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  3. // FC Still 1930-Troyes

« Quand on a vu Troyes, c’était une explosion de joie »

En s'imposant durant la prolongation contre Rombas au huitième tour, le FC Still 1930 est devenu le premier club de huitième division (R3) à atteindre les 32es de finale de la Coupe de France. L'occasion de discuter avec l'auteur du but de la victoire face à Rombas, Steve Derhan, agent immobilier la semaine et assassin des surfaces le week-end.

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Racontez-nous ce but marqué face à Rombas qui vous ouvre les portes des 32es de finale de la Coupe de France.
J’ai commencé le match sur le banc. Je voyais le temps passer et je me demandais quand est-ce que j’allais entrer en jeu. Finalement, j'entre à la 77e et j’ai directement une occasion : une tête plongeante qui passe au ras du poteau. Puis, la prolongation arrive et tout est allé très vite... Je marque au début de la prolongation et, en plus, le but vient de mes deux amis : Yanis fait la passe à Alex qui me fait un centre de bonhomme. Je fais un appel croisé et je la reprends direct. Le ballon va se faufiler dans le petit filet, ou la lucarne, je ne sais même plus.

À quoi on pense après un but aussi important ?
Moi, j’ai de suite pensé à mon grand-père qui n’est plus parmi nous. Et à mon fils aussi. Je me suis dirigé vers nos supporters, car je voulais fêter cela avec eux. C’était le feu dans ma tête. C’était un truc de malade, ce sont des belles sensations.

J’imagine que la fête a été belle après le coup de sifflet final.
La fête a duré très longtemps. Tout le monde avait pris son jour de congé le lendemain, donc on a bien pu profiter tous ensemble.


Le groupe vit bien, donc.
On a tous à peu près trente ans et il y a vraiment une ambiance de dingue. On s’entend bien et les soirées qu’on fait tous ensemble peuvent vite partir en sucette. Personne ne s’est jamais pris la tête avec un coéquipier en dehors des terrains.

Vous êtes le premier club de huitième division à atteindre les 32es de finale de la Coupe de France.
C’est dingue. Au coup de sifflet final, on n’avait pas forcément réalisé tout de suite notre exploit. C’est trois jours plus tard qu’on réalise qu’on a quand même fait quelque chose de grand. On a la chance d’être le Petit Poucet de la compétition, avec Houilles qui est aussi en huitième division. Et nous, on a la chance de choper une Ligue 1. Ça ne s’est jamais vu, c’est historique.

« Depuis quelques jours, on essaye de faire en sorte que chaque joueur du groupe ait un peu de reconnaissance médiatique. C’est important pour l’esprit d’équipe. »

Justement, comment l’avez-vous suivi, ce tirage au sort ?
On l’a regardé tous ensemble au club house. On était tous assis devant la télé. Et quand on a vu Troyes, c’était une explosion de joie générale. On sait très bien qu’on ne va pas la gagner, la Coupe de France, alors on voulait juste jouer contre une équipe de Ligue 1. À la base, on voulait Lyon ou Strasbourg qui étaient dans notre chapeau. Mais quand on a vu Troyes, on a tous sauté de joie. Quand je vois Houilles qui joue contre Concarneau (défaite 0-3, ndlr), je trouve que c’est moche pour eux, ils auraient aussi mérité d'affronter une équipe de Ligue 1.

Vous êtes à la base du projet du FC Still puisque vous êtes le joueur du groupe avec le plus d’ancienneté. C’est une fierté ?
C’est sûr que ça fait plaisir d’être un peu le doyen de cette équipe, mais je suis quelqu’un de simple, je ne me prends pas plus la tête que cela.

Il paraît que vous êtes un vrai tueur des surfaces...
C’est ce que les gens disent. On va dire que je ne suis pas un attaquant qui prend beaucoup la profondeur comme Vardy ou Cristiano. Je suis plus un Diego Costa, un mec de surface. Je ne vais pas enchaîner les appels en profondeur. Je vais plutôt jouer en remise, puis repartir dans la surface en attendant le centre.

Comment gère-t-on cette petite reconnaissance médiatique depuis cette qualification en 32es de finale ?
On est content. Quand j’ai vu l’article qui a été fait sur moi dans le journal après le match de Rombas, j’étais super fier. Après, je pense aux autres de l’équipe qui n’ont pas d’articles sur eux. Depuis quelques jours, on essaye de faire en sorte que chaque joueur du groupe ait un peu de reconnaissance médiatique. C’est important pour l’esprit d’équipe. Après, c’est vrai que c’est bizarre. Ce soir (jeudi 4 janvier, ndlr), on a entraînement et, apparemment, il y a France 2 et Canal+ qui viennent chez nous pour filmer. On n'est pas habitués à tout ça, mais il faut en profiter, car on ne va le vivre qu’une fois dans notre vie.

« Ah non, pas de foie gras à Noël ! J’ai mangé du poulet et des légumes. Le champagne ? J’ai laissé ça pour le Nouvel An... »

Vous vous entraînez combien de fois par semaine ?

Deux fois, le mardi et le jeudi. Et là, avec la Coupe de France, c’était trois fois. Et surtout, nous n’avons pas eu de trêve hivernale pour la première fois. Ce qui a fait bizarre à nos femmes.

Votre coach vous a demandé de ne pas trop faire d’écart pendant les fêtes ?
Oui. J’ai même perdu trois kilos pendant les fêtes. (Rires.) On a fait une séance dans une salle de musculation une fois par semaine, avec un suivi pour nous dire la masse graisseuse qu’il fallait perdre. On s’est vraiment donné à fond pour faire quelque chose de correct.


Du coup, à Noël, il n’y a pas eu de champagne ni de foie gras ?
Ah non, pas de foie gras ! J’ai mangé du poulet et des légumes. Le champagne ? J’ai laissé ça pour le Nouvel An...

Vous arrivez à trouver le sommeil depuis une semaine ou vous pensez déjà au match ?
Personnellement, je pense au match à fond. Je me pose la question de savoir si je vais jouer ou pas. J’ai du mal à m’endormir en ce moment.

Et du coup, vous avez posé un jour de congé lundi prochain ?
Non, je n’ai pas encore pris mon jour de congé, mais j’aviserai... Je prendrai au moins le matin, je pense, car qu’on perde ou qu’on gagne, nous allons quand même faire la fête.

Propos recueillis par Steven Oliveira
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