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Quand Monaco trébuchait après un exploit en C1

L'AS Monaco se déplace à Caen ce dimanche dans un match qui semble évidemment à sa portée. Mais en 2004, après avoir renversé le Real Madrid en quarts de finale de Ligue des champions, l'équipe de Didier Deschamps avait perdu sa première place dans un contexte similaire, mêlant euphorie et fatigue.

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10 avril 2004, Monaco rêve éveillé et la France avec. Quatre jours plus tôt, la bande de Giuly ramenait sur terre les Galactiques et s'offrait un nouveau chapitre au livre des plus belles conquêtes européennes. C'est sous les yeux d'un Bollaert accueillant que les Monégasques pénètrent sur la pelouse, les jambes lourdes et le cœur rempli, pour reprendre la conquête du quotidien, celle de la fraîchement nommée Ligue 1. Le club de la Principauté, qu'on a cru intouchable sur le sol français après avoir balayé son concurrent lyonnais à l'hiver (3-0), semble s'essouffler depuis quelques matchs, enchaînant des performances assez illisibles. Une semaine en amont, l'ASM avait célébré le retour de blessure de Nonda et arraché un nul improbable à Louis-II contre l'AC Ajaccio (3-3), après avoir été menée de trois buts. Un point qui lui avait suffi pour reprendre les commandes aux dépens de Lyon, revenu dans la course, déjà. Mais la marge n'existe plus, au classement comme au sein des matchs. La jauge d'essence sur la réserve, la coupe d'émotions qui déborde, les Monégasques peinent à tuer un championnat qui leur tendait les bras.

« Giuly ! Giuly ! »


En ce samedi après-midi, dans un match d'une assez faible intensité, les Lensois, emmenés par la paire d'attaque Moreira-Utaka, illustrent pour de bon ce qui est devenu la maxime préférée des rateurs de coche : « On les a trop respectés. » Du respect, le public sang et or en a donné bien plus encore. En septembre 2016, Jérôme Rothen se remémorait ce bon souvenir dans l'émission Le Vestiaire sur SFR Sport : « Franchement, la façon dont le public nous a reçus, c'était incroyable... Nous étions tous émus. » En effet, dès l'échauffement, les joueurs monégasques ont droit à une belle ovation. Mieux, à la 80e minute, Ludovic Giuly, qui s'était arrogé le droit à une performance anecdotique par son statut de héros fatigué, sort sous les clameurs de Bollaert qui scande son nom d'une seule voix et fait honneur à sa réputation de meilleur public de France.


Mais le respect et l'amour ne sont pas tout, et l'ASM, venue chercher trois points, regagne la Principauté avec un terne match nul (0-0). Le lendemain, Lyon, le rival d'alors qui lui avait déjà ravi d'un rien le titre la saison précédente, irait gagner contre Strasbourg (0-1) à La Meinau, dont les supporters s'étaient aussi distingués à leur manière en déployant un superbe tifo, avec pour légende un vœu pieux : « L'œil du tigre pour battre le Lyon » . Le club de Jean-Michel Aulas reprend la tête du championnat au terme de cette 32e journée. Il ne la lâchera plus.

Des souvenirs, juste des souvenirs


Si la saison 2003/2004 de l'AS Monaco est restée dans les mémoires, elle est aussi un traumatisme difficile à oublier pour un club qui n'a rien gagné cette année-là et pas plus depuis, hormis un titre fondateur de Ligue 2. Cette équipe, que Patrice Évra aime appeler la « bande d'escrocs » , avait sans doute un peu moins de talent que le onze de Jardim, mais aussi des caractéristiques semblables. À commencer par sa jeunesse, immense avantage ou terrible handicap, selon l'angle de vue. Et ceux qui avaient tout à gagner ce mercredi contre Manchester City n'ont désormais plus le droit de perdre. Dure exigence qui ne s'impose qu'aux meilleurs.



Bernardo, Fabinho et toute la clique sont les plus beaux, c'est acté. Mais, dans une course au titre qui ringardise semaine après semaine le fameux « rythme de champion » , ils ont encore à prouver qu'ils sont définitivement les plus forts. Et ce n'est pas sous les projecteurs européens, dans une compétition où les Rouge et Blanc n'ont droit qu'au statut confortable d'outsider, qu'il faudra le démontrer. Mais dès aujourd'hui, à Michel-d'Ornano, contre Ronny Rodelin et Rémy Vercoutre. Pour avoir, à la différence de leurs aînés, le choix dans dix ans entre rouvrir la boîte à souvenirs ou l'armoire à trophées.

Par Christophe Depincé
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