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Quatre raisons de craindre le Honduras

Historique en Coupe du monde calamiteux (aucune victoire en deux participations), individualités loin d'appartenir au gotha, et trois matchs de préparation sans victoire. Tout indique que le Honduras devrait constituer une commode mise en bouche pour la France. Il existe pourtant des raisons de craindre les Catrachos. Au moins quatre.

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- Un Honduras plus expérimenté

Deux Coupes du monde de rang. Une première dans l'histoire de la sélection hondurienne et une continuité que compte bien mettre à profit la bande à Wilson Palacios. Bizutés en 2010, les Catrachos assurent qu'ils n'ont plus rien des petits bleus qui étaient reparti d'Afrique du Sud sans avoir marqué un seul but. Que l'expérience emmagasinée et transmise aux plus jeunes des sélectionnés va leur permettre de ne pas répéter les erreurs de débutant commises il y a quatre ans. Au Brésil, le Honduras, armé physiquement avec une bonne moitié de son onze qui évolue en Angleterre, Écosse ou en MLS, ne pêchera ainsi plus par prudence. C'est, en tout cas, ce que se sont promis les grognards de 2010. En quatre ans, Figueroa, Espinoza et consorts n'ont pas vieilli. Ils ont mûri.

- Une jeune génération sans complexe

Un jour, le Honduras a dominé l'Espagne et inquiété le Brésil. Ce jour ne remonte pas à jadis, mais à hier. C'était lors des Jeux olympiques de Londres, en 2012. Débarqués en Angleterre en fond de cale, les jeunes Catrachos vont mener leur barque bien au-delà des terres stériles qu'on leur promettait. Loin de se contenter de leur statut de héros pour s'être qualifiés pour le premier tournoi aux cinq anneaux de l'histoire hondurienne, les jeunes centro-américains vont s'avancer sans complexe sur les pelouses du royaume. Après avoir tenu en échec le Maroc, le Honduras va créer la sensation en dominant l'Espagne (0-1). En quarts de finale, Andy Najar et consorts vont encore étonner en ne concédant qu'une courte défaite face au Brésil de Neymar (3-2). La jeunesse catracha est sans complexe. Bien encadrée par les vieux grognards de 2010, elle pourrait aider le Honduras à bousculer les Bleus.

- Un sélectionneur abonné aux exploits

Quand le Honduras a atteint les quarts de finale des JO, il était dirigé par Luis Fernando Suárez, le sélectionneur des A. Ex-adjoint de Pacho Maturana, cet entraîneur colombien de 54 ans est un meneur d'homme hors pair. En 2006, il avait ainsi été l'auteur intellectuel d'une autre performance historique. Alors à la tête de l'Équateur, Suárez avait conduit La Tri en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Suárez a aussi permis au Honduras de se qualifier pour la première fois de son histoire pour son deuxième Mondial de rang. Le Colombien nous explique comment il procède pour transcender ses troupes : « J'insiste toujours sur un objectif : par exemple avec l'Équateur, en 2006, on a martelé qu'on visait les huitièmes de finale. On n'était pas en Allemagne pour faire de la figuration. Lors des JO avec le Honduras, le grand axe de mon discours était qu'on pouvait perdre ou gagner, mais en ayant joué ces matchs, qu'on ne pouvait pas partir perdant même s'il s'agissait du Brésil ou de l'Espagne. On voulait changer la mentalité du joueur hondurien. » Mission accomplie. Alors, quel objectif Luis Fernando Suárez a fixé à ses joueurs pour le Mondial ? Le Colombien assure ne pas seulement vouloir revenir au Honduras avec la première victoire de l'histoire du pays en Coupe du monde dans sa besace, mais vouloir qualifier les Catrachos pour les huitièmes de finale. Ce qui passera forcément par un exploit. Face à la Suisse, l'Équateur ou la France ...


- Le Honduras a une dent contre la France

Les Misérables du Honduras est le titre d'un excellent reportage de Canal+ sur le football hondurien, dont le titre a toutefois bien failli provoquer un incident diplomatique. Au point de conduire l'ambassadeur de France au Honduras à intervenir. Dans un communiqué daté du 6 mars, Philippe Ardanaz précise que « pour un Français, Les Misérables évoque l'œuvre (…) de Victor Hugo. Ainsi, le titre du reportage de Canal+ loue la force de volonté et le courage de footballeurs qui, malgré leurs ressources limitées, non seulement se sont qualifiés pour le Mondial, mais feront tout pour gagner les rencontres qu'ils joueront (au Brésil). » Reste que plus d'un Hondurien n'a toujours pas digéré de se voir qualifier de misérable. C'est notamment le cas de Jerry Bengtson, le meilleur buteur du Honduras lors de la phase éliminatoire. « Ceux qui vont jouer ce match face à la France vont avoir en tête ces mots, prévient l'attaquant, et on va tenter de bien faire les choses pour leur montrer qu'on n'est pas des misérables. » Face aux Bleus, le Honduras ne compte pas jouer les Cosette.

Par Thomas Goubin
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