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Quand Stade 2 naissait sans le foot

Le 28 décembre 1975, il y a tout juste quarante et un ans, naissait la plus vieille émission de sport de France, en plein pendant les fêtes de Noël. Et tout ça, sans parler une seconde de football. Mais comment est-ce possible ?

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Ça y est, Mike Brant est mort, l’Assemblée nationale adopte définitivement la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse, et Bic lance le premier rasoir jetable. Bref, la France change en 1975. Surtout sur le petit écran. Dès le 5 janvier, l’ORTF est démantelé en sept sociétés dont TF1, Antenne 2 et FR 3. Les vedettes de la télé, qui ont été virées après la grève de 1968, peuvent reprendre du service. C’est le cas de Robert Chapatte, ancien coureur cycliste reconverti en journaliste sportif. Pendant que Bernard Pivot lance Apostrophes, le chef du services des sports d’Antenne 2 s’installe dans le fauteuil de présentateur pour lancer Sport sur la 2. « C'était un titre un peu long, un peu mou » , concède Jean-Paul Ollivier, qui fait partie de l’aventure.

C’est alors que Robert Chapatte décide de plancher sur un magazine omnisports donnant tous les résultats du week-end sur un ton décontracté. « On va faire ça entre copains...  » , explique-t-il à Marcel Jullian, président de la chaîne, pour le convaincre. Il faut dire qu’avec son pote Roger Couderc, conseiller du président, et son équipe de dix collègues dévoués, Robert Chapatte règne en maître à Antenne 2. « On était un État dans l'État. Personne ne se portait candidat pour travailler pour le JT. Jullian surnommait Chapatte et Couderc les divas  » , s’amuse Ollivier. Alors, forcément, Chapatte et Couderc finissent par obtenir ce qu’ils veulent, le 28 décembre 1975.

Vidéo

Un non-événement


Ce dimanche midi chez l’Ami Jean, un restaurant basque situé à deux pas des studios rue Cognacq-Jay, dans le 7e arrondissement de Paris, Robert Chapatte préside la tablée, caché derrière ses verres fumés et sa cravate en tricot. Autour de lui : Roger Couderc bien sûr, mais aussi Jean-Michel Leulliot, Richard Diot, Léon Zitrone, Christian Choupin, Jean-Paul Ollivier, Jean Marquet, Bernard Père, et Thierry Roland. Dans quelques heures, Stade 2 va être diffusé pour la première fois à la télévision française. Le nom définitif a été trouvé il y a quelques semaines par Gilles Cozanet, à l’occasion d’un « débat d’idées  » . Ce déjeuner « chez le Basque » sert alors de répétition générale. « À table, et pas seulement à cause de l'alcool, on se frotte un peu, on critique tel sport, on dit que le rugby, c'est mieux que le foot...  » , se souvient Jean-Paul Ollivier.


À 19 heures, en direct, c’est la même chose devant les caméras d’Antenne 2. Après le fameux tic-tac du générique composé par Bernard Parmegiani, le public retrouve huit chaises autour d’une grande table. L’une d’entre elles est vide, sur une idée de Chapatte, car il s’agit symboliquement de la place du téléspectateur, invité à prendre part aux débats ambiance « café du commerce » . Mais la composition de la tablée est bel et bien différente de chez le Basque. D’abord, Robert Chapatte n’est même pas de la partie, et laisse le soin à Roger Couderc d’assurer la présentation. Fait unique jusqu’en 1985 et la retraite de l’ancien cycliste.

Pas de foot


Ensuite, Thierry Roland et Bernard Père, les chroniqueurs foot, sont également absents. Il faut dire qu’un 28 décembre, l’actualité du ballon rond n’est pas folle. « Ils devaient être en vacances. C’était entre Noël et Jour de l’An, alors on tombait sur des sujets convenus » , avance Ollivier. Résultat, pas un seul mot de football pour la première émission de Stade 2. Au programme : des sujets sur PUC-Béziers en rugby, sur Denain-Villeurbanne en basket, et sur l’écurie Ligier en Formule 1 (Guy Ligier étant un « bon copain » de Chapatte).


Au milieu de tout ça, deux reportages originaux ressortent du lot : celui sur la corrida de Houilles et celui sur le tournoi de handball d’Ivry, ville communiste, qui invitait toujours une grande équipe du bloc de l’Est pour faire grosse impression. Mine de rien, sans faire exprès, Stade 2 vient de prouver, dès sa première, que le foot n’a rien d’une priorité dans sa programmation hebdomadaire. Vite concurrencé par la naissance de Téléfoot en 1976 et par l’arrivée du foot sur Canal+ en 1984, France Télévisions ne pourra jamais s’aligner dans la course aux droits TV. Résultat, la plus vieille émission de sport de France ne sera jamais une émission de foot. Comme quoi, pas besoin du sport roi pour durer quarante ans. Tant qu’on a Gérard Holtz.

Par Kevin Charnay Propos de Jean-Paul Ollivier tirés du Parisien et de Libération
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