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Que serait le Barça sans Xavi ?

Arrivé dès l’âge de onze ans au sein de la Masia, Xavi Hernández s’est construit à travers le FC Barcelone, à tel point qu’aujourd’hui, le joueur le plus capé de l’histoire chez les Culés laisse planer une question : la légende a-t-elle modifiée le Barça ?

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C’est une joie intense et pure, une célébration attendue depuis quarante-quatre années. Voilà, l’Espagne est sacrée championne d’Europe dans l’enceinte du Hernst-Appel Stadion de Vienne. Et pour l’intégralité des commentateurs, même des Allemands logiquement déçus, les éloges sont unanimes. Ces éloges, ils touchent aussi Xavi Hernández. Pour la plupart, ce joueur est sur une autre planète et ne connaît pas l’erreur. Sa passe décisive à Fernando Torres sur le but victorieux confirme son excellent tournoi. Xavi est élu meilleur joueur de l’Euro 2008, cela ne souffre aucune contestation. Dix ans auparavant pourtant, la donne n’était pas tout à fait la même. Lancé dans le grand bain par Louis van Gaal, le jeune Xavier Hernandez intègre l’effectif blaugrana pour l’exercice 1998-1999, celui du centenaire du club. Au milieu de Josep Guardiola, Luis Enrique ou Rivaldo, Xavi se fait petit. Et pas que par la taille. « Sincèrement, je ne pensais pas qu’il allait avoir un niveau et une carrière aussi impressionnants, estime son ancien coéquipier à l’époque, Miguel Angél Nadal. Je ne pensais pas que cela allait se passer comme ça. Il sortait de la cantera dans de bonnes conditions, avec des caractéristiques très précises. Mais au départ, je l’ai vu démarrer très jeune. » Du haut de ses 18 ans et dans son maillot trop large pour son corps d'enfant, Xavi démarre son aventure sur la pointe des pieds.

Cogito ergo joue


Conscient que pour ces 100 ans d’existence, le Barça est plus que jamais interdit de saison blanche, Louis van Gaal ne se débine pas et veut s'accaparer une nouvelle Liga. Heureux de pouvoir découvrir le monde des pros, Xavi tente de s’incorporer au sein de l’équipe, et ce, même si son mentor n’est jamais bien loin pour le secouer. « Je m’en souviendrai toute ma vie, confiait Xavi à Marca à la rentrée 2015. Un jour, Van Gaal va t’enterrer, t’humilier devant tout le monde, et le jour suivant, il va me dire que je suis Zidane. C’est sa manière d’être, et sur le moment, cela apporte un effet positif. » Xavi se prend des taquets, affronte la vie d’adulte et la réalité du terrain. Il est bon certes, il devient champion d’Espagne, mais il n’est pas indispensable. « Quand Xavi est arrivé au Barça, le système était déjà très clair, explique Nadal. Son jeu était plus horizontal, il ne cherchait pas la profondeur. Mais Xavi était déjà un joueur intelligent, on sentait qu’il pouvait apporter un plus à l’équipe. Son heure n’était pas encore arrivée. » Les mots de Van Gaal étaient aussi durs que ces entraînements, mais ils servaient de piques pour pousser son poulain vers l’excellence.

Dans l’équipe, Pep Guardiola, numéro 4 reculé derrière le milieu de terrain, s’intéresse à son coéquipier. Son heure de quitter Barcelone approche, un passage de témoin est en marche. Et pour cela, il faut donner du temps. « Xavi se situait un peu plus haut que Guardiola sur le terrain, schématise Nadal. En réalité, leurs styles étaient à la fois similaires et différents. Guardiola était un pur distributeur quand Xavi jouait plus de manière offensive. » Xavi diminue ainsi les frappes au but et entre dans le jeu de son compagnon, à cogiter sur le pourquoi du Barça. « C’est à ce moment qu’il a beaucoup appris de Guardiola : si certains joueurs utilisaient la technique pour faire la différence, Xavi était en plein développement de sa faculté à penser vite et bien. Ensuite, son jeu s’est indéniablement amélioré. » En parallèle du départ de Pep, la valse des entraîneurs - Lorenç Serra Ferrer, Carles Rexach, Van Gaal 2.0, puis Antić - fait tanguer l’embarcation barcelonaise. Sans se révéler à la face du monde, Xavi doute de son avenir quand vient le moment de souffler ses 24 bougies. L’élève est incompris, traité de fonctionnaire par une partie de la presse espagnole, et aucun technicien ne se décide à le placer en titulaire inamovible. Un Barça sans trop de Xavi.

« Xavi était le cœur du Barça »


En pleine tourmente, c’est un coach plus connu pour ses gammes de joueur que celles d’entraîneur qui le fera passer en phare pour guider le bateau culé. Frank Rijkaard et ses bouclettes donnent enfin la possibilité à La Maquina d’exprimer son talent : dicter le tempo. Une caractéristique prête à le suivre jusqu’à la fin de sa carrière. « Xavi avait cette capacité à accélérer, puis à ralentir le jeu du Barça quand il le souhaitait, il était le cœur du Barça, tranche Nadal. Il avait aussi le privilège de connaître la grande majorité de ses partenaires qu’il connaissait déjà de la Masia, cela lui permettait de mieux souder l’équipe. Xavi, c’était aussi ça : au-delà de ses capacités footballistiques, c’est sa personnalité qui s’est attachée au Barça. » Même si aujourd’hui, Xavi reste critique envers Rijkaard pour avoir privilégié le jeu physique, force est de constater que sa titularisation a rendu au Barça ses lettres de noblesse : une Liga en 2004-2005 attendue depuis cinq années, puis une autre en 2005-2006. 2006, une année tronquée par sa blessure contre Villarreal, qui verra le métronome observer ses partenaires souffrir face à 10 Gunners pour obtenir une C1 sans un contrôle total sur la partie. Quand on perd son régulateur, quoi de plus normal…

À charge de revanche, Xavi connaîtra sous Guardiola le zénith de sa carrière, considéré par beaucoup comme le meilleur milieu de terrain du monde sous la houlette de Pep. Deux finales de C1 parfaitement négociées, avec deux passes décisives pour Messi à Rome, puis Pedro à Wembley. Une prestation hors norme face au Real Madrid au Santiago-Bernabéu en 2009, où le joueur totalise quatre passes décisives sur les six buts inscrits par son équipe. Même constat en équipe nationale : décisif face au Portugal, puis l’Allemagne en 2010, avec à chaque fois la passe décisive du match, Xavi est élu deux ans plus tard meilleur joueur de la finale de l’Euro 2012, quatre années après sa même réussite en Suisse et en Autriche. Avec l’arrivée de Guardiola en 2009, Xavi se place trois fois de suite sur le podium du Ballon d’or, toujours derrière les intouchables Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Et Messi d’ailleurs, que doit-il à Xavi ? « Si l’on parvient à faire jouer des bons joueurs entre eux, les résultats s’améliorent, pense Nadal. Pour les joueurs exceptionnels en revanche, ils n’auront pas forcément besoin d’être très bien entourés. Messi aurait, quoi qu’il arrive, été le grand joueur d’aujourd’hui, mais avec Xavi en coéquipier, son jeu brille plus. » Sans Xavi dans son histoire, le Barça brillerait donc moins aujourd'hui. Et c’est tout de même beau, quand ça brille.

Par Antoine Donnarieix
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Dans cet article

Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Non mais là, je m'insurge ! Déjà Iniesta ça passait moyen mais Casillas devant Xavi ET Iniesta ??!
Stade "Ernst Appel"? Et pourquoi pas "Apfel" tant qu'on y est? Un "H" s'impose, Happel ce n'est pas rien, loin s'en faut..

Indiscuté homme du tournoi européen de 2008 (si j'ai bien lu)? Bof..

Je confesse n'avoir jamais aimé ce joueur, sans conteste impérieux, talentueux..mais surtout intrinsèquement difficile à vraiment jauger.. Et je n'ai pas davantage de sympathie pour ce qu'il a montré de l'homme ; l'homme et le joueur, dans le cas Xavi, émargent à mes yeux par trop, pleinement et à tous égards, à la logique du système.. Laquelle logique, sans vouloir manquer de respect à son talent, le lui aura par ailleurs bien rendu je crois..
Message posté par Alain Proviste
Non mais là, je m'insurge ! Déjà Iniesta ça passait moyen mais Casillas devant Xavi ET Iniesta ??!


Casillas a le même palmarès en sélection que lui, avec une plus grande longévité.
Je n'aurais pas fait ce choix non plus mais je ne trouve pas ça aberrant.
Note : 1
Pffff

Avec tout l'amour que j'ai pour Casillas, et le respect pour Di Stefano (que je n'ai jamais vu jouer, comme la plupart des gens ici d'ailleurs), mettre les deux joueurs du Real en premier, et devant les astres du Barça, ça sent vraiment le positionnement du hipster à-qui-on-ne-la-fait-pas.

Triste.

Mais qu'importe.
Message posté par Bota67
Stade "Ernst Appel"? Et pourquoi pas "Apfel" tant qu'on y est? Un "H" s'impose, Happel ce n'est pas rien, loin s'en faut..

Indiscuté homme du tournoi européen de 2008 (si j'ai bien lu)? Bof..

Je confesse n'avoir jamais aimé ce joueur, sans conteste impérieux, talentueux..mais surtout intrinsèquement difficile à vraiment jauger.. Et je n'ai pas davantage de sympathie pour ce qu'il a montré de l'homme ; l'homme et le joueur, dans le cas Xavi, émargent à mes yeux par trop, pleinement et à tous égards, à la logique du système.. Laquelle logique, sans vouloir manquer de respect à son talent, le lui aura par ailleurs bien rendu je crois..


Tu peux donner des leçons d'allemand lais évite d'écrire en français car tes propos ne veulent rien dire. À moins que ce soit le fait qu'il n'y ait pas de base pour les appuyer (difficile de juger le niveau de Xavi non mais lol)...
Je partage l'opinion de beaucoup sur ce forum. Xavi et Iniesta méritaient amplement les deux premières places. Avec, personnellement, une préférence pour le cerveau, la vision du jeu incomparable de Xavi. A mon humble avis, il est aussi pour quelque chose dans le succès de Messi!
Pas la moindre faute de grammaire, pourtant, parmi mes propos..mais on ne peut en dire autant des tiens..

Leçons d'allemand? Où diable en vois-tu, dispensable idiot? "Happel" est un nom de famille, la grammaire allemande est ici sans objet..
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par Bota67
Stade "Ernst Appel"? Et pourquoi pas "Apfel" tant qu'on y est? Un "H" s'impose, Happel ce n'est pas rien, loin s'en faut..

Indiscuté homme du tournoi européen de 2008 (si j'ai bien lu)? Bof..

Je confesse n'avoir jamais aimé ce joueur, sans conteste impérieux, talentueux..mais surtout intrinsèquement difficile à vraiment jauger.. Et je n'ai pas davantage de sympathie pour ce qu'il a montré de l'homme ; l'homme et le joueur, dans le cas Xavi, émargent à mes yeux par trop, pleinement et à tous égards, à la logique du système.. Laquelle logique, sans vouloir manquer de respect à son talent, le lui aura par ailleurs bien rendu je crois..


J'aurais sans doute mis Xavi un peu plus haut, après sa 3e place me choque pas forcément... par contre Iniesta pas sur le podium des joueurs ayant le plus marqué le foot espagnol (si tant est que ce genre de classement intergénérationnel veuille dire quelque chose), là j'ai vraiment du mal !
Message posté par Alain Proviste
J'aurais sans doute mis Xavi un peu plus haut, après sa 3e place me choque pas forcément... par contre Iniesta pas sur le podium des joueurs ayant le plus marqué le foot espagnol (si tant est que ce genre de classement intergénérationnel veuille dire quelque chose), là j'ai vraiment du mal !


Des dernières années, la génération espagnole eut beau être exceptionnelle, ce furent pour moi Casillas (sinon sur la fin) et surtout Iniesta qui sortirent du lot.. Ces deux-là ont un temps survolé leurs pairs européens..mais Xavi? Son palmarès parle davantage pour lui que ne le fait son jeu en soi, et j'imagine surtout mal comment ce joueur eût pu être soluble voire efficient ailleurs qu'au Barca ou qu'au coeur d'une Roja "barcelonisée" dans son animation..

Joueur-expert formaté pour un rôle prédéfini, dont il s'acquitta très bien..mais hors-cela? On ne le saura bien sûr jamais, mais je suis de ceux qui pensent que ce n'est pas plus mal pour sa postérité.. A mes yeux il y a un sacré gap, d'entre un expert et un grand footballeur (lesquels, cas je pense d'un Iniesta, se suffisent à eux-mêmes)..

Plus que l'Espagne, objet du présent classement, il m'est par ailleurs toujours apparu que c'est le Barca surtout que Xavi aura marqué.

L'homme enfin me sort par tous les trous du nez ; toujours à aller dans le courant dominant du football, si nauséabond soit-il.. Pas de dopage dans le football, attitude parfois déplorable sur pelouse, le Qatar c'est formidable.. Sans façon..
Skywalker Texas Ranger Niveau : DHR
Surtout que si on reprend les critères de leur classement, comment un joueur aussi beau et classe sur le terrain, respecté et adulé partout et surtout buteur pour offrir le seul trophée mondial de sa nation peut-il être hors du podium ?

Néanmoins, voir un gardien alors que ceux-ci sont souvent sous-estimés et un ancêtre du football, dans cette culture de l'instantanéité, c'est plutôt beau en soit.
Germain Al-Khelaifi Niveau : Loisir
Alors là ce classement est un pur scandale, une insulte au football.
Et Casillas va finir mieux classé que Buffon l’était dans le top italien en plus.
C’est la dernière fois que je commente sur le site.
Allez-vous faire cuire l’oignon bande de mécréants
Message posté par Bota67
Plus que l'Espagne, objet du présent classement, il m'est par ailleurs toujours apparu que c'est le Barca surtout que Xavi aura marqué.

Mais justement, c'est pour çà qu'il est si important.

Comme tu l'as écrit, l'Espagne au style "barcelone", c'est aussi l'Espagne qui gagne et qui domine le football mondial. Et sur la durée.

Il est représentatif de ce que l'Espagne à donner de mieux au football. Je pense que c'est pour çà qu'il est si haut.

Après 6 5 4 3, c'est un classement, on parle des meilleurs.

Concernant l'homme, effectivement on peut lui reprocher certains trucs mais j'aime sa vision du jeu jusqu'au boutiste, question de gout mais je suis totalement en phase avec ce qu'il revendique.
Paradigm Shift Niveau : CFA2
Ce que je trouve dommage avec ce déclassement de Xavi en 3ème place du podium, c'est moins le fait que cela soit une injustice comme semble l'affirmer la majorité des amis forumeurs*, que le fait que cela pousse les gens à vouloir rétablir une vérité subjective de façon objective en ayant recours aux chiffres (Palmarès ahurissant Barca/Roja) en omettant d'évoquer par leurs commentaires les qualités intrinsèques de meneur/relayeur de l'immense joueur qu'est Xavi et son influence décisive dans les résultats obtenus par le Barca/Roja entre 2008 et 2012, ce qui coincide avec la période la plus faste de l'histoire des deux équipes.

Un petit rafraîchissement de mémoire s'impose.

Premier acte : Passes

https://www.youtube.com/watch?v=45G0egeyK20

Deuxième acte : Dribbles et aisance technique

https://www.youtube.com/watch?v=Exn3Kzwyaus
Paradigm Shift Niveau : CFA2
Xavi est un joueur charismatique. Car le charisme en football ne résume point à l'aspect morphologique du joueur et aux attributs plastiques liés à son physique.

Je vous raconte une anecdote qui, je l'espère, pourra vous le rendre patent. Il y a quelques années de cela, je regardais un match de Boca où Riquelme, au crépuscule de sa carrière, éclaboussait de toute sa classe la rencontre. A un moment donné, le commentateur, visiblement enchanté par la prestation du D10S*, avait lâché :
" Regardez Riquelme ! Son visage pourrait être celui de n'importe quel être humain sur cette planète certes, mais Dieu sait que son pied est unique "

Pour prendre la pleine mesure du charisme d'un joueur, c'est simple. Donnez-lui le ballon et regardez ce qu'il en fait.
Paradigm Shift Niveau : CFA2
Barca / Roja

La barre oblique / ,ou slash en anglais, peut avoir de multiples usages aussi bien en mathématiques, en informatique que dans d'autres disciplines.
Pour ma part, je l'utiliserai et je la penserai comme étant un miroir, un miroir qui par le biais d'une projection lumineuse réincarnerait un objet dans son image, une image quasi-parfaite.

Durant la séquence historique 2008-2012, La Roja était l'image quasi-parfaite du Barca. D'ailleurs, les périodes d'apogée (Victoire en finale de coupe du monde 2010 et de l'euro 2012) et de déclin (défaite humiliante en finale de coupe des confédérations 2013 face au Brésil après un parcours laborieux et sortie prématurée du mondial 2014) coincident avec une domination outrageuse du FC Barcelone aussi bien sur la scène locale, continentale que mondiale.

De plus, les équipes types lors de cette période sont presque les mêmes.

Composition de départ des Blaugranas lors de la finale de C1 en 2011 à Wembley face à Manchester United (Puyol était rentré en cours partie, car revenant de blessure) : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/ … 28.svg.png

Composition de départ de la Roja lors de la finale de Coupe du monde 2010 à Johannesburg face aux Pays-bas :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/ … 11.svg.png

Durant cette période également, Xavi, qui était le meneur/Relayeur des deux équipes, affichait une moyenne inégalable de 94% de passes réussies (pour nos amis férus de statistiques) lors des grands rendez-vous auxquels il a pris part aussi bien sous la tunique blaugrana (Finales de C1, de Copa et de Coupe du monde des clubs) que celle de la Roja (Finales de Coupe du monde et d'Euro).
Dans ce sens, l'IFFHS, l'organe de études et des statistiques de la FIFA, désigne Xavi comme étant le meilleur meneur de jeu et le joueur le plus créatif (qui crée le plus de jeu) au monde sur cette période.

Au bout du compte, je ne risque pas trop en affirmant que :

1) Sans ce Barca historique, point d'Espagne victorieuse et dominatrice du football mondial.

2) Xavi Hernandez, maître à jouer des deux équipes, a été le joueur le plus important et le facteur déterminant des sacres

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