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Que devient ce diable de Vágner Love ?

Alors qu'il était une figure incontournable du séduisant CSKA Moscou de la première décennie 2000, qu'a bien pu faire Vágner Love depuis son départ de Russie en 2012 ? Il est en tout cas parvenu à faire le tour du monde en seulement deux clubs.

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Mercredi 7 décembre 2011, aux alentours de 21h35, Milan. Au terme d'une action limpide, Doumbia vient tromper le gardien vétéran de l'Inter Luca Castellazzi. Au terme du match, ce but s'avérera décisif puisqu'il participe à la victoire des Russes (1-2) en terres italiennes, synonyme de qualification pour le deuxième tour de la Ligue des champions. Cela peut paraître anecdotique, mais le mec qui sert Doumbia pour son but est un Brésilien que l'on connaît plus pour sa faculté à les planter lui-même. Son nom ? Metzger Silva de Souza Nascimento, dit Vágner Love. En ce froid mois de décembre, l'ancien buteur de Palmeiras pense probablement avoir réussi son dernier gros coup sous le maillot des Moscovites. Quelques jours plus tard, il retrouve en effet le soleil de son pays en étant transféré à Flamengo contre une somme d'environ 9 millions d'euros payable en trois fois. Au revoir les tresses, les histoires de cul et surtout le côté fun de la Russian Premier League.

« Une mauvaise nouvelle à annoncer »


De retour au Brésil, gner doit attendre le mois de mars pour honorer sa première sélection qu'il célèbre avec une petite rose contre le CS Emelec (Équateur) en Copa Libertadores. Par la suite, l'homme dont le surnom date de l'époque où il fut surpris par son entraîneur alors qu'il sortait de la chambre d'une fille enchaînera une quinzaine de réalisations pour son club, malgré un impardonnable raté contre l'Atlético Clube Goianiense. Alors que Flamengo termine à une triste 11e place, les supporters vont se ramasser un deuxième coup sur la caboche juste après les fêtes de fin d'année 2012. « Nous avons une mauvaise nouvelle à annoncer, Vágner Love va quitter Flamengo » , indique ainsi le club sur son site officiel.

Un départ qui n'est a priori pas dû à ses belles stats, mais bien au manque de fonds du Fla, qui n'a payé que quatre des neuf millions promis au CSKA. Bon prince, le club krasno-sinie accepte de reprendre son joueur sans aucune autre réclamation. Bien vu : avec six buts et autant de passes décisives, gner participe largement à la conquête du quatrième titre de l'histoire du CSKA. 18 mois après ce qui devait être son dernier fait d'armes contre l'Inter, Love plante son ultime pion moscovite lors d'une séance de tirs au but remportée face à l'Anzhi (4-5) en finale de Coupe de Russie.

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Le « sacrifice » chinois


Cette fois-ci, c'est bien la fin pour Love au pays des Soviets. Après 255 matchs et 124 buts pour les Koni, son club a reçu une putain d'offre de Chine : 12 millions de baguettes pour choper celles de la chevelure du petit attaquant. « Ce n'était pas une décision facile à prendre, expliquera Vagner avant de s'en aller. Je rêvais de jouer de nouveau la Ligue des champions avec mes coéquipiers. (…) Je fais un sacrifice dans une certaine mesure, mais je ne recevrai jamais une offre pareille. J'accepte donc de partir, mais mon cœur et mon esprit resteront au CSKA à jamais. » Puis, pour ne pas trop frustrer sa nouvelle formation, le Shandong Luneng Taishan, le père de Lovinho la flatte un peu. « Les ambitions du club m'ont convaincu. Pendant les négociations, ils m'ont montré leurs plans pour gagner des championnats et devenir l'un des meilleurs clubs d'Asie » , confiera-t-il ainsi au site de la FIFA. Comme prévu, le Brésilien déchausse tout le monde en Super League chinoise, claque 28 buts en 43 matchs, parfois même sans le faire exprès.

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1,8 million d'euros par an


La belle histoire s'arrête probablement lors du recrutement de Diego Tardelli. Le règlement du football chinois interdisant aux clubs de posséder plus de cinq joueurs étrangers – dont quatre maximum en même temps sur le terrain – Vágner Love est poussé vers la sortie, probablement parce qu'il est l'un des étrangers dont l'échéance du contrat est la plus proche. Libéré par les Chinois début d'année 2015, l'attaquant s'engage assez rapidement avec les Corinthians pour 19 mois, un salaire mensuel de 150 000€ et des tresses plus courtes et non colorées.

Mais contrairement à son habitude, Monsieur Amour ne se montre pas si rapidement décisif que ça et doit attendre son 15e match avant de commencer la récolte. Ultra décisif en juillet-août, il se rappelle au bon souvenir de ses anciens clubs en trompant Palmeiras (3-3) et plus récemment Flamengo (1-0) après une période de cinq matchs de mutisme. L'homme qui faisait à l'époque des sondages auprès de ses fans pour savoir de quelle couleur il allait teindre ses tresses les a depuis coupées. Il ressemble un peu à Frédéric Piquione en plus efficace. Ce dimanche, une victoire à l'Atlético Mineiro, et le titre ne pourra plus échapper aux Corinthians. Ce serait le cinquième du club… et de gner Love. Avant un quatrième retour en Russie ? Certains supporters en rêvent. Vous aussi.

Par Émilien Hofman
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Arsène's Way Niveau : DHR
Le nom le plus cool du football
Je me rappelle le jour où je l'ai découvert ce joueur; en uefa en 2006, nancy-cska, on perd 3-4 avec un triplé de Vagner Love, dont un but incroyable, dire qu'il n'ai jamais parti pour un plus grand club
Il a vraiment eu du mal à ses débuts avec Corinthians mais en même temps, il se trainait un surpoid qui laisse penser qu'il n'a pas perdu son amour des soirées arrosées.
Sinon, le départ de Guerrero lui a fait du bien et l'émergence de Luciano l'a poussé à se bouger.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par psychote
Je me rappelle le jour où je l'ai découvert ce joueur; en uefa en 2006, nancy-cska, on perd 3-4 avec un triplé de Vagner Love, dont un but incroyable, dire qu'il n'ai jamais parti pour un plus grand club


Pareil, je l'avais découvert en Coupe d'Europe contre un club français (j'arrive plus à me rappeler du match par contre, je sais pas si c'était Nancy) et je l'ai toujours trouvé très talentueux. Je pense qu'il est passé à côté d'une plus grande carrière, à une époque je pense qu'il avait clairement le niveau pour jouer dans un bon club de l'un des 4 grands championnats européens. Malheureusement on ne saura jamais...
Et je plussoie Arsène, définitivement le blaze le plus cool du foot mondial !
Peut-être Auxerre, moi c'était là que je l'avais découvert il avait planté à l'aller.
Par contre c'était un match pire que louche et Guy Roux a récemment affirmé que c'était le seul où il était convaincu d'avoir eu affaire à de la corruption, c'était trop.

Sinon sur le sujet, je trouve que globalement les clubs russes arrivent bien à conserver leurs meilleurs joueurs (étrangers et surtout russes), et y'en a pas mal qui font une bonne partie de leur carrière là-bas, plutôt que de tenter un "grand" championnat. Du style Hulk, Lombaerts, Daniel Carvalho (avant 2009), Danny et les russes Kerzhakov, Anyukov, Zhirkov, Akinfeev etc.. Ce ne sont pas forcément des cracks mais tous auraient pu faire carrière en Angleterre ou en Espagne.
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