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Que peut-on attendre de Mario à Liverpool ?

On retrouve donc Balotelli à Liverpool. Où il doit montrer qu'il mérite encore le qualificatif de top player. Où il risque de bien nous régaler. Reste à savoir comment…

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En 2010, quand il a signé de l'Inter à Manchester City, Mario valait 28 millions d'euros. Il a ensuite été vendu, de City à Milan, pour 23,5 millions. Aujourd'hui, sa valeur est de 20 millions « seulement » . Dans un monde où les chiffres, que ce soient les stats, les montants, les commissions où le nombre de téléspectateurs est roi, cette chute du prix à l'achat du Balotelli en dit long. C'est un joueur sur qui beaucoup n'oseraient plus parier que vient d'acquérir Liverpool. Un fou, d'après certains, recruté pour succéder à un autre taré, Luis Suárez (pourtant vendu, lui, 81 millions d'euros).

Balo moins cher que Lovren, Lallana et Marković


La question, d'argent, est simple. Dans ce qu'est devenu le football de haut niveau, ce n'est pas seulement le talent qui se monnaie, mais la régularité, la fiabilité, le retour sur investissement. Or, quel est l'intérêt d'avoir autant de talent si c'est pour seulement en montrer des flashs - qui plus est, de plus en plus rares - et casser les couilles à tout le monde entre-temps. Pour un but toutes les trois semaines, Balotelli, c'est quand même beaucoup d'emmerdes, non ? Balo est donc de retour en Angleterre. Là où il a sans doute donné son meilleur, que ce soit sur ou en dehors de la pelouse. D'ailleurs, il a l'air plus simple pour Mario de jouer à l'étranger que chez lui, en Italie, où tout semble condamné à devoir être compliqué pour lui. Les Anglais ont peut-être plus d'humour, sans doute plus de détachement aussi, à l'endroit de Balo. Sans doute aussi parce qu'il ne joue pas en pointe de leur équipe nationale, et ne rate pas des occases qui laissent des regrets au goût d'élimination prématurée en Coupe du monde.

Liverpool a donc fait le pari Balotelli. Se disant qu'il fera éventuellement de meilleurs choix de vie à 24 ans qu'à 20 ans. Ou se disant peut-être plus prosaïquement qu'à ce tarif réduit, le pari est limité, donc pris. Balotelli n'est en effet que le quatrième joueur le plus cher signé cet été par les Reds. Si si. Après Adam Lallana, Dejan Lovren et Lazar Marković. Voilà où en est Mario aujourd'hui. Pas pour rien que Christian Vieri a qualifié cette vente de meilleure opération de l'histoire du Milan AC. Ou comme l'a écrit Mario Sconcerti dans le Corriere della Sera : « Mario Balotelli est un phénomène étrange qui fait la joie de tout le monde quand il signe, et plus encore quand il part. » Voilà comment l'Italie remercie Balotelli, alors que la Gazzetta dello Sport a par exemple titré à 788 reprises sur le phénomène lors de ces 568 jours passés à Milan. Ce qu'on appelle un entertainer.

Liverpool, un baroud d'honneur ?


On peut tout attendre de l'expérience Mario à Liverpool. Qu'il déloge aussi vite qu'il est parti Luis Suárez dans le cœur du kop d'Anfield. Qu'il s'effondre totalement, barre trop haute pour lui, et se montre incapable de placer les Reds dans la course au titre. Qu'il se fasse arrêter par les Bobbies après une nuit d'ivresse passée avec nains, pertes et fracas. Qu'il invite cent lads à capuche à venir le voir jouer au stade, en vrai, au lieu de traîner leur peine de vivre le long des docks de Liverpool ou dans les allées de Liverpool One, le nouveau centre-ville–centre-commercial à la modernité aussi douteuse qu'un clip de Miley Cyrus. Balotelli fait partie de ce monde-là. Reste à voir ce qu'il a encore à donner à celui du football. Surtout, reste à voir comment ce dernier peut encore le supporter, et pour combien de temps. Mario, il faut bien l'avouer, semble avoir gavé beaucoup de monde. Cette signature à Liverpool pourrait bien figurer sa dernière vraie chance de performer au plus haut niveau, en pointe d'un top-club européen.


Probablement, Mario va vite se faire aduler, régaler, marquer, faire un début en fanfare. Avant de lever le pied, se faire expulser, se faire pardonner, re-sanctionner, oublier, remarquer dans un derby, décevoir dans un match au sommet, puis finir par lasser et quitter Liverpool pour un montant toujours moins élevé. Ce serait un peu triste, mais finalement attendu. Pire, s'il se rate complet, et ce, même s'il nous aura alors bien fait marrer à rendre chèvre Brendan Rogers et avec lui Steve Peters, le psy de Liverpool (quand même, avoir ramené un tigre à l'entraînement, fallait y penser), Mario pourrait s'exposer au risque de finir par être uniquement considéré comme un phénomène de foire - un sacré, il est vrai, mais un phénomène de foire tout de même. Un zouave. Un mec capable de s'excuser pour un match, un amical contre Valence avec Milan dimanche dernier, à cause d'un rhume, et de réapparaître le lendemain sur les réseaux sociaux en train de relever un Ice Bucket Challenge. Merde, change rien Mario. Le monde du football a tellement besoin de toi.

Par Simon Capelli-Welter
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