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Que faire face à un coup dans les testicules ?

Hantise de tout joueur, le coup dans les testicules s’invite malheureusement souvent durant les matchs. Comment donc réagir pour atténuer la douleur ? Que doit faire le staff médical pour éviter les complications ? Spoiler : il n’y a aucune véritable solution.

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Serbie, septembre 2017. Alors que le Zrinjski Mostar affronte le FK Sloga, Marin Galic amorce tranquillement l’offensive de son équipe. Sauf que l’un des adversaires ne l’entend pas de cette oreille et vient le tacler par derrière, achevant son œuvre d’un coup de pied dans les parties intimes. La moitié de ces dernières n’en sortira pas vivante : opéré, Marin Galic est obligé de dire adieu à l’un de ses testicules. Quelques mois plus tôt, en Australie, c’est Haydn Peacock qui connaît une mésaventure similaire, remplaçant l’intervention chirurgicale par onze points de suture et échappant aux ciseaux. De bien tristes histoires liées à un manque évident de chance, selon le médecin du FC Nantes Philippe de Smet : « Ce genre de situations reste très, très rare. C’est comme tout, hein : vous prenez une claque dans la rue, vous avez une chance sur mille que ça se dégrade et que vous en mourriez une fois rentré chez vous. Le coup sur le testicule, c’est pareil : une fois sur mille, ça saigne à l’intérieur car une petite veinule a explosé, un hématome apparaît, on met de la glace pour arrêter le saignement si ça gonfle, on fait une échographie, on observe l’étendue des dégâts... Malheureusement, ça peut empirer. Donc s’il n’y a pas d’amélioration, on envoie le joueur chez l’urologue. Et ça peut effectivement aller jusqu’à l’ablation si ça se nécrose. » Appétissant.

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L’ancien médecin du Havre et des jeunes de l’équipe de France de basket, qui n’a jamais eu affaire à des cas aussi traumatisants, préfère prévenir d’entrée : « Ça n’a rien à voir avec la prise en charge médicale de départ. C’est seulement dû à la puissance du choc. » Autrement dit, le staff médical ne peut pas réaliser de miracle si une bourse est sacrément abîmée de l’intérieur. Flippant, quand on sait que les coups au niveau du sexe sont monnaie courante lors d’un match de foot, bien davantage que dans d’autres sports en raison de la taille du ballon. Mais le pire, c’est qu’il n’existe aucune solution non plus face à l'extrême douleur, toujours présente quelle que soit la force de l’impact. « En fait, c’est ça le problème : il n’y a rien à faire, se désole Philippe de Smet (qui n'a rien à voir avec Johnny Hallyday, ndlr). Il faut attendre que la douleur passe, c’est tout. Généralement, elle disparaît en quelques minutes. 99 fois sur 100, ce n’est pas grave et il ne se passe rien. » Rien à faire, vraiment ? Même pas secouer le corps de la victime, comme on le voit systématiquement après l’accident ?

Claquer les fesses, méthode ancestrale


« Ah, la super technique qui consiste à claquer les fesses du joueur assis sur le sol... Tout le monde le fait, je le fais aussi, je l’ai même toujours fait, note d’emblée le spécialiste nantais. Mais personnellement, je n’ai jamais trouvé quelqu’un capable de me dire à quoi ça servait en réalité et pourquoi on faisait ça. Quand je posais des questions durant mes études pour connaître l’utilité de ce geste et savoir si ça marchait vraiment, je n’ai jamais eu de réponse. » D’où vient donc cette habitude ? Et depuis quand s’est-elle démocratisée ? Nul ne le sait. En tout cas, cette méthode qualifiée ironiquement d’ « ancestrale  » par l’expert ne comporte pas de contre-indication. Et rend addict tous ceux qui tapent dans un ballon, impuissants face à la douleur, mais incapables de la subir sans rien essayer pour la faire fuir. « Dans la vie quotidienne, on prend parfois des coups dans les testicules, et quelqu’un vient vous secouer, comme ça, pour tout remettre en place... C’est peut-être plus psychologique qu’autre chose, ça agit sans doute comme un placebo pour l’être humain. C’est devenu un réflexe, en tout cas. Certains joueurs sont demandeurs, et certains se le font entre eux, notamment au niveau amateur où il n’y a pas de staff médical, continue le professionnel. J’imagine qu’à l’origine, ce geste était exécuté pour détendre les muscles permettant aux testicules de remonter face au réflexe de rétractation du testicule. Peut-être que ça date du temps où les soigneurs exerçant dans le sport n’étaient pas encore des médecins. »

Et les femmes ?


Un réflexe qui n’est toutefois pas observée chez les femmes. Normal pour Romain Daniel, infirmier spécialiste de la douleur, qui explique pourquoi un choc au niveau du bas-ventre est logiquement moins fatal pour la partie du cerveau féminin consacrée aux sensations : « Contrairement à l’homme, la femme possède des organes reproducteurs internes, donc nettement plus protégés. Les douleurs sont moins vives et plus sourdes, car l’organe est innervé par des fibres à conduction plus lente. Si elles prennent un coup à cet endroit, et outre le fait que le clitoris ne sera normalement pas touché, elles vont avoir mal, mais pas tout de suite. À l’inverse des seins, plus sensibles à cause des nombreuses glandes qui la composent. » Reste que l’organisme des femmes n’est pas secoué n’importe comment non plus quand leur poitrine sert de cible aux coudes ou aux frappes adverses. Claquer les fesses ou tout autre partie du corps pour atténuer la douleur liée à un organe sexuel touché semble ainsi inutile. Conclusion : à part mettre la main devant ses attributs avant un coup franc (chose demandée par les médecins et certains arbitres), la coquille représente la seule solution. En témoigne la réaction de Marin Galic, pas encore tout à fait stérile : « Je vais bien, mais la prochaine fois, je porterai des protections. »

Par Florian Cadu Propos de FDS et de RD recueillis par FC
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