportif après avoir perdu son intérêt financier. Elle n'aurait plus qu'à disparaitre pour de bon, emportant avec elle l'intérêt des compétitions sportives européennes.
De là, on réclamera à l'unisson l'instauration d'une véritable ligue fermée à l'américaine sauce G-Bidule, comme si c'était la seule solution possible:
http: //fr.wikipedia.org /wiki/G14
Après, je me fais peut-être des idées. Mais comme dit le proverbe, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.
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Même avec le départ d'Ibra et Thiago, la Serie A a encore et toujours plus d'allure que la ligue 1, pou la sélection nationale c'est pareil et on zappe un peu vite que la ligue 1 vient de rétrograder derrière le championnat Portugais et que le PSG risque de servir de cache-misère du Football Français dans les années à venir...
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Le roi est mort, vive le roi.
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