1. //
  2. // Groupe H
  3. //
  4. // Shakhtar Donetsk/Athletic Bilbao

Que faire quand on est déjà éliminé de C1 ?

L'Athletic Bilbao présente un triste bilan pour cette C1 2014/2015 : un petit point. Une énorme déception pour le nouveau San Mamés, mais il reste encore des défis à relever. La preuve.

Modififié
7 2
  • Se qualifier pour la Ligue Europa

    D'accord, ne plus avoir le plaisir d'entendre la composition de Tony Britten à chaque sortie européenne, ça fout un peu le cafard pour les habitués de la coupe aux grandes oreilles. Mais si on est un vrai passionné de la Coupe d'Europe, on ne peut pas laisser passer une éventuelle qualification en Ligue Europa. Parce que n'avoir que des matchs de coupe nationale ou de championnat à partir de janvier, il faut le dire, c'est avant tout une belle activité de loser. Et puis quand même, on parle de cette compétition autrefois appelée la Coupe de l'UEFA. Celle qui a vu des affiches dingues en finale, comme cet Inter Milan-Lazio Rome en 1998, ce Liverpool-Alavés de 2001 ou, plus récemment, cet Atlético Madrid-Athletic Bilbao en 2012. Marcelo Bielsa himself avait alors porté les Leones jusqu'à la dernière marche avant de capituler devant les griffes de Falcao. Pour la fierté basque, c'est donc une bonne raison de remettre le couvert, et ce, dès maintenant.

  • Lancer des jeunes dans le grand bain

    Noblesse oblige, la Ligue des champions est une compétition le plus souvent réservée aux hommes les plus chevronnés. Quand on joue des rencontres dans des stades aussi bouillants qu'à Istanbul, aussi froids qu'à Borisov ou aussi emblématiques qu'à Liverpool, il ne faut pas être une âme sensible. Mais la Coupe d'Europe n'incarne-t-elle pas aussi la folie et la fougue ? Bien évidemment. Et quitte à rendre la saison 2014/2015 palpitante pour tout le monde, autant faire entrer deux ou trois éléments en cours de route. Pour ce qui est de l'Athletic Bilbao, dire que le club base sa réussite sur ses jeunes pousses est un euphémisme. Andoni Zubizarreta, Julen Guerrero, Aitor Karanka, Ismaël Urzaiz… Toute cette génération a donné des frissons européens à Bilbao. La nouvelle est également en marche, quoique déjà tronquée par la généralisation des transferts. Ander Iturraspe, Ibai Gómez ou Iker Muniain représentent aujourd'hui la marche à suivre. Allez, roulez jeunesse.

  • Éviter le ridicule

    Une chose est sûre : l'Athletic Bilbao ne fera pas partie du triste club des équipes terminant la phase de poules avec zéro point au compteur. Si l'Olympique de Marseille ou Villarreal font partie des bonnets d'âne, il faudrait cependant éviter de penser au pire, et aspirer au meilleur. Et le meilleur, il passe bien évidemment par des victoires, essence même de l'objectif principal d'un sport. Bah oui, oubliez s'il vous plaît ce ringard de Pierre de Coubertin. Osez aller dire droit dans les yeux à José Mourinho ou Jürgen Klopp que « l'important, c'est de participer » … On prie déjà pour votre âme. La seule vérité, c'est que tous les vrais sportifs recherchent à se surpasser quotidiennement, pour être meilleur demain. Enfin, dans l'idéal.

  • Se concentrer sur le championnat

    La fameuse maxime estampillée par les frères Girard, Galtier et Baup. C'est certain, on devrait mettre cette expression en lettres d'or dans l'encyclopédie de la Ligue 1. Qu'il est monotone, ce moment incroyablement gênant où, au sortir d'une défaite rédhibitoire, le joueur, le président ou l'entraîneur sort ce rapport cause/conséquence vaseux comme une explication imparable. D'ailleurs, on sait très bien qu'une élimination est difficile à digérer, que se concentrer sur le championnat après la Coupe d'Europe, c'est un peu comme devoir manger ce jambon Carrefour discount après avoir pris des vacances gastronomiques à Parme. Ce faux défi, c'est probablement la plus grande escroquerie jamais réalisée depuis le départ de Toni Musulin de chez Loomis. Le football est parfois trop schématisé, et dans le discours plus qu'ailleurs, cela a tendance à se voir. Beaucoup trop.

  • Changer de sport

    La plus simple des décisions, mais également la plus folle. Bien entendu, on peine à imaginer Messi dire qu'il arrête sa carrière parce qu'il a manqué ce penalty contre Čech en demi-finale de la Ligue des champions 2011-2012. Cependant, il faut avouer que certains échecs restent difficiles à encaisser. Aux dernières nouvelles, la simple prononciation de « Mikhail Youzhny » aux oreilles de Paul-Henri Mathieu lui provoquerait des crises de panique. Pourtant, le passage du football au tennis ne semble pas irréalisable, lorsque l'on voit les carrières respectives de Julien et Nicolas Escudé. La seule chose que l'on espère, c'est que ces personnes se sentent bien dans leur peau et ne ressentent pas l'envie de rentrer chez elles au sens propre du terme. N'est-ce pas, Lucas Birnstingl ?


    Par Antoine Donnarieix
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié

    Grosse déception que cette participation ratée de Bilbao à la Champion's!

    Éliminer Naples pour ça!

    Mais bon, le club basque est comme ça. Des hauts, des bas. Dans la moyenne.
    Naples va en vouloir à Michu et l'occasion qu'il rate face au but ouvert, il choisi alors de faire une passe en retrait vers un coéquipier...

    D'ailleurs il a disparu depuis l'attaquant espagnol.
    Partenaires
    Logo FOOT.fr Olive & Tom
    Article suivant
    Paulo, Toto et Fernando
    7 2