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Quand Lyon renversait Bruges

Il y a un peu moins de seize ans, en novembre 2001, Lyon avait battu le FC Bruges à Gerland (3-0), en seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA, quinze jours après avoir pris la foudre en Belgique (1-4). C’est exactement le genre d’exploit que les Gones devront accomplir face à l’Ajax Amsterdam jeudi soir s’ils veulent disputer leur première finale européenne.

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L’hiver approche, et l’Olympique lyonnais ne sait pas encore qu’à l’issue de la saison, il sera champion de France pour la première fois de son histoire, un titre qu’il conservera jusqu’en 2008. Le 6 décembre 2001, l’OL occupe la seconde place du classement à deux points de Lens, au moment de recevoir le FC Bruges, quinze jours après un match aller où tout était parti de travers (1-4). Un échec suivi d’un autre trois jours plus tard à Montpellier (0-3), qui n’incite pas vraiment à l’optimisme. Les Lyonnais, éjectés de la Ligue des champions par le FC Barcelone et le Bayer Leverkusen, ont explosé à Bruges, comme les adversaires des Flamands lors des tours précédents. Depuis le début de la Coupe de l’UEFA, la bande du Norvégien Trond Sollied a déjà marqué vingt-six buts, certes contre des seconds couteaux : les Islandais d’Akranes (4-0, 6-1), les Chypriotes de l’Olympiakos Nicosie (2-2, 7-1) et les Ukrainiens de l’Arsenal Kiev (2-0, 5-0).

«  On aurait pu en prendre deux ou trois de plus à l’aller »


Christophe Delmotte, aujourd’hui entraîneur adjoint au Havre, n’hésite d’ailleurs pas à établir un parallèle entre cette défaite en Belgique et celle concédée le 3 mai dernier à Amsterdam. « Les souvenirs sont un peu dilués, mais autant que je me rappelle, c’était le même type de match. Ce jour-là, nous avions rencontré un adversaire à qui tout ou presque réussissait. On aurait pu prendre deux ou trois buts supplémentaires, comme en marquer un ou deux. Il y avait une grosse ambiance ce soir-là à Bruges, mais nous, tout de suite après le match, on s’est dit que ce n’était pas fini grâce au but inscrit par Péguy Luyindula. Il fallait y croire. Je crois aussi qu’au lendemain du match, les critiques de la presse étaient assez sévères. »


À l’approche du match retour, les Lyonnais partent se mettre au vert, comme à leur habitude. « On allait souvent au château de Pizay, dans le Beaujolais. Je crois que c’est ici que nous avions préparé ce match retour. L’endroit est calme, idéal. L’ambiance était sereine. On savait que si on mettait de la folie dans cette rencontre, tout serait possible. Le coach, Jacques Santini, nous avait beaucoup fait bosser tactiquement. Il avait dû revoir le match aller. C’est quelqu’un qui ne laissait rien au hasard. On savait très bien que nous avions le potentiel pour nous qualifier, notamment avec la qualité de nos joueurs offensifs. Jacques (Santini), qui était relativement calme, avait beaucoup insisté sur une chose » , se remémore Delmotte. « Il nous disait que si on marquait très vite le premier but, les Belges commenceraient à douter. Et c’est exactement ce qui est arrivé... »

Anderson-Carrière, duo d’enfer


Par rapport au match aller, Santini abandonne le 3-5-2 foireux et expérimental de Bruges et opte pour un 4-3-3 parfaitement adapté aux circonstances. Remplaçant en Belgique, Éric Carrière est titularisé par le futur sélectionneur des Bleus. L’ex-Nantais va saisir sa chance, et plutôt bien. Il délivre deux passes décisives à Sonny Anderson en moins de cinq minutes (19e, 23e), et alors que le coup d’envoi n’a pas été donné depuis une demi-heure, Lyon mène déjà 2-0. « C’était le scénario idéal. On avait mis de la folie, et ce jour-là, Sonny Anderson était extraordinaire. Les Belges étaient un peu sonnés. Je ne pense pas qu’ils avaient pris la rencontre avec légèreté  » , reprend Delmotte, qui lui-même est né en Belgique, à Comines. « Mais je connais les Flamands : comme les Néerlandais, ils peuvent vite perdre confiance si ça ne tourne pas comme prévu. Et on a continué à leur mettre la pression. » Pourtant, le temps passe, les occasions lyonnaises se multiplient, mais ce foutu troisième but se fait attendre, jusqu’au bout du temps additionnel. « Il me semble que cela vient d’un ballon perdu par les Belges, alors qu’ils attaquaient. Il doit y avoir encore une fois Éric Carrière dans le coup et c’est Sonny qui marque. »


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Christophe Delmotte se souvient comme si c’était hier de ce bon vieux Gerland en fusion et de la joie dans le vestiaire. « Je ne sais plus si le président Aulas avait triplé la prime » , se marre l’ancien milieu de terrain. Une fois les obligations médiatiques expédiées, les joueurs lyonnais s’éparpillent aux quatre coins de la capitale des Gaules. Avec Eric Deflandre et quelques autres, Delmotte déboule dans un restaurant branché du centre-ville, où ils ont droit à un accueil chaleureux des clients, informés de la performance de l’OL un peu plus tôt. « Il y a eu des applaudissements, des félicitations. C’était vraiment sympa » , résume Deflandre. L’aventure européenne s’arrêtera au tour suivant, face aux Tchèques du Slovan Liberec (1-1, 1-4). Une déception vite oubliée grâce au titre de champion de France obtenu sur le fil, trois mois plus tard, lors d’une fabuleuse finale face à Lens (3-1).

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Propos recueillis par Alexis Billebault
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