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Quand la Juve montre les crocs face à la Louve

Cette saison, en Serie A, on a vu de très belles choses. Mais s’il ne fallait garder qu’un moment symbolique de cette saison, ce serait très certainement le Juventus-Roma au sommet du 5 janvier dernier. Un jour où les Bianconeri ont prouvé à tous que leur domination sur la Botte n’était pas près de s’éteindre.

Les promesses d’août sont souvent loin de la réalité de janvier. Été 2013, la Serie A se retape une santé. Les abonnements sont en hausse, les espoirs de voir la Juve représenter dignement l’Italie en Ligue des champions se font de plus en plus concrets, et plusieurs équipes sont dans les starting blocks pour venir disputer le Scudetto à la Vieille Dame. Parmi les outsiders, le Napoli, renforcé par l’arrivée de Benítez et sa colonie hispanophone (Callejón, Higuaín, Raùl Albiol…), la Fiorentina, qui se met à rêver après la présentation en grande pompe de Mario Gómez, et même l’Inter, qui retrouve des ambitions avec l’arrivée sur le banc de Mazzarri et celle, imminente, du nouveau président indonésien Erick Thohir. Mais les premières semaines de championnat n’ont pas grand-chose à voir avec ce à quoi on pouvait s’attendre. Car c’est une autre équipe, inattendue, qui vient surprendre tout le monde : la Roma. Les Giallorossi sortent de nulle part. Ils ont vécu un état très compliqué, subissant les pressions de leurs tifosi après une deuxième saison sans qualification européenne, et une cuisante défaite en finale de Coupe d’Italie face à leurs cousins de la Lazio. Rudi Garcia débarque au beau milieu de ce bordel, et se fixe un objectif : redonner ses lettres de noblesse a une équipe qui, depuis au moins trois ans, semble avoir perdu son identité. Après avoir convaincu De Rossi de rester à Rome, il fait venir son protégé, Gervinho, et chapeaute les arrivées de Strootman, Maicon et Ljajić. Et le début de saison va être tout simplement incroyable.

15 minutes de domination, puis le néant

Lors des dix premières journées, la Roma de Rudi Garcia fait carton plein : dix victoires, trente points, seulement un but encaissé (!). Et pas n’importe quelles victoires : un 2-0 lors du derby-revanche face à la Lazio, un impressionnant 3-0 collé à l’Inter à San Siro, ou encore un 2-0 face au Napoli. Même la Juventus, qui réalise pourtant un parcours époustouflant (8 victoires, un nul, une défaite), n’arrive pas à suivre le rythme. Au bout de 10 journées, la Roma compte déjà cinq points d’avance, et en Italie, certains sont persuadés que les Romanisti vont aller au bout, d’autant qu’ils sont les seuls à ne pas perdre d’énergie lors des compétitions européennes. Mais, comme c’était prévisible, la Magica connaît un petit coup de mou. Quelques nuls consécutifs, notamment ce 1-1 à domicile face à Sassuolo, ou ce 0-0, toujours à l’Olimpico, contre Cagliari. Or, en Italie, il ne faut jamais laisser filer des points. Parce que la Juventus est intraitable. Les Bianconeri se mettent à leur tour à enchaîner les victoires et repassent en tête du classement au mois de décembre. À la trêve, les joueurs de Conte ont renversé la tendance, et comptent à leur tour cinq longueurs d’avance.

Comme les choses sont bien faites, la reprise du championnat, le 5 janvier, prévoit le choc au sommet. Juventus-Roma au Juventus Stadium. Rudi Garcia, fidèle à sa mentalité, n’y va pas par quatre chemins en conférence de presse : « Aller à Turin pour défendre ? Vous rigolez ? Moi, à chaque match, je dis la même chose à mes joueurs : "Vous y allez pour gagner" » , affirme-t-il. Et le début de match, dans un Juventus Stadium plein à craquer et chauffé à blanc, semble confirmer les intentions offensives de l’ancien coach du LOSC. La Roma attaque, et la Juve, pour la première fois depuis l’arrivée de Conte, laisse la possession du ballon à son adversaire. Pendant 15 minutes, on a même l’impression que les rôles sont inversés : la Roma domine, grande, forte, sûre d’elle, et la Juve se défend tant bien que mal. Les actions rouge et jaune sont rondement menées, avec des combinaisons, des dédoublements, des courses : tous les ingrédients qui ont fait la réussite du club romain depuis le début de la saison. Pourtant, sur sa toute première attaque, c’est bien le champion d’Italie qui fait mouche. L’action se déroule sur la droite, Lichtsteiner invente, Vidal conclut. 1-0. Le verrou romain, si inébranlable pendant toute la première partie de saison, a déjà craqué. C’est le début d’une véritable leçon tactique.

big>Stratégie préparée


Car derrière, d’un coup de baguette magique, les choses se remettent à leur place. La Juve reprend le contrôle du ballon, et la Roma ne sait plus comment faire pour se montrer dangereuse. D’autant que Conte a parfaitement préparé son rendez-vous. Son mot d’ordre : bloquer les ailes, point de force des Romains depuis le début du championnat. Ainsi, Maicon à droite et Dodô à gauche sont maîtrisés et, de fait, inoffensifs. Rudi Garcia est obligé de demander à tout son bloc-équipe de remonter. Mais il s’expose du coup à des contre-attaques turinoises. Pogba, d’abord, puis Tévez sont à deux doigts d’en profiter et de doubler la mise. Situation paradoxale, dans un match où la rapidité des offensives est au centre des attentions, c’est finalement sur une phase arrêtée que la Juve double la mise. Pirlo dépose un ballon sur coup franc au second poteau, Leandro Castán oublie Bonucci, qui score dans le but vide. 2-0. La Roma est sonnée. Puis complètement KO. En l’espace de deux minutes, De Rossi, pour un tacle fou, puis Castán, pour une main sur sa ligne, sont expulsés. Réduite à neuf, et désormais menée de trois buts suite au pénalty transformé par Vučinić (un ancien Romanista), la Roma hisse le drapeau blanc.

La fin de match ressemble à un toro géant, avec les Turinois qui se font des passes, et le stade qui reprend en chœur avec des olé à tout-va. Un succès 3-0 qui permet à la Juventus de prendre huit points d’avance, une avance qu’elle conservera pendant toute la deuxième partie de saison, jusqu’à être sacrée au mois de mai. Mais surtout, ce soir-là, Antonio Conte a prouvé à tous qu’il était un drôle de tacticien. Comme il l’expliquera à la fin de la rencontre, le fait de laisser la possession de balle à la Roma en début de match était en réalité une stratégie préparée. Une façon de faire croire à l’adversaire qu’il pouvait venir dicter sa loi. L’amadouer, le flatter, pour mieux lui planter un coup de couteau ensuite. Un vrai jeu du chat et la souris. Et quand la Juve a frappé une première fois, Conte avait déjà tout planifié pour empêcher la Roma de revenir dans le match, en neutralisant les ailiers, et en doublant le marquage sur Pjanić et Totti. Ce soir-là, pour la seule fois de la saison, Rudi Garcia admettra, à demi-mot bien sûr, qu’il est tombé face à plus fort que lui. La Juventus n’a pas gagné le Scudetto ce 5 janvier 2014, mais en tout cas, ce soir-là, elle a fait comprendre à son seul réel poursuivant qu’il faudrait cravacher très, très dur, pour venir lui arracher sa couronne.

Par Éric Maggiori
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