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Quand Pelé tournait avec les Charlots brésiliens

Pelé avait un don pour dribbler, marquer et donner des buts à ses coéquipiers. Mais il savait aussi arrêter des penaltys et marquer de ses propres cages d'après les Trapalhoes, ancien groupe d'humoristes éminemment populaire au Brésil avec qui il a partagé le haut de l'affiche le temps d'un film pas forcément réussi, mais culte au pays du football : Os Trapalhoes e o rei do futebol.

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Pelé a tout gagné à plusieurs reprises. La Copa Libertadores, la Coupe intercontinentale et la Coupe du monde. Il a même hérité du titre de Roi, que ni le temps ni les autres talents dont le football a accouché n'ont réussi à lui retirer. Mais « o Rei » est un homme, et comme chaque homme il avait un rêve, devenir un grand acteur de cinéma. S'il a échoué dans sa quête, Pelé compte à son actif pas moins d'une douzaine de films, parmi lesquels À nous la victoire avec Sylvester Stallone et Michael Caine, mais aussi d'autres moins connus comme Os trapalhoes e o Rei do futebol (Les Trapalhoes et le roi du football), nanar cultissime au Brésil - mais loin d'être génial - car il associe les Trapalhoes, un quatuor vaguement comparable aux Charlots, à Pelé. La comédie est pour ce dernier la dernière chance de crever le grand écran, après avoir lamentablement échoué dans le cinéma que l'on pourrait qualifier de « sérieux » . Dans ce film, il incarne Nascimento - qui est son vrai nom de famille -, un journaliste sportif omniscient dont le plus grand rêve est de fouler la pelouse du Maracanã. Il y parviendra au cours d'une scène surréaliste de niaiserie et bourrée d'allusions à Pelé lui-même. « Nascimento, tu es incroyable. Même Pelé n'aurait pas mis ce but » , signé Cardeal, héros incarné par Antônio Renato Aragão, le leader de la bande.

Humour pas drôle et cascade ratée

Mais qui est ce Cardeal ? A priori, personne, si ce n'est le responsable des équipements de l'Independência Futebol Clube qui traverse une crise sans précédent poussant le président du club vers la sortie. Un certain Dr Velhaccio lui succède et entre en conflit avec le Dr Barros Barreto, sorte de José Anigo local. Le premier reproche au second d'avoir viré l'entraîneur de l'équipe sans l'avoir consulté. Un conflit incompréhensible éclate entre les deux pourris et se termine par l'attribution du poste d'entraîneur au pauvre Cardeal qui passait par là au mauvais moment. La manœuvre dirigée par Velhaccio a pour but de plomber un peu plus son club et faire porter le chapeau à son rival afin de s'en débarrasser. Le scénario est banal, bancal et l'humour n'est guère meilleur. Cardeal réussit à redresser une bande de fainéants à coups de lâchers de chiens féroces pour travailler la vitesse et à poursuivre des poules pour améliorer l'agilité de ses joueurs - vous avez dit Rocky ? L'équipe enchaîne les victoires et compromet ainsi les sombres plans de Velhaccio, qui décide de prendre en otage Aninha, barmaid du club et femme du gardien de l'Independência qu'aime aussi Cardeal, le jour de la finale du championnat au Maracanã. Un bordel sans nom qui pousse les autres Trapalhoes et Pelé à secourir la jeune femme attachée et surveillée par les sbires du président, vaincus au terme d'une embuscade absolument ridicule. L'acteur Dédé Santana avouera plus tard s'être fracturé le pied en tournant cette scène. Un mal pour rien...

Et Pelé dans tout ça ?

Quand Pelé, ou plutôt Nascimento, et les autres reviennent avec Aninha au Maracanã, l'Independência Futebol Clube perd 4-0. Pire, le gardien prend un rouge et concède un penalty. Cardeal décide alors de faire jouer Nascimento aux cages et de sortir un autre joueur pour prendre place sur la pelouse. Pelé arrête évidemment le penalty, tandis que Cardeal marque des buts aussi fous les uns que les autres - dont un sur un corner qu'il tire et réceptionne dans le même temps de la tête. Nascimento a lui aussi droit à son quart d'heure Andy Warhol, puisqu'il inscrit le but de la victoire dans les arrêts de jeu sur... un six mètres. Stupide, mais bien plus efficace que les blagues dignes de Jean-Michel Pas de chute que propose le début du film. Concernant le jeu d'acteur de Pelé, il est inexistant. Nascimento est Pelé, sans aucune variation de personnalité ni de gestuelle. Il est journaliste sportif, car c'est ce que veut le scénario. Son personnage est au premier degré et donc en décalage total avec les autres têtes d'affiche qui se fendent la poire de la première à la dernière minute. Bref, le cinéma n'était vraiment pas fait pour le Roi. Quoi de plus logique quand on sait que Pelé n'en a jamais fait sur les terrains de foot...

L'arrêt et le but de Nascimento

Youtube


par William Pereira
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Gilles de la Kolo Tourette Niveau : CFA
Il a tourné avec Robinho et Brandao?
Pelé, triple champion du monde.
Et toi ?
"Journaliste omniscient"
C'est comme voir un politicien parler de morale.
#XPTMDR
Et la "SPOILER ALERTE !" ? MERDE ! Vous venez de pourrir mon prochain film !
Sofoot aime bien se foutre de la gueule de O Rei, mais c'est l'un des rares joueurs ayant bien reussi sur et en dehors des terrains! Un peu de respect au "roi" hein Pereira, t'es qui toi?!
Article plutôt sympa, cependant il y a une grosse erreur dans la légende de la photo. Pelé le dit lui-même dans son autobiographie, il était aussi gardien remplaçant à Santos et en équipe nationale, même s'il n'a joué que trois ou quatre bouts de matches comme portier.
Le film est certainement une merde incroyable mais Pelé sera toujours le roi le plus grand celui qui par ces dribbles ces passes ces buts nous a fait aimer le foot. C'est Pelé qui a fait que le monde entier à part supporter son équipe nationale supporte et aime l'équipe de Brésil. Mais on oublie pas Garrincha Rivelino Tostao Zico Et tous les autres, des noms qui nous ont fait rêver...
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