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  2. // Bilan 2015-16

Que retenir de cette Ligue des champions 2016 ?

Le rideau est donc tombé. Sur le onzième sacre européen de l'histoire du Real Madrid, sur les larmes d'Antoine Griezmann et sur les espoirs brisés d'un Paris Saint-Germain qui s'est plus que jamais vu trop beau. Ce cru de C1 était beau, brillant et déstabilisant aussi parfois. Et à la fin, c'est encore l'Espagne qui saute sur l'Europe du foot.

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L'équipe de la saison : Atlético de Madrid


« Ici, les gens vous en voudront pour votre nonchalance ou votre manque d’ambition, jamais pour une défaite. » L'histoire est cruelle. Pour cet Atlético peut-être plus que pour n'importe qui. Cette édition 2016 restera à jamais comme celle où les hommes de Diego Simeone ont fait tomber le FC Barcelone, le Bayern Munich et se sont finalement inclinés aux tirs au but contre leur pire ennemi : le Real Madrid. Oui, l'issue est terrible, et le romantisme a été fauché en pleine course. Le football n'a pas de sentiments, c'est bien connu. Mais il a définitivement une grosse paire entre les jambes. Et surtout un dieu sur son toit : un roi chauve, français et qui a réussi une mission énorme en l'espace de quatre mois. Zinédine Zidane est intouchable. C'est l'autre leçon de l'histoire.

Le match de la saison : Bayern Munich-Juventus, huitième de finale retour (4-2, a.p.)


Gary Lineker a souvent eu les mots justes et ses théories sont souvent vérifiables : « Le foot est un sport simple : 22 hommes se battent pour un ballon pendant 90 minutes et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne. » Cette saison, l'Europe a connu plusieurs secousses, mais on gardera en mémoire deux sommets : un Liverpool-Dortmund en Ligue Europa et un huitième de finale retour de C1 homérique entre le Bayern et la Juventus. Quinze jours plus tôt, le Juventus Stadium avait déjà été le théâtre d'un match aller excitant, mais les 120 minutes suivantes furent un millésime. En deux temps : celui de la Juve d'abord, portée par un Morata en feu et un 4-5-1 défensif, qui mène 2-0 au bout d'une demi-heure de jeu et qu'on sent intouchable ; celui du Bayern finalement, qui remonte froidement son retard avant de renverser la belle turinoise en prolongation. À l'expérience, au cœur et au Kingsley. Un bain moussant.

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La fessée de la saison : Real Madrid-Malmö FF, 6e journée de poules, (8-0)


Il y a des gifles qui soulagent. Celle-ci, en particulier, était un peu plus qu'un défouloir. Un dernier match de poules, une formalité annoncée et, au final, une tornade (8-0). Ce soir-là, le Real Madrid avait besoin de sourire quelques semaines après une défaite humiliante en Liga face au Barça à domicile (0-4) et une exclusion stupide de la Coupe du Roi. Karim Benzema, lui, venait de flinguer son été européen, mais l'important était finalement sur le terrain. Oui, les premiers problèmes sont sur le terrain et se règlent sur le terrain. Résultat : un record collectif égalé concernant le plus grand écart lors d'un match de C1 (avec Liverpool, contre Beşiktaş en 2007), un personnel pour Cristiano Ronaldo, quadruple buteur, devenant le meilleur buteur de l'histoire des phases de groupes (11 buts) et une bouffée d'air. Mais ça, c'était avant ZZ.

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La bonne surprise : Manchester City


« Mais comment ils ont pu en arriver là avec Mangala et Demichelis ? » Quiconque a suivi un tant soit peu la Ligue des champions cette saison a forcément entendu cette question au moins une fois. Bien que le tout Paris ait décrété que l’équipe de Pellegrini était loin d’être au niveau des cadors cette année, force est de constater que les Citizens ont fait le taf. Pourtant, les Mancuniens n’ont pas été épargnés, en tirant dès les poules une Juventus finaliste la saison passée, un Séville titré en Ligue Europa et le surprenant Borussia Mönchengladbach. Malgré deux défaites face aux Italiens, les Anglais sont sortis en tête avant de disposer du modeste Dynamo Kiev en huitième et du prestigieux PSG en quarts. La défaite sur un fil face au Real a été, elle, plus désolante pour les Anglais qu’encourageante pour les Espagnols, très poussifs sur cette double confrontation. La preuve qu’avec une équipe composée d’un excellent attaquant (le Kun), d’un petit génie roux (De Bruyne) et d’une défense supposée nulle, on peut aller très loin. En résumé, Manchester City, ce n’était pas le Brésil, mais ça a quand même manqué de peu une finale.

La mauvaise surprise : Paris Saint-Germain


On les disait changés, plus forts, plus entreprenants. Certains disaient même d’eux qu’ils n’avaient rien à envier aux plus grosses écuries européennes. Et pourtant, les Parisiens ont encore échoué en quarts de finale. Pour la quatrième année consécutive, les hommes de Laurent Blanc n’ont pas atteint le dernier carré. Mais le pire, c’est qu’ils sont cette fois-ci sortis par la toute petite porte. Celle que l’on emprunte après avoir fait preuve de suffisance. Après avoir fait à nouveau tomber Chelsea et évité un gros poisson au tirage, les hommes de Laurent Blanc pensaient écarter facilement de fébriles Citizens. Mais il n’en fut rien. La faute à des joueurs pas assez concernés et à un coach aussi excité et curieux qu’un homme marié rentrant dans une boîte BDSM. Résultat ? Un 3-5-2, une fessée et au lit. Cette année, Paris n’a donc toujours pas franchi ce fameux cap. Celui qui devait faire du club un taulier de la scène européenne. Voilà peut-être la preuve que pour rêver plus grand, il ne suffit pas de rêver plus riche, mais également de rêver plus longtemps.

L'équipe que tout le monde va oublier, mais il ne faudrait pas : Benfica


La période où le Portugal s’en remettait à Porto pour le représenter sur la scène européenne est bel et bien révolue. Aujourd’hui, ce sont bien les Aigles de Benfica qui représentent les couleurs de leur pays et c’est peu dire qu’ils le font avec un certain panache. La faute à un certain Rui Vitória et à une révolution qui a surpris son monde. Longtemps accusé de ne pas faire confiance aux jeunes du coin, le Benfica a cette saison pu compter sur sa nouvelle pépinière de talents. En figure de proue de ce changement de paradigme, il faut évidemment citer l’incontournable Renato Sanches, auteur d’une saison grandiose avec les siens. Il faudrait aussi éviter d’omettre que les Portugais sont passés tout près d’un exploit retentissant face au Bayern Munich de Pep Guardiola, démontrant au monde du football que quand il s’agit de pratiquer un jeu léché et tourné vers l’attaque, les Aigles n’ont pas grand-chose à envier aux tanks allemands. Avec leur nouveau titre de champions nationaux, ils seront de retour en Ligue des champions l’année prochaine avec, c’est certain, de nouvelles pépites et des ambitions toujours plus grandes. À surveiller de très près, donc.

Le buteur : Cristiano Ronaldo


Dans sa catégorie, il est déjà le plus grand. C'est comme ça, Cristiano Ronaldo est le maître des filets en Ligue des champions (94 buts, onze de plus que Messi). Cette saison aura donc finalement été une saison comme une autre pour le buteur portugais du Real avec 16 buts au compteur - un de moins que son record personnel (17, en 2013-2014). Et cette saison encore, le Real n'aurait jamais atteint San Siro sans lui au cours d'une campagne qui aura vu CR7 retourner Wolfsburg en quarts de finale, CR7 aligner tout le monde en poules, mais aussi CR7 se claquer en demi-finale aller à Manchester. Alors oui, Ronaldo a encore raté sa finale, mais l'histoire retiendra que c'est bien le Portugais qui a posé le Real sur le toit de l'Europe pour la onzième fois de son histoire. Comme un monarque.

Le bonbon de la saison : Alessandro Florenzi


Lui-même a longtemps semblé ne pas y croire. Pendant de longues secondes, il a gardé les mains sur son visage avant de terminer sous le poids de ses partenaires. L’histoire retiendra que le 16 septembre 2015, Alessandro Florenzi a arrêté le temps durant quelques secondes le long de la ligne de touche du Stadio Olimpico de Rome face au FC Barcelone (1-1). Un match de poules comme un autre où le Barça menait 1-0 depuis dix minutes grâce à une tête de Luis Suárez. Un coup d’œil, Ter Stegen trop avancé, et une inspiration géniale pour faire exploser Rome. Florenzi : « Quand j’ai vu qu’il était rentré, je n’ai pas su comment le célébrer. J’ai mis mes mains sur le visage, car je savais, à ce moment-là, que je venais de marquer un but que je ne pourrais jamais oublier. » Un peu plus qu’une anecdote.

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Bonus : Luis Suárez

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Saúl Ñíguez

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Juan Guillermo Cuadrado

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David Alaba

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Combien de points a pris la France au coefficient UEFA ?


11 083 points. Cette saison encore, le PSG a été tout seul pour porter le coefficient UEFA français. Laurent Blanc le sait et avait même glissé ces mots après la qualification parisienne en huitièmes de finale à Londres : « Je pense que comme le PSG est le seul club français présent en Coupe d’Europe, on devrait avoir le soutien de tout le football français. Je pense que ce n’est pas le cas parce que c’est Paris. Paris est beaucoup jalousé. » L'entraîneur parisien n'a pas totalement tort, et le tableau est assez triste, car derrière, Lyon n'est pas sorti d'une poule facile en terminant dernier. Résultat : la France reste derrière le Portugal en sixième position. La récession, toujours.

Par Maxime Brigand et Gabriel Cnudde
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Dans cet article

Claude le Gentil Niveau : CFA
Note : 4
"Et surtout un dieu sur son toit : un roi chauve, français et qui a réussi une mission énorme en l'espace de quatre mois. Zinédine Zidane est intouchable."

C'est malin, vous en avez mis partout !
LeJusticier Niveau : Ligue 2
Note : 2
Message posté par Claude le Gentil
"Et surtout un dieu sur son toit : un roi chauve, français et qui a réussi une mission énorme en l'espace de quatre mois. Zinédine Zidane est intouchable."

C'est malin, vous en avez mis partout !


Un peu violent le matin toute cette luxure !

Les plus grand faits d'arme de Zidane cette saison c'est d'avoir donné raison à Bénitez en (ré)installant Casemiro au coeur du jeu et d'avoir fait le GO pendant 5 mois, ce qui est déjà bien en soi, mais faut pas abuser sur les dithyrambes non plus.
Gunner's Dude Niveau : DHR
Pour moi, le match de la saison, ce n'est pas Bayern-Juve, c'est la demi finale retour entre le Bayern et l'Atlético. Ce match était peut-être moins fou en terme de scénario, sera peut-être plus rapidement oublié et, pourtant, en terme d'intensité, c'était absolument incroyable. Une dizaine de milliers de crans au-dessus de ce qu'on a vu hier.
 //  10:25  //  Amoureux de la Bolivie
ZZ n'a rien apporté tactiquement à cette équipe, il a surtout apporté dans l'état d'esprit, les joueurs semblent tout à l'écoute de ZZ (de par son statut d'intouchable au Real), il a (re)transmis la motivation et la gagne aux joueurs. Mais soyons honnête pas de révolution dans le jeu, pas de modifications majeur.

Les suiveurs qui ont rien suivi nous parle du positionnement de Casemiro au milieu, mais Benitez l'aligné aussi et s'est fait défoncer en début de saison par la presse car il a osé mettre un milieu récup (à la place de la starlette James qu'il fallait faire jouer évidemment pour vendre des maillots)!

D'ailleurs le Real jouait mieux avec Casemiro (ère Benitez) car il équilibrait l'équipe. MAis voilà ça plaisait pa sà Perez. Et là, le ZZ le remet (il est pas con quand même Zizou) ,et bien sur on lui dit rien et on crit au génie qu'il a équilibré le milieu du Real.
 //  10:27  //  Amoureux de la Bolivie
Message posté par LeJusticier
Un peu violent le matin toute cette luxure !

Les plus grand faits d'arme de Zidane cette saison c'est d'avoir donné raison à Bénitez en (ré)installant Casemiro au coeur du jeu et d'avoir fait le GO pendant 5 mois, ce qui est déjà bien en soi, mais faut pas abuser sur les dithyrambes non plus.


J'avais pas vu ton post camarade avant de poster le mien, mais entièrement d'accord, Benitez s'est fait lynché pour avoir aligné Casemiro alors qu'il avait raison et ZZ a confirmé cela.
Gunner's Dude Niveau : DHR
Message posté par ajde59
ZZ n'a rien apporté tactiquement à cette équipe, il a surtout apporté dans l'état d'esprit, les joueurs semblent tout à l'écoute de ZZ (de par son statut d'intouchable au Real), il a (re)transmis la motivation et la gagne aux joueurs. Mais soyons honnête pas de révolution dans le jeu, pas de modifications majeur.

Les suiveurs qui ont rien suivi nous parle du positionnement de Casemiro au milieu, mais Benitez l'aligné aussi et s'est fait défoncer en début de saison par la presse car il a osé mettre un milieu récup (à la place de la starlette James qu'il fallait faire jouer évidemment pour vendre des maillots)!

D'ailleurs le Real jouait mieux avec Casemiro (ère Benitez) car il équilibrait l'équipe. MAis voilà ça plaisait pa sà Perez. Et là, le ZZ le remet (il est pas con quand même Zizou) ,et bien sur on lui dit rien et on crit au génie qu'il a équilibré le milieu du Real.


C'est tout à fait vrai mais tu ne peux pas nier que Zidane a transformé Casimero : jamais, sous Bénitez, je n'avais cru ce joueur capable de performances comme celle qui fut la sienne hier.
Zidane n'a peut-être pas remporté cette LdC sur son sens tactique mais il l'a remportée par son aura : et ce n'en est pas moins beau.
Gunner's Dude Niveau : DHR
Message posté par Gunner's Dude
C'est tout à fait vrai mais tu ne peux pas nier que Zidane a transformé Casimero : jamais, sous Bénitez, je n'avais cru ce joueur capable de performances comme celle qui fut la sienne hier.
Zidane n'a peut-être pas remporté cette LdC sur son sens tactique mais il l'a remportée par son aura : et ce n'en est pas moins beau.


Et je dis ça en étant littéralement écœuré par la victoire du Réal (que les choses soient dites).
Note : -1
C'est drôle de parler de suffisance du PSG alors qu'on a surtout un problème de réalisme dans les deux surfaces.

Le match aller face à City et la match retour face à Madrid sont emblématiques de cette capacité à ne pas retranscrire au tableau d'affichage la nette domination en occasions sur le terrain.

Et quand je dis deux surfaces c'est parce qu'on oublie trop vite que le PSG n'a pas été seulement éliminé en quart pour ne pas avoir marqué assez de but. Mais surtout pour en avoir pris 3, ce qui est anormal au vu de l'adversaire.

Dire qu'on a été suffisant alors que nos joueurs ont tout donné sur le terrain, c'est complètement faux.C'est nous voiler la face par rapport à un niveau qu'on espérait mais qu'on a pas eu.

A coté le Real nous montre comment gagner une LDC, sans être particulièrement génial mais en gérant ces phases de réalisme.La part de chance qui se provoque il l'ont eu !

Alors si on ne gomme par ces moments de flottement et le fait d'encaisser un but à chaque match décisif de LDC (pour être précis 15/16 depuis 4 ans, seul copie blanche à Leverkusen). On ne pourra jamais faire un parcours victorieux !

Bon sinon pour le global c'est vraie que la compétition est plutôt avare en confrontation de qualité. Mais cette année il y a au moins eu du suspense et cela dès les 8ém.

Espérons que le spectacle sera à l'Euro !
Lost in translation Niveau : CFA2
Dès le titre je ne suis pas du tout d'accord!

Ce n'est pas le PSG qui s'est vu trop beau, c'est Laurent Blanc qui l'a vu trop faible !
Message posté par LeJusticier
Un peu violent le matin toute cette luxure !

Les plus grand faits d'arme de Zidane cette saison c'est d'avoir donné raison à Bénitez en (ré)installant Casemiro au coeur du jeu et d'avoir fait le GO pendant 5 mois, ce qui est déjà bien en soi, mais faut pas abuser sur les dithyrambes non plus.


Je suis pas du tout fan du Real mais si tu crois qu'on peut gagner la ligue des champions en faisant le GO, vas-y abandonne le Club Méd' et lance-toi
Django Renard Niveau : District
Je sais pas ou vous avez vu une superbe CL vous ...?

perso a part les match du bayern contre la juve et l'atletico, y'a pas eu grand chose a se mettre sous la dent...

le parcours du real, c'est le néant, ils ont encore la chance de tomber sur un tout petit atletico complexé en finale, on s'en doutait.

On retiendra plutôt que l'atletico a fait chuter les deux meilleures équipes d'europe, le bayern et le barça.
Note : 1
Je trouve ce résumé de la Ligue des Champions plutôt efficace et significatif.

J'ai eu la désagréable impression de suivre une Coupe d'Europe globalement assez ennuyeuse, sublimée par deux tableaux qui ont déjà leur place dans l'intemporel : Bayern-Juve et Bayern-Atletico (je n'ai malheureusement pas vu celui-là, mais je vous fais tous confiance).

Le but de Cuadrado, joueur dont je ne suis pas vraiment fan par ailleurs, fut personnellement le plus beau moment de la saison pour moi : avoir cette sensation que l'on va assister à quelque chose mais être, malgré tout, surpris sur de dernier crochet... c'est ce que j'aime dans le football.

Le vainqueur n'a pas eu beaucoup de panache, même s'il fut selon moi plus fort dans la finale. Il y a certes cette "remontada" face à Wolfsburg, mais la relative faiblesse de l'adversaire incite à ne pas crier au génie.
Reste que le Real est une grande équipe et qu'il ne faut jamais sous estimer les grandes équipes.

Benitez fut beaucoup critiqué et je reste persuadé que son éviction vient en grande partie de son embonpoint et de sa calvitie : son équipe était tout aussi cohérente tactiquement que celle de Zidane et la victoire est, selon moi, un peu sienne. Mais l'image qu'il donne n'est absolument pas en accord avec l'image que le Real et ses supporters se font de la Maison Blanche.
C'est un peu nul (même vraiment nul, selon moi), mais c'est comme ça.
Ce que j'ai retenu c'est que la compétition doit être renommée, çà ne rime à rien de voir des non-champions faire une finale de ligue des champions.

Ensuite pour Paris, non on ne s'est pas vus plus beaux, nous avions réellement nos chances.
Simplement deux choses: l'effectif a une fois encore manqué de largeur, et le coach aura manqué d'imprimer un état d'esprit dominateur, plus agressif dans le jeu produit au fur et à mesure que l'enjeu montait.

Quand on aura réglé ces deux problèmes, on sera préparé à passer ce cap.

Sinon pas un mot pour le fcb qui se serait peut être vu un petit peu trop beau pour le coup? Moi je les mettrais bien dans la catégorie énorme déception, tout le monde les portait aux nuées avec leur trio invincible, et puis bizarrement on en entend plus parler dans un article de C1.
Concernant le bilan français,

Monaco n'a jamais vraiment existé face à Valence et, encore une fois, Jardim partait de très loin avec cette équipe refaite pour la centième fois. D'ailleurs, le joueur fort de l'époque était Pasalic et il a complétement disparu en fin de saison.

Lyon s'est embourbé dans des querelles internes indignes du niveau européen et je suis assez triste de constater que leur honteuse élimination ne fut que logique. L'OL n'était pas la plus mauvaise équipe du groupe, le reste de la saison l'a confirmé, mais la Ligue des Champions exige un investissement total qui n'était pas celui des lyonnais.
Ils ont un peu insulté la compétition et, si il y a une équipe française qui s'est vue trop belle, c'est bien elle.

Enfin, reste le PSG. Le parcours du club parisien est honorable mais sans mesure avec l'investissement psychologique et financier en amont.
Il manque selon moi à Paris les ingrédients du dépassement de soi.
Le premier ingrédient serait déjà d'avoir un public de feu, ce qui n'est absolument plus le cas. Le Parc des Princes était une enceinte crainte par le passé et je suis persuadé que les adversaires qui s'y déplacent aujourd'hui bénéficient d'un confort bienvenu.
Le second ingrédient du dépassement de soi devrait venir de l'entraineur. Je n'ai absolument rien contre Blanc, qui n'a jamais fait un mauvais travail avec son binôme Gasset, mais son comportement lymphatique et son coaching attentif ne permettront pas au PSG de passer ce cran selon moi.
Enfin, il est absolument nécessaire que le PSG se trouve enfin une identité de jeu. C'est une équipe de possession, mais je trouve qu'elle laisse une incroyable impression de pâle copie de quelque chose d'autre, il manque un supplément d'âme tactique.
Mon argument est, en plus, étayé par ce formidable revirement de dernière minute de Laurent Blanc à Manchester. Cette envie soudaine de changer la formule utilisée depuis des années montre une incertitude, un cul entre deux chaises, qui expliquent mon impression.

C'est à ce moment là, peut-être, qu'on remarque que l'addition de joueurs talentueux ne suffit pas et qu'il faut un réel projet de jeu sur lequel greffer les recrues.
Le PSG n'est pas hors sujet sur ce point, mais sa copie n'est pas à la hauteur non plus.
Il va falloir s'atteler à préciser sa pensée de jeu.
Bon, maintenant que vous avez tout pris à Zidane, pourrait-on avoir un article détaillé sur son adjoint dont personne n'a ne serais-ce que prononcé le nom depuis hier soir alors qu'il est tout à fait imaginable que le Dieu ZZ ne soit pas le seul à l'origine de cette victoire.
Real : meilleure attaque, meilleure défense, meilleur buteur, une seule défaite dans la compétition pour une remontada de folie et le 11e titre au bout.
Campagne proche de la perfection.
einmaleinstern Niveau : DHR
Le Bayern m'a fait rêver sur la plus part des rencontres. Depuis la fessée 5-1 contre Arsenal jusqu'à l'élimination... même pas frustré de ne pas avoir été au bout!
Toon Eastman Niveau : National
Ce que je retiendrai surtout personnellement, c'est la différence entre les 2 parties de tableau où on a eu d'un coté Bayern, Juventus, Barca et l'Atletico (dans son style), des équipes sympas à suivre et à regarder. Même si il y a eu quelques purges aussi, globalement ca restait proche de ce qu'on attend de la C1.

Et de l'autre on a eu droit à des PSG, Chelsea, City ou Real qui on sorti ce qui se rapproche pour moi le plus de matchs d'Intertoto, avec un niveau parfois lamentable. Le top restant encore PSG-City qui était d'une tristesse hallucinante et dans lequel on avait droit à une erreur ou une passe ratée toute les 30 secondes.

Au final, la victoire du Real reste dans la logique de cette C1, un niveau de jeux pas très élevé, une équipe pas très intéressante à voir jouer mais qui soigne ses stats sans coup d’éclats. Et non, mettre la misère à Wolfsburg, qui est à la ramasse depuis le début de saison, j'appelle pas ca un coup d'éclat. Si les madrilènes avaient prit l'aller un peu plus au sérieux, ils auraient pu assurer leur qualif sans problème.

Mention spéciale aussi à Ronaldo qui, malgré une finale complètement ratée (et encore je suis gentil), s'offre le luxe de devenir le héros de la soirée.

A l'avenir j'aimerais juste qu'il arrête de se mettre a moitié à poil à chaque fois qu'il marque, parce que quand t'es peinard devant ta télé avec tes potes, tous une bière à la main et des chips sur la table, ce genre de geste a tendance a donner le cafard a tout le monde.
Même pas une petite mention pour La Gantoise ?
LeoMessi DiCaprooney Niveau : District
Heureusement que Guardiola et son Bayern étaient présents car footballistiquement (ce mot existe-t-il ?), que ce fut pauvre ! LDC la moins intéressante depuis bien longtemps.
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Label Hernández
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