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Quand Real-Naples se jouait dans un Bernabéu vide

Rarement Real Madrid et Napoli se sont croisés en compétition européenne. Pis, le seul précédent entre les deux clubs renvoie à un match quelque peu ubuesque dans un Santiago Bernabéu entièrement vide. Retour sur « un mariage sans mariée » , dixit Paco Buyo.

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Pour la première fois de son histoire, le Santiago Bernabéu s’apprête à recevoir une légion de supporters napolitains. Au nombre de 10 000, à en croire le club transalpin, ils espèrent prendre un avantage décisif avant la manche retour programmée au San Paolo. Par la même occasion, ils souhaitent effacer de leur mémoire le seul précédent existant entre SSC Napoli et Real Madrid. Une double confrontation en Coupe d’Europe qui remonte à la saison 1987-88, quelques mois seulement après le premier Scudetto des Azzurri, et qui les renvoie vers un bien étrange souvenir. Car plus encore que l’élimination - le format de la C1 ne prévoit alors aucune phase de poules -, les comparses de Diego Maradona se rappellent d’un match aller à la frontière du réel. « Nous avons débuté notre aventure européenne avec le pire des scénarios : nous avons joué dans un Bernabéu à huis clos, dans un stade si grand que l’on entendait le son du vide, rembobine Fernando de Napoli, alors titulaire au milieu de terrain, dans les colonnes d’El Pais. Nous étions habitués au vacarme du San Paolo, alors pour nous, la sensation a été très étrange. »

Callejón, exilé, mais comblé

« Camacho faisait le bruit de 6000 supporters »


À l’inverse, pour les Madrilènes, cette manche aller ravive de doux souvenirs, synonymes de qualification pour le tour suivant. Pourtant, quelques jours avant ce 16 septembre 1987, la panique gagne les offices du Santiago Bernabéu. Au fait de la suspension de leur antre pour une rencontre – une sanction due aux nombreux incidents qui éclatent lors de la demi-finale de l'édition précédente face au Bayern Munich –, les dirigeants merengues prennent peur à l’annonce de leur adversaire du premier tour. Malgré leur statut de tête de série, le tirage au sort leur offre le pire adversaire parmi les équipes du second chapeau : le SSC Napoli d’un certain Diego Armando Maradona, fraîchement sacré champion d’Italie. « Leo Beenhakker, qui était alors notre entraîneur, nous a préparé psychologiquement à ce match pendant plusieurs semaines, rejoue Paco Buyo, portier madrilène lors de cette rencontre. Souvent, nous quittions la Ciudad Deportiva de Plaza Castilla pour aller nous entraîner sur la pelouse du Santiago Bernabéu. Il voulait que nous nous fassions à l’idée de jouer dans un stade si grand, mais si vide. »

Lorsqu’ils débarquent à Madrid, les Napolitains, a contrario de leurs adversaires, ne se sont pas préparés à de telles conditions. Si bien qu’en entrant sur la pelouse du Santiago Bernabéu, ils perdent tous leurs repères, ce dont se souvient Santillana, alors binôme de Butragueño sur le front de l’attaque : « Nous sommes entrés dans le match concentrés comme jamais, même s’il y avait à peine plus de cent personnes dans le stade. Cette préparation nous a bien servi, car le fait de jouer sans public a surtout affecté Naples. Ils n’ont pas su gérer la situation, ils étaient perdus sur le terrain et nous les avons surpris. » Premier à frapper, Michel permet rapidement au Real Madrid d’ouvrir le score sur penalty après un quart d’heure de jeu. Le silence, assourdissant, est alors de temps à autre brisé par les commentaires de José María García, mythique commentateur de la Cadena Ser, et les cris de José Camacho, alors remplaçant merengue. « Sur notre banc, Camacho faisait le bruit de 6000 supporters, s’emporte Paco Buyo. À cause de lui, Beenhakker et les remplaçants ont eu les tympans percés, il était comme possédé. »

Un Diego Maradona sans imagination


Aux commandes à la pause, le Real Madrid reprend son entreprise de domination sitôt le retour des vestiaires. Incapable de réagir, à l’image d’un Diego Maradona sans imagination, le Napoli sombre au fil des minutes jusqu’à encaisser un second et dernier pion, œuvre de Miguel Tendillo. Paco Buyo, encore : « Maradona venait de gagner le Mondial un an avant, c’était le galactique des galactiques. Mais ce soir-là, il ne m’a jamais fait peur, il n’a même pas réussi à tirer au but. Sans doute que de jouer sans public l’a gêné, c’était comme un mariage sans mariée, mais ce soir-là, il ressemblait plus à un fût de bière qu’à un joueur. » Une comparaison douteuse, mais que ne renie presque pas Fernando de Napoli, toujours dans El Pais : « Nous n'étions pas encore préparés pour rivaliser en Europe. Ni nous, ni le club. » Si bien qu’après le nul de la manche retour (1-1), Naples est illico éliminé de la Coupe d’Europe pour sa première participation. De retour au plus haut niveau continental, ces mêmes Napolitains espèrent aujourd’hui prendre leur revanche sur des Madrilènes tenants du titre. L’espoir est de rigueur, d’autant que le Santiago Bernabéu fera cette fois le plein.



Par Robin Delorme
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Ligue des champions
Huitièmes de finale
Real Madrid-Naples




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