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Quand le cheikh Mansour a refusé le PSG

C'était en 2008. Le cheikh Mansour n'était qu'un inconnu dans l'esprit des supporters de Manchester City. Le PSG était en quête d'acheteurs potentiels. Alors Charles Villeneuve avait pris le dossier sous le bras, direction Abu Dhabi pour rencontrer Khaldoon Al Mubarak. Histoire de le faire venir à Paris. Une séance de drague terminée sur un râteau.

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C'est le visage que tout le monde recherche. Il est rare, presque invisible. Ce jour-là, comme quasiment à chaque rencontre de son club, Mansour bin Zayed bin Sultan bin Zayed bin Khalifa Al Nayan, plus connu sous le nom de cheikh Mansour, est devant son poste. Sa place dans les travées de l'Etihad Stadium est vide. Plus bas, dans sa zone personnelle, Roberto Mancini, costume trois pièces tiré à quatre épingles, ne tient pas en place. L'entraîneur italien sait son poste instable, en permanence, et son équipe est menée 2-1, sur sa pelouse, par les Queens Park Rangers. C'est la dernière journée de championnat. On ne respire plus, on écoute la radio, on consulte frénétiquement son portable. Manchester United s'est imposé à Sunderland (1-0) et se dirige vers son deuxième titre de champion consécutif. La suite est connue : la tête de Džeko et la frappe d'Agüero dans le temps additionnel, la course de Mancini, la ville qui explose et Joe Hart qui devient fou. Rarement le football aura été aussi intense que ce 13 mai 2012. Manchester City vient de remporter son premier titre depuis 44 ans en renversant la rencontre en quelques minutes (3-2). Physiquement, Mansour n'est pas présent pour faire la fête. Il aurait pu ne jamais être là tout court.

On a simulé Manchester City-PSG sur Football Manager

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La marque PSG, l'ombre de Man United


Avant Mansour, City n'était plus grand-chose. Son arrivée en 2008 pour quelque 200 millions d'euros et une reprise de 90% des parts du club avait alors suscité le rêve, l'optimisme, ce que les titres de 2012 et 2014 confirmeront dans le cœur des supporters des Citizens. Son objectif initial était d'accrocher le top 4 du championnat d'Angleterre. Sa première saison échouera sur une pénible dixième place. Avant que la machine ne se lance, enfin, à coups de gros chèques, en 2012. Une année qui marque, 800 kilomètres plus au sud, le lancement de la fusée parisienne, reprise totalement par QSI pour 69 millions d'euros. À sa tête, le cheikh Tamim, prince hériter depuis 2003 et devenu émir du Qatar en 2013 après l'abdication de son père. Amoureux de tennis, l'homme est l'un des plus puissants de la planète avec ses multiples fonctions et une Coupe du monde 2022 décrochée sur le CV. La piste qatarie avait été relancée à l'été 2010 par Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital en Europe. L'ensemble de l'opération a pu être réalisée grâce à l'apport de politiques, votes secrets, mais peu importe. Elle s'est concrétisée là où quatre ans plus tôt, en 2006, elle avait échoué dans un contexte hostile. L'arrivée de capitaux en provenance d'un pays à l'image sulfureuse était alors mal perçue entre respect plus qu'approximatif des droits de l'homme et de la femme et soutiens financiers douteux.

Pourtant, l'histoire aurait pu être différente. Autour de Charles Villeneuve. Journaliste français né à Beyrouth au début des années 40, Villeneuve était devenu président du PSG le 27 mai 2008 pour prendre la suite d'Alain Cayzac. Son mandat se terminera en février 2009 après une réunion de crise et une assemblée générale élective sur fond de bataille avec Jérôme de Metz, un ancien de la DNCG. Charles Villeneuve a des connaissances, beaucoup, dont l'homme d'affaires Iskandar Safa. « C'est un très bon ami, explique l'ancien président parisien. Lui-même connaît très bien, du fait de ses affaires personnelles, le cheikh Mansour et Khaldoon Al Mubarak, le président de Manchester City. » En 1984, le père de Khaldoon est assassiné place des États-Unis, à Paris. Charles Villeneuve couvre alors l'affaire, ce qui marquera le fils orphelin. « On s'est rencontrés au moment où il avait choisi d'investir dans Manchester City. La réunion avait eu lieu à Abu Dhabi. C'est lui que je voulais pour Paris. J'ai essayé de lui démontrer qu'à Manchester, c'était Manchester United, et de lui vendre la marque Paris qui était, en soi, mondiale » , détaille Villeneuve.

« Je n'ai plus ma place dans le carré présidentiel »


L'homme avait alors récupéré le dossier PSG auprès de Matthieu Pigasse à la banque Lazard, chargée par Bazin de trouver des acheteurs. « Malgré mes arguments, ils avaient déjà choisi Manchester City. Pour eux, le championnat de France ne représentait rien. Sur les télés, il n'y avait de la place que pour la Premier League. Les Émiratis sont assez fans de la culture anglo-saxonne. Le foot commençait à devenir un sujet politique pour se faire connaître, sur le plan de l'image » , reprend Villeneuve. Il explique n'avoir « jamais pensé aux Qataris, compte tenu de l'image » . Al Mubarak file à City et ne viendra jamais à Paris. Ce sera finalement al Thani quelques années plus tard. Charles Villeneuve, lui, s'est retiré du monde du foot et même du Parc des Princes. Le journaliste et ancien président affirme que « les places sont trop chères. Je refuse des invitations, je paye ma place. J'avais envie, quand j'étais à la tête du PSG, de faire payer les places au carré présidentiel. Je ne comprends pas très bien pourquoi certaines personnes sont en permanence invitées, alors qu'ils ne renvoient jamais l'ascenseur. Je n'y ai plus ma place et je pense que l'on ne donne pas assez la parole aux responsables de supporters qui ont des bonnes idées. » Mais ça aussi, c'était avant.



Par Maxime Brigand
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