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Quand Rennes cartonnait à domicile

Bien avant les prestations au petit relief de cette saison, Rennes enfilait les buts avec un Monterrubio, ancien Nantais à la passe, un Frei à la conclusion et un Bölöni sur le banc. Lors de la saison 2004-2005, les Rouge et Noir décrochent même leur première qualification pour la Coupe de l’UEFA, portés presque uniquement par leurs démonstrations à domicile. Le Roazhon Park, face à Nantes ce dimanche, ne demande que ça.

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Ce n’est sûrement pas ce qui marque le plus son parcours et pourtant : l’ère de Raymond Domenech à la tête des Bleus a débuté là, un soir d’août 2004. C’est à Rennes et face à la Bosnie (1-1) que l’entraîneur aux gros sourcils a entamé son mandat chaotique avec l’équipe de France. Deux ans avant la finale de la Coupe du monde, quatre avant sa demande en mariage à Estelle Denis et six avant Knysna. Voir débuter Raymond sur les terres d’un club dont les sujets de moqueries ne manquent pas pourrait faire sourire. Cette année-là pourtant, Rennes ne fera pas rire grand monde dans son enceinte fraîchement retapée. Et offrira quelques orgasmes répétés à un public trop longtemps sevré de spectacle. L’équipe aguiche avec du jeu, des buts et du gros gibier accroché au tableau de chasse (le PSG de Pauleta et Reinaldo, l’OM de Barthez, Lizarazu et Pedretti…). Tout le contraire de ce qui s’y passe cette année où l’incapacité à faire du jeu frustre le public du nouveau baptisé Roazhon Park, malgré le frisson Ousmane Dembélé. Avant-dernière équipe à domicile quand Philippe Montanier était aux commandes, Rennes a (un peu) relevé la tête depuis l’arrivée de Rolland Courbis avec trois victoires à l’arrache face au Gazélec, Angers et Toulouse, avec des buts inespérés en fin de partie. Rien de comparable à ce qu’il s’y passait il y a onze ans.


À l’époque, on ne s’emmerde pas route de Lorient. Les victoires à deux, trois ou quatre buts d’écart sont presque la norme. Seuls Lyon et Lille, les deux premiers à l’issue de la saison, s’y imposeront. Même Nantes, que Rennes retrouve ce dimanche (17h) au Roazhon Park, y passe (1-0) entre deux roustes infligées la saison d’avant, puis celle d’après (deux fois 0-3). Au final, Rennes présente le deuxième meilleur total de points à domicile (à une longueur de Lyon) et la deuxième meilleure attaque (35 buts). « Le public rennais était très chaleureux, mais aussi exigeant, se souvient László Bölöni, l’entraîneur à l’époque. On se demandait ce qu’il fallait changer, on se préoccupait beaucoup de ce sujet. Je crois qu’on a gagné notre pari avec eux. »

Sur les cendres de Lucas, Turdo et Loeschbor


Recruté au mercato d’hiver de la saison précédente, Kim Källström apporte sa touche technique et sa science de la passe à un effectif qui a déjà des automatismes. Et notamment en attaque où Olivier Monterrubio, depuis son aile gauche, caviarde Alexander Frei. « On avait une belle équipe assez portée sur l’offensive avec un jeu posé et basé sur attaques placées » , se souvient Olivier Sorlin, pendant de Monterrubio sur l’aile droite. « On avait un buteur de world class, Alex Frei, enchérit Bölöni. Grâce à la possession, on amenait le ballon plus près des 16 mètres adverses et c’était un chasseur exceptionnel. » Avec 20 pions, le Suisse termine meilleur buteur. Monterrubio, lui, trône en haut du classement des meilleurs passeurs pour la deuxième année de rang. Depuis son banc, le rigoureux Bölöni commence à lâcher quelques rictus de satisfaction derrière ses airs sévères. C’est pourtant peu dire qu’il partait de loin. À son arrivée un an plus tôt, il récupère une équipe marquée par l’autoritaire Vahid Halilhodžić appelé en urgence pour éviter une relégation qui était promise aux Rouge et Noir après les débuts désastreux de Philippe Bergeroo. Autant dire que la réussite de la mission sauvetage a relégué le spectacle au second plan.


Échaudé par cet échec, François Pinault, le propriétaire, confie les clés du club au trio Emmanuel Cueff (président), Pierre Dréossi (directeur technique) et Bölöni. « Même si je n’aime pas du tout ce mot, il fallait faire le ménage la première année, se souvient ce dernier. L’effectif était plein de joueurs qui coûtaient extrêmement cher comme (Severino) Lucas qui avait coûté une fortune (21 millions d’euros, record du club). Il y avait aussi deux joueurs argentins (Gabriel Loeschbor et Mario Hector Turdo). Ces poids financier et sportif étaient lourds à porter. C’était un gros travail de s’en séparer, de bien choisir et de bien les remplacer. Si c’est un joueur à gros salaire qui joue bien, OK. Mais des joueurs salariés qui ne peuvent plus faire marcher ton club, il faut s’en séparer à tout prix. C’était notre travail pendant un an. » Il le fera avec une fermeté qui laisse craindre le pire à ceux encore marqués par les stigmates de son prédécesseur.

L'ambition européenne


« Quand Bölöni est arrivé, on avait tous eu des échos et on savait que ça allait être difficile, se souvient Sorlin. On sortait déjà d’une saison avec un entraîneur qui était très dur. Tout le monde avait un peu peur de revivre ça. Petit à petit, il s’est détendu. Il s’est ouvert. Il parlait beaucoup plus avec les joueurs. » Car les résultats suivent. De quoi faire adhérer l’effectif aux longues séances tactiques et physiques et leur faire bouffer les particularités du 4-3-3. « Il arrivait à pousser les joueurs à leur maximum, poursuit Sorlin. Tu arrivais à te trouver des qualités auxquelles tu ne pensais pas. Il était tout le temps derrière les joueurs à les placer. » Le 4-3 infligé à l’OM avec un quadruplé de Frei la saison précédente libère les Bretons.


Derrière les tauliers en place (dont Maoulida avant les bandelettes) et qui jouent ensemble depuis deux ou trois saisons, la jeune garde incarnée par Faty, Bourillon, Mvuemba, Didot, Gourcuff ou Sow commence aussi à s’installer. La greffe prend et, de carton en carton (4-1 face à Nice, 4-0 face à Strasbourg, 3-0 contre Lens…), Rennes se découvre une ambition européenne. Qui ne repose quasiment que sur les succès à domicile. Malgré des résultats catastrophiques en déplacement (12 points et 2 victoires seulement), les Rouge et Noir accrochent la quatrième place et se qualifient pour la première fois de leur histoire pour la Coupe de l’UEFA… sans passer par la défunte Intertoto. Ils se débarrassent aussi de leur étiquette d’équipe de bas de tableau qui leur collait au train depuis le départ de Paul Le Guen en 2001.


Bölöni : « Croyez-moi, le public nous a aimés »


« Je me souviens de ma première discussion avec M. Pinault, raconte Bölöni. Il m’a dit : "On ne peut pas être champion, mais traîner derrière, ce n’est pas mon style." On a voulu qu’il reste quelque chose. On est tous orgueilleux, on veut faire du bon travail et que les gens nous aiment. Et croyez-moi, le public nous a aimés. » Les joueurs aussi. « Hormis mes deux premières saisons où j’ai bataillé pour le maintien, ce sont les meilleures années de ma carrière, s’émeut Sorlin, qui a passé huit saisons à Rennes (2001-2005 puis 2006-2009). On avait un super groupe. J’ai plein d’images qui me reviennent avec les qualifications en Coupe de l’UEFA ou en Ligue Europa. » Et un stade qui s’enflammait.

Rennes-Sochaux (3-0)

Rennes-Nice (4-1)


Par Nicolas Couet
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