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Que manque-t-il au PSG pour aller plus haut ?

Sorti de la Ligue des champions pour la troisième saison consécutive, le PSG de QSI peine à atteindre le sommet du football européen. Pour combler le retard avec les institutions que sont le FC Barcelone, le Real Madrid ou encore le Bayern Munich, voici quelques pistes de réflexion pour le club parisien.

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Se donner le temps


« Rome ne s'est pas faite en un jour. » Ce proverbe, QSI pourrait le méditer afin d'aider son PSG à atteindre le sommet du football européen. Car depuis sa prise de pouvoir en juin 2011, le fonds d'investissement qatari ambitionne de faire du club de la capitale une référence européenne, mais, comme l'ont montré ses différents échecs en Ligue 1 (2012) et Ligue des champions depuis trois ans, le meilleur club du monde ne se construit pas du jour au lendemain. Racheté en 2008 par ses actuels propriétaires émiratis, Manchester City a certes décroché le Graal en Angleterre, mais peine toujours à briller sur la scène continentale, quand le Chelsea de Roman Abramovitch a dû attendre 11 ans pour décrocher la Ligue des champions. « Chelsea, c'est l'exemple parfait pour Paris » estime Grégory Coupet, ancien gardien du club avant la prise de pouvoir qatarie. « Pour développer un club d'envergure, il faut être patient, savoir se confronter au plus fort et perdre contre eux tout en dominant de plus en plus facilement son championnat national. » Sur ce point, avec un troisième titre consécutif à portée de tir, le PSG semble sur la bonne voie. Pour ce qui est de la Ligue des champions, il reste encore six saisons pour être dans les délais de Chelsea...

Améliorer encore son effectif


En recrutant Zlatan Ibrahimović et Thiago Silva à l'été 2012, le PSG est clairement passé dans une nouvelle dimension après l'arrivée de Javier Pastore un an plus tôt. Le PSG pense alors avoir fait le nécessaire pour se mettre au niveau des meilleurs, mais déchante à chaque fois sur la marche des quarts de finale en C1, notamment en jouant sans son Suédois au match retour à Stamford Bridge en 2014, sans plusieurs cadres au match aller contre le Barça en 2015. En dépit de ses recrutements haut de gamme, le club parisien semble un cran en dessous - fair-play financier oblige - des clubs qu'il veut rejoindre dans le Gotha : le Barça, avec sa constellation Messi-Neymar-Suárez et l'ossature des champions du monde 2010 (Xavi, Iniesta, Piqué, Busquets...), le Real Madrid et son effectif pléthorique (Ronaldo, Bale, Benzema, James Rodríguez, Sergio Ramos, Kroos...) ou encore le Bayern Munich qui compte dans ses rangs de nombreux champions du monde 2014 et quelques cadors étrangers comme Ribéry, Robben ou encore Lewandowski. Si le groupe parisien apparaît comme un mastodonte à l'échelle de la Ligue 1, « il lui manque encore une plus grande profondeur de banc à l'échelle européenne » estime Grégory Coupet, pour qui le PSG souffre également d'un « problème de confiance » chez ses remplaçants, à l'image de Yohan Cabaye ou Lucas Digne « qui sont arrivés à Paris avec un statut, un rayonnement, avant de s'étioler dans le système » .

Quand, au même moment, Edinson Cavani devenait un attaquant complexé face à l'aura de Zlatan Ibrahimović, et « souffrant visiblement du fait que l'équipe ne tourne pas autour de lui comme à Naples » selon l'ancien gardien de l'équipe de France. Problème de gestion de l'effectif ? Pour Coupet, la hiérarchie est peut-être trop claire au sein du groupe parisien, « avec des titulaires qui ne se sentent pas assez en danger et des remplaçants qui ne se sentent pas en mesure de gagner leur place » , contrairement à ce qu'il se passe dans les plus grandes équipes où rien n'est jamais acquis. Quand on ajoute à cela des joueurs qui mettent plus de temps que prévu à confirmer les attentes à l'image de Pastore, le PSG pourrait avoir une plus fière allure. Et notamment « avoir un système de jeu différent de ce 4-3-3 immuable et parfois trop prévisible » estime Coupet.

Installer des joueurs qui portent l'identité du club


L'autre problème du PSG depuis 2011 consiste à n'avoir que trop peu de joueurs porteurs de l'identité locale. Quand le FC Barcelone s'appuie sur les produits de la Masia que sont Messi, Xavi, Iniesta, Piqué, mais aussi Bartra, Montoya ou encore Rafinha, que le Bayern Munich se forge une ossature autour de Lahm, Schweinsteiger, Müller ou même Alaba, et que le Real Madrid préserve une place pour Iker Casillas, Paris a de son côté poussé vers la sortie ses derniers joyaux de famille Mamadou Sakho (Liverpool) et Clément Chantôme (Bordeaux). « J'ai trouvé cela fou de laisser partir Sakho et dans une moindre mesure Chantôme, car c'est important d'avoir des joueurs qui inculquent l'amour du club et ses valeurs aux recrues » , estime Grégory Coupet. Dans son esprit, les remarques d'Ibrahimović sur le passé inexistant du club avant lui, et l'absence de joueurs faisant le lien avec les supporters...

À défaut d'avoir pléthore de joueurs formés localement, les grands clubs s'appuient sur des joueurs inscrits dans la durée, à l'image de John Terry et Frank Lampard à Chelsea ou d'un Sergio Ramos à Madrid. À Paris, seuls Zoumana Camara et Jean-Christophe Bahebeck ont survécu à l'arrivé de QSI dans le capital du club, pour des rôles mineurs dans le jeu. L'un des meilleurs éléments de l'ère pré-QSI, le Brésilien Nene, a même été poussé vers la sortie à l'hiver 2012 malgré une saison 2011-2012 convaincante et bien plus prolifique que ce que peut produire son successeur Ezequiel Lavezzi aujourd'hui... À Grégory Coupet de conclure : « Depuis que les Qataris sont arrivés, c'est un nouveau club, ils ont peut-être trop fait table rase du passé. Mais ces dirigeants sont en train d'apprendre comment fonctionne un grand club, que ce n'est pas une entreprise comme une autre, mais avant tout une aventure humaine » .

Par Nicolas Jucha
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