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Quand la Coupe d'Europe sonne la fin de l'hibernation

Alors que leurs championnats entament leur troisième mois de pause, les clubs russes et ukrainiens doivent garder la forme pour jouer la Coupe d'Europe qui se déroule au beau milieu de leur repos. Entre préparation intensive, matchs amicaux en pagaille et météo capricieuse.

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5 décembre 2016, le FK Krasnodar s’apprête à jouer contre le Krylia Sovetov son dernier match de championnat avant celui du 5 mars 2017 face au Spartak Moscou. Une pause de trois mois due au froid polaire qui envahit la Russie durant cette période hivernale. Si le championnat russe hiberne durant trois mois, les clubs engagés en Coupe d’Europe ne sont pas pour autant en vacances. Car oui, à l’image du FK Krasnodar qui a joué les seizièmes de finale de Ligue Europa en février face au Fenerbahçe, certains clubs russes reprennent la compétition avant même la reprise du championnat. Une anomalie que la Russie partage entre autres avec son voisin ukrainien qui, lui, s’offre une pause de deux mois et demi durant l’hiver.

Des matchs, des matchs et encore des matchs


Arrivé en Russie en février 2013, Charles Kaboré vit actuellement avec le FK Krasnodar sa troisième campagne européenne russe. L’ancien milieu de terrain raconte comment les joueurs vivent la pause d’inter-saison : « Toutes les équipes, européennes ou non, reprennent entre le 10 et le 15 janvier. On enchaîne les stages en Turquie ou dans les pays du Golfe, où il fait chaud. On fait dix jours de stage avec deux matchs amicaux, puis trois jours en famille, puis à nouveau dix jours de stage avec deux matchs amicaux et ainsi de suite. » Des propos confirmés par Franck Dja Djédjé passé par le club ukrainien du Tchornomorets Odessa entre 2012 et 2014 : « On refait une préparation comme en début de saison. Nous étions partis en Turquie à Antalya trois semaines avant de reprendre. On faisait parfois des matchs amicaux tous les deux jours pour reprendre rapidement le rythme. C’était vraiment intense. »


Une préparation intensive obligatoire pour ne pas être largué lors du seizième de finale de Ligue Europa. Alors, pour être prêt à reprendre la compétition directement par un match de Coupe d’Europe et l’intensité qui va avec, l’entraînement se durcit. Charles Kaboré raconte : « Lorsqu’il y a la Coupe d’Europe à jouer, la préparation est plus rapide, mais on fait moins de matchs amicaux pour éviter les blessures. On en fait deux en trois jours. Une moitié de l’équipe joue les premières 45 minutes et lors du match d'après, cette même moitié joue les 45 dernières, comme ça tout le monde a 90 minutes dans les jambes. » L’ancien ailier du Paris Saint-Germain est d’accord avec le milieu burkinabè : « L’objectif premier, c’est la Coupe d’Europe, alors on se prépare à fond pour ça et on fait en sorte d’être compétitif de suite. »

L’importance de la météo


Si les clubs russes ou ukrainiens s’offrent une petite pause hivernale, les autres équipes européennes, elles, continuent d’enchaîner les matchs. Ces trois mois sans compétition seraient ainsi problématiques pour Franck Dja Djédjé : « La compétition et les matchs amicaux, ce n’est pas pareil. Les autres équipes sont avantagées, elles n’ont pas cette longue coupure, alors que nous, on doit retrouver le rythme de la compétition. Eux, ils sont déjà dedans direct. » L’ancien milieu de terrain marseillais, Charles Kaboré, n’est pas forcément du même avis : « Il y a du pour et du contre à avoir cette pause de trois mois. Alors que les autres équipes sont fatiguées de jouer tous les trois jours, nous on est frais, les jambes sont là. Mais cela dépend de plusieurs paramètres : la motivation, la chance au tirage, et le lieu du match aller. »


Si toutes les équipes préfèrent habituellement recevoir lors du match retour, Charles Kaboré pense, lui, différemment en raison de la météo : plus le match est tôt et plus il fait froid en Russie. Et le milieu de terrain du FK Krasnodar sait de quoi il parle, le froid est un paramètre à prendre en compte : « Je me rappelle avec l’OM, nous étions allés jouer un match à Moscou (23 novembre 2010, victoire 3-0 de l’OM, ndlr), il faisait tellement froid que j’avais du mal à jouer. Aujourd’hui, je suis habitué, et je me suis adapté. Alors c’est un avantage pour nous, le froid, et si on joue le match aller à domicile, il fera plus froid. » Vrai, lors de la victoire du FK Krasnodar face au Fenerbahçe le 16 février dernier, le thermomètre affichait un bon -2°C, contre 6°C si le match avait lieu une semaine plus tard. Des températures qui n'empêchent pas les nombreux Brésiliens présents en Ukraine et en Russie de briller sur la scène européenne, et ce, même après une pause de deux mois et demi.

Par Steven Oliveira Propos de Charles Kaboré et de Franck Dja Djédjé recueillis par SO.
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