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Le onze de rêve de Loulou

Le 22 novembre 2016, Loulou nous accueillait chez lui pour nous conter sa vie et parler sport. Au menu : 11 de légende montpelliérain et discussion sur les maillots de foot. L’occasion de montrer à quel point l’homme était passionné et généreux.

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Loulou, donnez-nous votre 11 de légende de Montpellier.
Dans les buts : Bruno Martini. C’est un garçon extraordinaire, que j’ai repris au club. En plus, c’est un bon gardien. Je ne regrette pas de l’avoir pris à Auxerre. Mes deux arrières : Baills et Lucchesi, deux enfants que j’adore.
« Libéro : Laurent Blanc, c’est la statue du club, le joueur qui a le mieux réussi. »
Libéro : Laurent Blanc, c’est la statue du club, le joueur qui a le mieux réussi. Je me rappelle qu’il jouait devant, mais un jour, Michel (Mézy) en a eu plein le cul et lui a dit : « Tu vas jouer libéro. » Blanc ne voulait pas et c’est finalement à ce poste qu’il a fait un malheur. Pour l’accompagner au poste de stoppeur Nenad Stojković. Déjà, on a fait la défense. Au milieu : Lemoult : infatigable. Après qui d’autre ? Putain, c’est dur là ! J’aimais bien le Hollandais Suvrijn du temps de Lemoult, un très, très bon joueur. On avait un milieu de terrain, les deux là... attention ! Ce n’était pas facile de les passer. Deux sentinelles terribles. Alors il en manque combien ?

Quatre.
Alors qui on va mettre ailier droit... c’était bien ça qu’on disait à l’époque : Sauveur Agostini. Après, j’ai eu un ailier gauche qui n’était pas mal, c’est surtout chez les Stéphanois qu’il était bon : Sarramagna. Avant-centre, on va mettre Hugo Curioni, qui a fait les débuts de la Paillade ou presque. Il était extraordinaire et enfin, mon ami Fleury Di Nallo. On est bon, là ?


Oui, on est bon. Et le coach ?
Ah, comme entraîneur : Michel Mézy ! Comme je ne l’ai pas cité au poste de libéro, il risque de ne pas être content.

Le XI de rêve du MHSC de Nicollin : Martini - Baills, Lucchesi, Blanc, Stojković - Lemoult, Suvrijin, Agostini, Sarramagna - Curioni, Di Nallo. Entraîneur : Mézy.

Vous possédez une collection de maillots ahurissante. Existe-il encore des maillots que vous rêveriez d'avoir ?
Il n’y en a pas beaucoup que je n’ai pas. Le dernier que j’ai failli acheter, mais que j’avais déjà, c’était celui de Bobby Moore. Le maillot de capitaine de l’équipe d’Angleterre de 1966 lors de la finale. Putain ! Il s’est vendu 75 000 livres (85 000 euros, ndlr), pas mal hein ?! Celui que j’ai, c’est contre l’équipe de France. Charly Loubet me l’a donné.

Et ceux qui vous tiennent le plus à cœur ?
J’ai un ami intime : Michel Platini. Ce sont ses maillots qui me plaisent le plus. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai, mais ça fait bien.

On veut la vérité...
Hé bien c’est vrai !
« Le maillot de Platini de la Juventus. C’est quelque chose d’extraordinaire. »
Le maillot de Platini de la Juventus. C’est quelque chose d’extraordinaire. Le maillot avec lequel il gagne le championnat d’Europe 1984, c’est fabuleux. J’en ai d’autres, mon pauvre ami ! Gento, Di Stéfano, Puskás, Yachine, Shilton, ils y sont tous. Vous voulez le voir ?


Volontiers !
Je vais voir avec mon gars, je vais lui dire de descendre, comme ça, il vous le fera visiter. J’espère que vous allez revenir parce que croyez-moi, ça va être difficile de tout voir en une seule fois ! D’ailleurs, j’en suis assez fier. J’en achète tout le temps. Pas les Français, on me les donne, mais autrement, je fais toutes les ventes aux enchères.


Un maillot rarissime de votre collection ?
Mondial 1978. J'ai deux maillots portés de l'équipe de France. Un de Berdoll, l’autre de Bracci. Ce sont ceux que l’équipe argentine avait prêté aux Bleus, je ne sais pas si tu te rappelles.

Les rayés vert et blanc ?
Oui ! Là, je suis en train de rentrer un maillot de Raoul Diagne, Larbi Ben Barek, Baratte.
« J’en ai des beaux, mais c’est dur à trouver, et puis les gens savent à qui ils vendent et crois-moi... je ne sais pas me retenir lorsqu'un maillot me plaît. »
J’en ai des beaux, mais c’est dur à trouver, et puis les gens savent à qui ils vendent et crois-moi... je ne sais pas me retenir lorsqu'un maillot me plaît. Ça coûte cher ! Là où je suis équipé terrible, c’est pour les Jeux olympiques. J’ai les chaussures d’Usain Bolt. J’ai tous les sports, même le criquet ! (Il se met à crier) Christian ! Christian ! Où c’est qu’il est passé celui-là ! (Il prend son téléphone) Tu emmèneras le journaliste visiter le musée et descends-moi un maillot de la Paillade, un vrai ! (Christian apporte le maillot dix minutes plus tard) C’est un maillot de qui ? Morgan Sanson ? Pas mal ! Quel match ? Monaco ? Nous sommes le seul club à mettre le match sur le maillot. On en a pris six lors de ce match, mais bon (octobre 2016, défaite 6-2 du MHSC à Monaco, ndlr)... Tu ne pourras pas dire que tu n’as pas un vrai maillot de la Paillade !

Propos recueillis par Flavien Bories
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