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Quand Ramos tape du poing sur la table

Excédé par le début de saison compliqué du Real Madrid, Sergio Ramos s’était confié face aux médias après la défaite à domicile face au Betis la semaine dernière. Une manière de faire fi des déceptions et de repartir de l’avant.

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Mercredi 20 septembre. Sorti des vestiaires pour s’expliquer avec la presse après la défaite 0-1 face au Bétis, Sergio Ramos prend ses responsabilités de capitaine face aux caméras. Les questions des journalistes s’enchaînent, Ramos assume. « Nous n’avons toujours pas gagné un match à domicile en championnat, c’est un putain de mauvais départ, martèle le défenseur. C’est la réalité, personne ne peut le nier. Ça nous inquiète et c’est très alarmant, puisque nous avons joué des adversaires que l’on devrait normalement battre au Bernabéu. S’il y avait eu 4-0 ou 4-1 ce soir, ce serait normal et nous ne serions pas en train de parler de tout cela, mais ce n’est pas le cas. Il va falloir qu’on se bouge, mais nous sommes les mêmes joueurs que ceux qui remportaient des titres, donc nous devons garder notre calme, rester unis et croire en nos capacités. » Ou comment taper du poing sur la table pour remobiliser ses troupes.

« Un chapitre à terminer au plus vite »


Bien entendu, le Real Madrid n’est pas devenu nul du jour au lendemain. En réalité, les Merengues n’étaient sans doute plus habitués à connaître une période de turbulence aussi forte depuis deux saisons, comprendre depuis le départ de Benítez et l’arrivée de Zinédine Zidane. Alors, en capitaine qui a aussi connu de sacrés moments de galère par le passé (la manita 5-0 au Camp Nou en tête), Serge préfère minimiser la période moyenne du Real. « C’est un chapitre qu’il faut terminer au plus vite, mais le livre n’est pas encore terminé, il y a encore beaucoup de points en jeu. »


De fait, Ramos le sait. Ce qu'il manque actuellement à ce Real Madrid, ce n'est pas du talent, mais bien de la confiance. Une donnée quasiment incompréhensible quand on se rappelle qu’il y a un mois à peine, le Real Madrid écrasait le FC Barcelone lors d’une double confrontation en Supercoupe d’Espagne et faisait étalage de sa toute puissance, symbolisée par un Asensio en feu. Devait-on plutôt y voir l’apogée d’une équipe invincible ? Qui sait.

Deux points sur neuf à domicile


Car depuis, si le Real a réalisé un sans-faute à l'extérieur (trois matchs pour autant de victoires dont une dernière ce samedi à Alavés, 1-2), il patine sérieusement au Bernabéu. Son bilan ? Deux nuls contre Valence (2-2) et Levante (1-1) et, donc, la défaite contre le Bétis. Deux points sur neuf, un total inacceptable pour Ramos. « Nous devons satisfaire nos supporters qui viennent au stade, où notre objectif est de prendre le plus de points possibles. Se contenter d’un match nul, ce n’est pas dans notre mentalité. Ici, il faut se satisfaire avec la victoire et rien d’autre. » Ce sera donc l'objectif ce dimanche pour la réception de l'Espanyol. Un adversaire contre lequel le Real n'a plus perdu depuis 2007. C'était un 20 octobre, un revers 2-1. Et qui avait, ce jour-là, sauvé l'honneur pour le Real Madrid ? Un certain Sergio Ramos.



Par Antoine Donnarieix
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