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Quand le One World Trade Center honore les Américaines

Le 10 juillet dernier, le One World Trade Center s'est illuminé de bleu-blanc-rouge pour célébrer la victoire US dans le Mondial féminin. Un pas en arrière pour les barbus, un bond en avant pour les nièces de l'Oncle Sam.

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Le souvenir est encore vivace. En fumant sa première cigarette dans la cour du collège, en vidant sa deuxième bière devant le lycée ou en encaissant sa troisième gueule de bois avant la fac, la rumeur nous parvient : les États-Unis d'Amérique ont été attaqués. Où, quand, comment ? Il va falloir se mettre devant Claire Chazal pour le savoir. Lancé dès 14 heures, son journal déverse un flot d'images hallucinantes. Une édition très spéciale qui voit les deux tours du World Trade Center s'effondrer en direct. 11 septembre 2001, bienvenue dans le XXIe siècle.

Les États-Unis battus sur leur terrain


À cette époque, il est plutôt rare de croiser du football féminin dans la petite lucarne. Le premier championnat de football professionnel au monde n'a été lancé sur le territoire américain que six mois plus tôt, sans Marinette Pichon, et la FIFA ne publie pas encore de classement des nations. En France, il faut attendre le 16 novembre 2002 pour revoir les filles taquiner la balle dans la télé, 27 ans après la finale du premier championnat de France féminin « vu à la TV » . Reste que les États-Unis sont déjà en avance dans le développement du football chez leurs girls. À l'aube des années 2000, l'équipe nationale est tenante d'une Coupe du monde dont elle a remporté deux des trois premières éditions, et le pays s'apprête à organiser son deuxième Mondial d'affilée en 2003. La concurrence est écrasée, les Américaines dominent le game.

Mais le jeu est malicieux. Le 15 septembre 2003, cinq jours avant l'ouverture de la Coupe du monde, la Women's United Soccer Association cesse ses activités, le championnat professionnel féminin se plante comme son grand frère la NASL. Dans la foulée, les Yanks échouent à la troisième place de leur tournoi, laissant leur titre aux rivales allemandes. Elles ne récupéreront la couronne que douze ans plus tard, soit deux nouveaux tournois sans victoire finale, en Chine et en Allemagne. Un affront pour le pays qui doit en outre abandonner en octobre 2003 sa première place au classement FIFA, inaugurée en juillet de cette année-là. Pendant trois longues promotions, les Américaines ne seront pas les reines du bal.

Girls power, game over


Sauf que, plutôt que de se laisser aller, l'équipe maintient son niveau de forme en faisant main basse sur tous les tournois olympiques se présentant à elle : 2004, 2008, 2012, soit trois médailles d'or à ajouter à celle conquise en 1996 – quatre sur cinq aux Olympiades, joli ratio. Ce qui leur permet de récupérer en 2006 la première place du classement FIFA, depuis désertée une seule fois, deux mois en 2007 au profit des cousines germaniques, toujours. Au niveau national, la Women's Professional Soccer a pris la suite de la WUSA en 2009 et, si elle a dû stopper son activité en 2012, deux ligues semi-professionnelles se partagent son héritage, incluant des équipes venues du Canada voisin.

C'est précisément au Canada que va se concrétiser le retour définitif des Américaines sur le toit du monde du football. En 2015, l'équipe américaine a roulé au Hummer sur le Mondial : six victoires dans le temps réglementaire pour un nul, trois buts encaissés, dont deux après avoir mené 4-0 dès la 16e minute en finale. Comme un symbole de la nouvelle domination US, la victime de l'ultime massacre se nomme le Japon, dans la belle d'un engagement entamé en finale de Coupe du monde 2011 (Japon, 3-1 tab), poursuivi en finale des JO 2012 (USA, 2-1), et donc liquidé à Vancouver. Sayonara le Japon, les États-Unis t'ont mis knockout.

La flèche de la liberté


À leur retour à New-York, les footballeuses sont dument honorées. Pour la première fois dans l'histoire américaine, une équipe féminine de sport collectif a le droit de défiler sur le « Canyon des Héros » à Broadway, avant que le maire Bill de Blasio ne remette les clés de la ville de New-York à la team. POTUS, aka Barack Obama sur Twitter, invite les joueuses à la Maison Blanche. Des dizaines de milliers d'Américains fêtent leurs héroïnes à coups de millions de confettis, le plus grand Stars and Stripes du pays est déployé sur le Washington Bridge. Et, en arrière-plan, la flèche du One World Trade Center se pare de rouge, blanc, bleu. Tout un symbole.

Celui des couleurs américaines, évidemment. Mais surtout celui d'une identité portée en étendard. La flèche de l'ex-Freedom Tower a permis au 1WTC d'atteindre les 1776 pieds, soit 508 mètres, soit le plus haut gratte-ciel de New-York devant l'Empire State Building. Soit aussi l'année de la Déclaration d'indépendance des États-Unis. Alors, lorsque la flèche américaine de 124 mètres arbore les couleurs de ses filles, elle affiche par là les motifs de fierté du pays. Moins de deux semaines avant, c'étaient les couleurs de l'arc-en-ciel pour célébrer la légalisation du mariage gay. Un sacré pied de nez à ceux qui ont souhaité faire chuter les symboles de l'Amérique.

Par Eric Carpentier
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