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Que s'est-il vraiment passé avant Lyon-Montpellier ?

Après des supporters parisiens refoulés arbitrairement du Stade de France, des Bastiais stigmatisés à Nice, la dernière journée s'est soldée par un œil perdu sur flashball du côté de Lyon. Éclaircissement avec le principal intéressé, dégoûté.

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Malgré la superbe victoire des Gones sur les joueurs de Montpellier dimanche soir, l'ambiance n'était pas vraiment au beau fixe du côté des supporters lyonnais à la sortie du stade. La faute à l'hospitalisation d'Alexandre (26 ans), habitué du Virage Sud (VS) et victime d'une « balle de flashball » reçue à « deux centimètres de l'œil droit » selon ses camarades de tribune, dans un communiqué paru mardi sur le site mouvement-ultra.fr. Dans ce communiqué, les membres du VS assurent qu'Alexandre, surnommé « Lex » dans les travées de Gerland, se serait pris un projectile de flashball alors qu'il tentait de protéger des familles s'éloignant d'une rixe entre supporters lyonnais et montpelliérains, sur l'avenue Tony Garnier. Contacté par nos soins à sa sortie d'hôpital, Alexandre livre sa version des faits : « À 19h30, des minibus de supporters de Montpellier arrivent sur une grande avenue pas loin de Gerland. Et là, ça part très vite. Des Lyonnais rassemblés sur l'avenue attaquent les Montpelliérains et ces derniers sortent de leurs véhicules… À ce moment-là, je suis facile à 300 mètres de là. La police arrive un peu à séparer les deux côtés. Des Montpelliérains reviennent en direction de leurs minibus et d'autres vont en direction de là où je suis. Moi, je suis entouré de familles, d'enfants, mais je ne suis pas du tout dans la bagarre, sans personne du Virage à proximité. Et là, de ce que je me souviens, il y a un flic qui se retourne et qui me met un coup de flashball à hauteur de tête. » La bagarre était-elle préméditée ? « D'après ce que m'ont dit les flics, les Montpelliérains n'ont pas pris l'escorte qui devait les mener au stade et se sont retrouvés dans cette avenue où les Lyonnais ont l'habitude de se rassembler. »

« Jamais interpellé pour des faits de violence autour d'un stade »


À son réveil, « Lex » apprend qu'il risque de perdre la vision de l'œil droit alors qu'il a déjà perdu l'usage de l'autre œil il y a quelques années. « Là, j'ai déjà perdu 7/10e de mon œil droit, soupire-t-il. L'impact du flashball a abîmé mes récepteurs visuels qui se trouvent juste derrière la rétine. Je ne reverrai donc jamais correctement, ça sera toujours flou. Si j'arrive à tenir le coup, c'est surtout grâce aux nombreux soutiens que je reçois depuis plusieurs jours. Mais à l'hôpital, quand on m'a annoncé la nouvelle, ça a été super dur à encaisser. Déjà la première fois, avec mon œil gauche, ça n'avait pas été facile, mais alors là... » Du côté des forces de l'ordre, qui n'ont pas souhaité nous répondre, tout comme l'OL, le son de cloche est différent. Dans un article publié le mercredi 22 octobre sur le site du journal Le Progrès, le jeune supporter lyonnais est décrit comme un « hooligan ultra-violent du virage sud et un membre des identitaires lyonnais » par Albert Doutre, le patron de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Rhône. Il ne semble pas douter de son implication dans la bagarre malgré l'ouverture d'une enquête par le Pôle commandement déontologie discipline (PCDD) afin de déterminer l'origine exacte de sa blessure. Dans les colonnes du Progrès, Albert Doutre va même plus loin en expliquant que les tirs effectués par les forces de l'ordre ce jour-là avaient été « ciblés en direction d'individus qui lançaient des projectiles » et qu'il était « inconcevable qu'une personne reçoive un tir qui ne lui est pas destiné » . Sur le site de lyoncapitale.fr, Pascal Barthélémy, membre du syndicat de police Alliance, affirme en revanche que « la visibilité pour les forces de l'ordre est très réduite » lors de manifestations et d'affrontements. Il n'est donc pas « rare que l'on touche une personne qui n'était pas visée au départ » . Lex confesse avoir déjà été deux fois interdit de stade. « Mais une IAS, interdiction de stade administrative. Je n'ai jamais été interpellé pour des faits de violence autour d'un stade de foot. » Lui et quelques collègues n'avaient pas déclaré à la préfecture le minibus pour se rendre à Saint-Étienne et ont été interceptés avant d'arriver à bon port. Ils y gagnent une interdiction de stade sans passer devant le juge.

Casti bis ?


Cet ancien membre des Lugdunums (disparus en 2007, ndlr), aujourd'hui indépendant, réitère sa version et cherche aujourd'hui des témoins pour prouver sa bonne foi, car aucune image de la police ne serait utilisable… « D'après ce que m'a dit la police des polices avant-hier lors de mon interrogatoire, il n'y aurait pas d'image exploitable. Je peux t'assurer que si ça avait été moi qui avait tapé un flic, ils m'auraient sorti les images… » , déplore Alexandre. Si toute la lumière reste encore à faire sur cette affaire qui n'est pas sans ressemblance avec celle de « Casti » - un supporter montpelliérain ayant perdu un œil en 2012 après un probable tir de flashball, affaire toujours en cours - et alors que l'appel à témoin n'a pas permis de faire avancer l'enquête, l'utilisation de flashball par les forces de l'ordre lors de manifestations sportives - et pas seulement - risque de faire à nouveau débat. Et concernant Alexandre ? « Pour l'instant, mon avocat veut surtout réclamer des indemnités hospitalières confie-t-il. Parce que là, j'en ai encore pour au moins six mois de traitement et de tout ce qui s'ensuit... » En colère ? « Je ne suis pas là pour accabler le flic, même si je suis dégoûté que ma vie bascule. Et ce qui s'est passé là n'est pas bon non plus pour les supporters. Il y a faute des deux côtés. Du côté des supporters qui se battent en plein milieu d'une rue très fréquentée. Et du côté de la police, d'avoir fait usage de flashball de manière abusive… »

Par Aymeric Le Gall et Antoine Aubry, avec Quentin Blandin
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