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Quand Pompey renaît de ses cendres

Du paradis d’une victoire en Cup devant tout un peuple à l’enfer d’une crise financière accablante, Portsmouth FC a vécu une dernière décennie agitée. Passé tout près de disparaître, puis repris en main par ses supporters, le club se reconstruit désormais, pas à pas, en D4.

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Le coup de sifflet final vient à peine de retentir et les tribunes de Fratton Park sont déjà clairsemées. Par dizaines, ils ont quitté l’enceinte de Portsmouth FC depuis la 78e, lorsqu’une relance foireuse de la défense centrale des locaux s’est soldée par le deuxième but de Newport County. Ce samedi après-midi de mars, l’équipe galloise en a même planté un troisième (3-0) sur les bords de la Manche. Mais ça n’empêche pas les joueurs de Portsmouth de venir saluer Fratton End. Depuis le kop résonnent encore les chants et les applaudissements de la Blue Army, fidèle à son équipe durant 90 minutes. Une ambiance qui ne ferait pas tache en Premier League, bien au contraire, sauf que depuis le temps où Peter Crouch, Nwankwo Kanu et Niko Kranjčar portaient la tunique bleue frappée du croissant et de l’étoile, de l’eau a passé sous les cales du HMS Victory, le vaisseau orchestré par l’amiral Nelson lors de la bataille de Trafalgar, réhabilité en musée de l’autre côté de la ville maritime.

Plus dure sera la chute


Vainqueur de la Cup en 2008 et finaliste une nouvelle fois en 2010, Portsmouth a dégringolé depuis en League Two (D4), caressant même dangereusement la zone de relégation vers l’échelon semi-professionnel et amateur. Surtout, le club le plus prestigieux du sud de l’Angleterre (34 saisons dans l’élite, deux titres de champion successifs en 1949-50, ainsi qu’une paire de Coupes remportées en 1939 et donc en 2008) a bien failli disparaître. Envoûté par les chants des sirènes de Tottenham, Harry Redknapp met les voiles à l’automne 2008 et laissera le souvenir amer, malgré le trophée soulevé quelques mois plus tôt à Wembley, d’un capitaine qui a précipité le naufrage de son navire. Criblé de dettes, Pompey enquille les entraîneurs, chamboule son effectif et passera toute la saison 2009-10 dans la peau de la lanterne rouge. Et l’éclaircie d’une nouvelle épopée en Cup (défaite 1-0 en finale face à Chelsea) n’y changera rien. Placée une première fois sous administration judiciaire début 2010, la patate chaude qu’est devenu le club depuis la gestion calamiteuse d’Alexandre Gaydamak passe aux mains d’une multitude d’hommes d’affaires des quatre coins du globe - Suleiman Al Faim, Ali al-Faraj, Balram Chainrai, Balram Chainrai, Vladimir Antonov. Les finances, elles, restent dans le rouge.


« Si on m’avait dit au début de l’aventure qu’on en serait là aujourd’hui, je n’y aurais pas cru ! » La femme qui se réjouit de l’actuel renouveau de son club - « une part de la société et de notre histoire » - est vice-présidente de la Pompey Supporters Trust. Accompagnée de son acolyte Jo Collins - son jogging, sa polaire sans manche et sa trompette -, Pam Wilkins, cinquante-sept ans de supportérisme dans le rétro, maillot de Portsmouth FC sur le dos, reçoit dans un minibus estampillé PST, au pied de la Fratton End. Formé dès la fin de l’année 2009, la Pompey Supporters Trust est le principal consortium de supporters réunissant 11 entrepreneurs locaux, qui a obtenu l'aval de la Cour royale de justice pour racheter Portsmouth FC en avril 2013. « Avoir sauvé le club, ça nous rend fiers. Les dettes historiques ont été soldées, tout est réglé  » , se félicite Pam. Quelles sont les nouvelles perspectives du club ? « On vise la remontée en Championship, mais la Premier League paraît très loin, poursuit la vice-présidente de la PST. Notre modèle de développement actuel ne le permettrait pas, il faudrait aller chercher de nouveaux fonds. »

15 000 fans en moyenne à domicile en D4, entre 500 et 2 000 à l’extérieur


Englué dans la deuxième partie de tableau lors des deux précédentes saisons, cette année, Pompey est lancé dans la course à la montée en League One (6e à neuf journées de la fin, virtuellement qualifié en play-offs). « L’arrivée du nouveau manager, Paul Cook, a changé la donne » , confie Ryan, 16 ans, en train de vendre des fanzines aux abords du stade. Cet été, celui qui définit sa méthode comme « ferme mais attentionnée et loyale envers le groupe » a ramené quelques bons joueurs de niveau D3.


Ça aide quand on évolue à Portsmouth et les 15 000 supporters qui vont avec à domicile. « En février, on a quand même ramené 2 000 fans à Yeovil (deux heures de route, ndlr) » , rappelait le manager champion de D4 en 2014 avec Chesterfield, dans les pages de The Pup. De l’avis de tous, Portsmouth ne mérite pas de rester en League Two, et c’est d’autant plus rageant pour les supporters de voir le rival Southampton se la couler douce en Premier League. Reste qu’à l’heure des stades aseptisés de PL et des abonnements hors de prix, contrairement aux fans de Liverpool FC, les habitués de Fratton Park n'ont pas besoin de manifester pour geler le prix des billets. « Certains regrettent la Premier League, mais comme une partie des fans, je préfère venir au stade avec cette atmosphère plus amicale plutôt que de retrouver la Premier League et toutes les exigences qui vont avec  » , confie Pam Wilkins. Pompey n'est pas mort, et il a gardé un bel attrait. Deux jours après les attentats de Paris, le stade debout pour scander des chants anti-État islamique en était l'illustration.


Par Florian Lefèvre, à Portsmouth
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souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
N'empêche c'est avec ces couleurs que l'équipe de France devrait jouer, maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges, comme avant ça claque méchamment
Brian Hainaut Niveau : Ligue 1
faudrait penser à enlever la buée sur l'objectif de l'appareil photo hein
Petite confusion entre league one (d3) et two (4,dernière division pro mais pas nationale vu que le système de conférence a été refait et que la d5 est maintenant nationale.) Autant les nombreux détracteurs de la Première league ont raison sur bien des points, autant les lower leagues et ce qui les entoure, tu peux pas test!!!
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Clairement c'est assez fou ce qui se passe dans les divisions inférieures en Angleterre, autant l'EDD anglais sont moches bedonnants et alcooliques autant ce sont des putains de passionnés de foot fidèles, en France dès que ta ville n'est pas Paris Marseille ou Lyon difficile de fidéliser ...
Portsmouth où l'illustration parfaite de la fable de La Fontaine 'La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf'...on y remarquera juste encore une fois la présence de ce bon vieux magouilleur de 'Arry Redknapp dans la distribution.

A part cela, il faut avouer qu'un petit match de League 1 ou de League 2 en Angleterre le samedi après-midi (ou le mardi soir en hiver pour les plus courageux), c'est autrement plus pittoresque et intéressant à tous points de vue qu'une affiche de PL.
Max_Payne Niveau : CFA2
Message posté par souzadeoliveira
N'empêche c'est avec ces couleurs que l'équipe de France devrait jouer, maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges, comme avant ça claque méchamment


Comme lors du Mondial 98 quoi !
Fabrizio Salina Niveau : CFA2
J'ai hâte qu'ils reviennent dans le game en BPL ceux-là !

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