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Quand l'Atlético lançait la domination du Bayern

En 1974, Madrilènes et Bavarois se rencontrent pour la première fois. Pas n'importe où, en finale de la Ligue des champions. Alors que l'Atlético mène 1-0 dans la prolongation, la victoire leur échappe. Puis le trophée.

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C’est l’histoire d’un triomphe qui aurait pu ne jamais exister. Le mythe fondateur d’un Bayern souverain et dominant. Nous sommes en 1974, la Coupe d’Europe n’a que 19 ans, ne concerne encore que les clubs champions, et cette finale 1974 fleure bon la nouveauté. Les favoris n’ont pas résisté : Juventus, Liverpool, Benfica et surtout l’Ajax, tenant du titre. Difficile alors de dégager un favori entre néophyte à ce niveau. D’un côté, l’Atlético, champion deux fois entre 1970 et 1973, sans oublier la Copa del Generalisimo en 1972, a défait en chemin Galatasaray, le Dinamo Bucarest et l'Étoile rouge de Belgrade, avant de faire tomber le Celtic en demies. L’aller en Écosse fut d’ailleurs des plus volcaniques, avec expulsions et avertissements en masse, pour finir en bagarre générale. De l’autre, le Bayern, celui de Sepp Maier, Franz Beckenbauer, Hans-Georg Schwarzenbeck, Paul Breitner, Uli Hoeness et Gerd Müller, tous champions d’Europe avec l’Allemagne. Si le parcours des Bavarois a été plus tranquille (Åtvidaberg, Dynamo Dresden, CSKA Sofia, Újpesti Dózsa), ils ont le mérite d’être champion depuis une semaine, pour la troisième fois d’affilée, là où les Madrilènes ont fini loin du Barça. Toujours est-il que la confiance est grande côté allemand. Hoeness déclare ainsi : « Nous sommes dans la meilleure position. Nous sommes champions et on jouera encore la Coupe d’Europe, quoi qu’il arrive en finale. Mais l’Atlético doit gagner. » Kicker titre «  C’est maintenant ou jamais » . Bizarrement, seul Beckenbauer se méfie : «  La raison pour laquelle les gens dans ce pays pensent que l’on va gagner la Coupe d’Europe presque en marchant est un mystère pour moi. Si l’Atlético devait marquer le premier but, cela serait presque impossible pour nous de refaire notre retard. Les Espagnols sont les maîtres dans l’art de sortir l’adversaire de son match avec toutes sortes d’actions théâtrales.  »

Sélectionneur contre Nettoyeur


Le jour fatidique arrive. 15 mai 1974. Scène : théâtre du Heysel, 48 722 spectateurs. La représentation n’est pas à la hauteur de l’événement. La pression sans doute. Si les Bavarois commencent plutôt bien, il semble impossible de marquer un but à Miguel Reina, père de, et portier infranchissable encore jamais trompé dans la compétition. La rencontre s’équilibre au fur et à mesure, avant que les Colchoneros, pourtant bien plus vieux que leurs adversaires, ne commencent à dominer, sans non plus trouver la faille. Prolongation. Évidemment, un coup franc change le cours des choses. 114e minute, Luis Aragonés, futur sélectionneur, enroule sa frappe au-dessus du mur et trompe Maier. Les fans espagnols, venus en grand nombre, deviennent fous de joie. La victoire est proche.


Et puis, à vingt secondes du coup de sifflet final, Hans-Georg « Katsche » Schwarzenbeck, défenseur central rugueux au possible, surnommé le « Nettoyeur du Kaiser » , hérite du ballon des pieds de Beckenbauer. « La situation était en quelque sorte irréelle, a expliqué récemment à Kicker Javier Irureta, entraîneur du Grand Depor et à l’époque joueur des Rojiblancos. Parce que tout d’un coup, ce Schwarzenbeck est apparu de si loin sur le terrain. On aurait dû aller au duel. Mais on était surpris de le voir là. Et aussi qu’il tire. » Tout le monde l’est. « Ne tire pas s’il te plaît » , pense Paul Breitner, alors que Müller s’apprête à lever les bras pour demander une passe. Katsche lui-même ne sait pas trop : « Personne ne m’a attaqué, alors j’ai juste tenté ma chance, d’environ 30 mètres. Je n’ai pas vraiment pensé à ce que je faisais à ce moment-là, Dieu merci. Je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai frappé. Même avec du recul. C’était sans doute une question d’instinct, car ce n’était pas une décision réfléchie. » Miguel Reina, comme les autres, ne s’y attend pas. La légende raconte qu’il était en train de donner ses gants en souvenir à un journaliste de Marca, ce qu’il a toujours nié. « C’était un moment horrible dans ma carrière » , s’est-il confié à Marca justement. « Je me suis senti vraiment mal pendant un sacré bout de temps. Je ne sais toujours pas comment j’ai laissé rentrer ce tir. » « C’était un but absurde, un coup de poker d’un joueur qui n’était pas vraiment bon » , pour Ignacio Salcedo. Son coéquipier Francisco Melo est tout aussi dépité - « Je ne l’oublierai jamais. Quand il semblait que tout était fait, son but nous a écrasés. » José Pachecho, le portier remplaçant, n’y croit pas non plus : « On avait dominé tout le match et je pensais qu’on avait gagné. J’étais déjà en train d’embrasser Banegas sur le banc et quand on a levé la tête, les bras nous en sont tombés. »

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Meutes de journalistes et moral dans les chaussettes


1-1, score final. Pas encore de tirs au but, le match sera rejoué. La suite est dure pour tout le monde. Katsche se plaint de la meute de journalistes qui l’attend après la rencontre. « Bon sang, si seulement c’était Gerd qui avait marqué le but. Pourquoi cela me tombe dessus ? » De leur côté, les joueurs de l’Atlético ont le moral à zéro. Eusébio Bejarano : « On n'a pas du tout dormi cette nuit-là. On ne pouvait pas se reposer physiquement ni mentalement, alors on était complètement dépassés. » Deux jours plus tard, dans un Heysel à moitié vide, les vacanciers étant rentrés, le Bayern écrase l’Atlético 4-0, avec des buts somptueux signés Müller et Hoeneß, tous deux auteurs d’un doublé et transcendés soudainement par l’occasion.

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Le premier titre européen du Bayern, qui en ajoutera deux autres à la suite pour devenir une superpuissance du football européen. Depuis, les deux équipes ne se sont plus jamais rencontrées. Jusqu’à aujourd’hui.

Par Charles Alf Lafon
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Dans cet article

Euh le parcours du Bayern n'a pas du tout été "tranquille". En 1/8F, on avait frôlé l'élimination à Dresde : Maier avait enchaîné les arrêts de martien en seconde mi-temps et Müller avait égalisé (3-3). Il n'y a qu'à revoir la joie des bavarois sur le but pour comprendre le soulagement.
D'ailleurs, très gros match d'Uli Hoeness qui accélérait à sa guise.

Pour la petite histoire, le lendemain du replay et de la victoire en C1, le Bayern prendra 5-0 à Mönchengladbach lors de l'ultime journée de BuLi (certains joueurs étaient encore un peu bourré).
Heureusement, Müller avait assuré le titre la semaine précédente.
C'est étonnant parfois comment l'histoire bégaye. Le déroulé de cette finale j'en ai réellement connaissance qu'il y a 2 ans avant la finale de C1. C'est dingue comment Ramos a réveillé le souvenir de Schwarzenbeck.
Le match d'appui se termine par 4-0 pour l'équipe miraculée en 74 et les prolongations par 3-0 pour le Real en 2014.
Message posté par aerton
C'est étonnant parfois comment l'histoire bégaye. Le déroulé de cette finale j'en ai réellement connaissance qu'il y a 2 ans avant la finale de C1. C'est dingue comment Ramos a réveillé le souvenir de Schwarzenbeck.
Le match d'appui se termine par 4-0 pour l'équipe miraculée en 74 et les prolongations par 3-0 pour le Real en 2014.


j'en ai réellement eu connaissance*
LaPaillade91 Niveau : Loisir
On raconte souvent que le Bayern a perdu les finales qu'il a maîtrisées et gagné celles qu'ils ont raté

En tous cas ce match incarne ce que j'adore dans le foot, la part d'irrationnel

Aucun système ne peut prévoir et empêcher que Schwarzenbeck va tirer d'aussi loin, aucun joueur ne le souhaite ou s'y attend, y a de quoi s'arracher les cheveux, même pour les Munichois qui ne comprennent pas comment ils sont revenus, mais ils sont revenus

Ca va plus loin que la seule victoire, car les joueurs de cet Atlético ne sont pas beaucoup restés dans les mémoires, à la différence de leurs vainqueurs

L'Atlético a vraiment peu de chance dans ses finales européennes, ils ont joué 3 fois (74, 86, 2014) des adversaires avec une confiance inébranlable

On dirait souvent que c'est l'audace qui fait la différence dans ces moments improbables comme le tir de Schwarzenbeck, il se pose aucune question
Si Simeone arrive à gérer cette fin de saison, c'est qu'il est un authentique génie.

Il faudra que ses troupes soient à 100% pour le restant des matchs à jouer, face au Bayern et dans la Liga.

C'est moralement exaltant mais physiquement, ça va être très dur.
Le parcours des Bavarois n'avait rien eu de "tranquille", qualifications bien au contraire flatteuses voire chanceuses à Atvidabergs, Dresde..

A leur décharge, Atvidabergs, Dresde, Ujpest, Sofia.. : c'était du lourd.. De toute façon, ce Bayern-là n'a jamais maîtrisé grand-chose sur pelouse.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par LaPaillade91
On raconte souvent que le Bayern a perdu les finales qu'il a maîtrisées et gagné celles qu'ils ont raté

En tous cas ce match incarne ce que j'adore dans le foot, la part d'irrationnel

Aucun système ne peut prévoir et empêcher que Schwarzenbeck va tirer d'aussi loin, aucun joueur ne le souhaite ou s'y attend, y a de quoi s'arracher les cheveux, même pour les Munichois qui ne comprennent pas comment ils sont revenus, mais ils sont revenus

Ca va plus loin que la seule victoire, car les joueurs de cet Atlético ne sont pas beaucoup restés dans les mémoires, à la différence de leurs vainqueurs

L'Atlético a vraiment peu de chance dans ses finales européennes, ils ont joué 3 fois (74, 86, 2014) des adversaires avec une confiance inébranlable

On dirait souvent que c'est l'audace qui fait la différence dans ces moments improbables comme le tir de Schwarzenbeck, il se pose aucune question


C'est vrai que c'est assez troublant : le Bayern gagne les finales de 74 (Atletico), 75 (Leeds), 76 (Sainté) et 2001 (Valence) qu'il aurait sans doute dû perdre... mais perd celles de 82 (Aston Villa), 87 (Porto), 99 (MU) et 2012 (Chelsea) qu'il aurait plutôt mérité de gagner.
Au final, les deux seuls résultats bavarois plutôt logiques sont les C1 2010 et 2013 : la première, le Bayern est battu logiquement par un Inter supérieur ; la seconde récompense un Bayern souverain, même si le BVB aurait également fait un beau vainqueur.

Quant à l'Atletico, leur poisse en C1 n'a d'égale que celles de Benfica et de la Juve, même si ces deux derniers ont au moins deux trophées à leur palmarès : se faire remonter deux fois en finale de C1 dans les dernières secondes du match, c'est vraiment la lose intégrale !
D'ailleurs, l'Atletico est sans doute l'un des clubs non vainqueurs de C1 qui auraient le plus mérité d'en avoir une à son palmarès, avec Valence (peut-être le meilleur club européen de la période 2000-2001 mais deux finales consécutives perdues), la Roma, Leeds, Sainté, Gladbach et la Samp...
Message posté par Alain Proviste
C'est vrai que c'est assez troublant : le Bayern gagne les finales de 74 (Atletico), 75 (Leeds), 76 (Sainté) et 2001 (Valence) qu'il aurait sans doute dû perdre... mais perd celles de 82 (Aston Villa), 87 (Porto), 99 (MU) et 2012 (Chelsea) qu'il aurait plutôt mérité de gagner.
Au final, les deux seuls résultats bavarois plutôt logiques sont les C1 2010 et 2013 : la première, le Bayern est battu logiquement par un Inter supérieur ; la seconde récompense un Bayern souverain, même si le BVB aurait également fait un beau vainqueur.

Quant à l'Atletico, leur poisse en C1 n'a d'égale que celles de Benfica et de la Juve, même si ces deux derniers ont au moins deux trophées à leur palmarès : se faire remonter deux fois en finale de C1 dans les dernières secondes du match, c'est vraiment la lose intégrale !
D'ailleurs, l'Atletico est sans doute l'un des clubs non vainqueurs de C1 qui auraient le plus mérité d'en avoir une à son palmarès, avec Valence (peut-être le meilleur club européen de la période 2000-2001 mais deux finales consécutives perdues), la Roma, Leeds, Sainté, Gladbach et la Samp...


Et Reims !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1


Exact, mea culpa !
Rakamlerouge Niveau : National
Message posté par Alain Proviste
C'est vrai que c'est assez troublant : le Bayern gagne les finales de 74 (Atletico), 75 (Leeds), 76 (Sainté) et 2001 (Valence) qu'il aurait sans doute dû perdre... mais perd celles de 82 (Aston Villa), 87 (Porto), 99 (MU) et 2012 (Chelsea) qu'il aurait plutôt mérité de gagner.
Au final, les deux seuls résultats bavarois plutôt logiques sont les C1 2010 et 2013 : la première, le Bayern est battu logiquement par un Inter supérieur ; la seconde récompense un Bayern souverain, même si le BVB aurait également fait un beau vainqueur.

Quant à l'Atletico, leur poisse en C1 n'a d'égale que celles de Benfica et de la Juve, même si ces deux derniers ont au moins deux trophées à leur palmarès : se faire remonter deux fois en finale de C1 dans les dernières secondes du match, c'est vraiment la lose intégrale !
D'ailleurs, l'Atletico est sans doute l'un des clubs non vainqueurs de C1 qui auraient le plus mérité d'en avoir une à son palmarès, avec Valence (peut-être le meilleur club européen de la période 2000-2001 mais deux finales consécutives perdues), la Roma, Leeds, Sainté, Gladbach et la Samp...


Assez d'accord avec toi sauf sur la finale de 2001. Globalement le Bayern n'a pas volé sa victoire, meme si ce fut serré.
Mériter de remporter la C1? Si l'on entend la qualité du jeu produit, j'ajouterais sans hésiter Anderlecht à l'Ouest..et avancerais plus prudemment que bon nombre de clubs de l'Est n'auraient pas fait tache au palmarès.. Et ce petit jeu surtout, attention à ne pas oublier d'équipes injustement éliminées bien avant la finale..

Dans l'absolu, il me paraît plus facile de dire quels titres furent indus lesquels en l'espèce ne manquent pas..
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par Bota67
Mériter de remporter la C1? Si l'on entend la qualité du jeu produit, j'ajouterais sans hésiter Anderlecht à l'Ouest..et avancerais plus prudemment que bon nombre de clubs de l'Est n'auraient pas fait tache au palmarès.. Et ce petit jeu surtout, attention à ne pas oublier d'équipes injustement éliminées bien avant la finale..

Dans l'absolu, il me paraît plus facile de dire quels titres furent indus lesquels en l'espèce ne manquent pas..


Oh le premier titre non mérité à mes yeux, en dehors du Bayern-Leeds 75 dont je ne peux pas juger, c'est très clairement le Milan 89 sans aucun troll

Un vieille embrouille bien suspecte de match arrêté puis rejoué je crois contre l'Etoile Rouge, arbitrage favorable contre le Werder dans une double très serrée, et adversaire final (Steaua) totalement absent de sa finale. Je dis bien "à mes yeux", puisque avec mon très jeune regard à l'époque

Comme souvent dans les titres entrés dans la légende, on a retenu une confrontation, contre le Real, celle là une vraie grosse perf du Milan, mais pour le reste c'était pas brillant
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par Bota67
Mériter de remporter la C1? Si l'on entend la qualité du jeu produit, j'ajouterais sans hésiter Anderlecht à l'Ouest..et avancerais plus prudemment que bon nombre de clubs de l'Est n'auraient pas fait tache au palmarès.. Et ce petit jeu surtout, attention à ne pas oublier d'équipes injustement éliminées bien avant la finale..

Dans l'absolu, il me paraît plus facile de dire quels titres furent indus lesquels en l'espèce ne manquent pas..


Oui en fait, je ne citais que les clubs ayant disputé une finale qu'ils auraient pu remporter : Atletico, Valence, Roma, Samp, Leeds, Gladbach...
Mais tu as raison, j'aurais pu ajouter d'autres équipes, éliminées avant la finale mais qui n'auraient pas fait tâche au palmarès de la compétition : Anderlecht effectivement, mais aussi Dynamo Kiev, Malines, Partizan Belgrade, Ferencvaros, Spartak Moscou, Villareal, Deportivo, Fiorentina, Lazio, Dukla Prague...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par Rakamlerouge
Assez d'accord avec toi sauf sur la finale de 2001. Globalement le Bayern n'a pas volé sa victoire, meme si ce fut serré.


Oui disons que ça m'arrangeait dans ma démonstration (ça faisait 4 vs 4) mais en effet, la finale de 2001 était du 50-50 et aurait pu pencher d'un côté comme de l'autre... même si ce Valence-là (celui de 99-2001) aurait grandement mérité une C1 !
Message posté par LaPaillade91
Oh le premier titre non mérité à mes yeux, en dehors du Bayern-Leeds 75 dont je ne peux pas juger, c'est très clairement le Milan 89 sans aucun troll

Un vieille embrouille bien suspecte de match arrêté puis rejoué je crois contre l'Etoile Rouge, arbitrage favorable contre le Werder dans une double très serrée, et adversaire final (Steaua) totalement absent de sa finale. Je dis bien "à mes yeux", puisque avec mon très jeune regard à l'époque

Comme souvent dans les titres entrés dans la légende, on a retenu une confrontation, contre le Real, celle là une vraie grosse perf du Milan, mais pour le reste c'était pas brillant


..et idem en 1990, Real, Bayern et surtout Malines bien bien cocufiés par le corps arbitral..

Pour l'édition 1989, tu peux sans problème ajouter Gijon à la liste ; l'AC de Sacchi ne valait pas tripette mais avait le bras très long..
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par Bota67
..et idem en 1990, Real, Bayern et surtout Malines bien bien cocufiés par le corps arbitral..

Pour l'édition 1989, tu peux sans problème ajouter Gijon à la liste ; l'AC de Sacchi ne valait pas tripette mais avait le bras très long..


Pas compris ta référence à Gijon pour l'édition 89 Bota, il me semble pas que le club asturien ait participé à la C1. Tu dois faire référence à la Coupe UEFA 88 où effectivement le Milan a sorti le Sporting Gijon.

Par contre, je veux bien admettre que le Milan de Sacchi ait été parfois favorisé par l'arbitrage, notamment contre l'Etoile Rouge et Malines, en revanche j'ai du mal à te suivre quand tu dis qu'il "ne valait pas tripette"... Pour moi, c'était pas tout blanc ou tout noir : même si le club était moins dominant que le palmarès ne le laisse entendre, ça restait néanmoins l'un des meilleurs clubs européens de l'époque. Quand tu as dans ton effectif des Maldini, Baresi, Costacurta, Rijkaard, Donadoni, Ancelotti, Gullit, Van Basten, et que tu es capable de coller un 5-0 au Real ou un 4-0 au Steaua, ça veut quand même dire quelque chose, non ?
Message posté par Alain Proviste
Pas compris ta référence à Gijon pour l'édition 89 Bota, il me semble pas que le club asturien ait participé à la C1. Tu dois faire référence à la Coupe UEFA 88 où effectivement le Milan a sorti le Sporting Gijon.

Par contre, je veux bien admettre que le Milan de Sacchi ait été parfois favorisé par l'arbitrage, notamment contre l'Etoile Rouge et Malines, en revanche j'ai du mal à te suivre quand tu dis qu'il "ne valait pas tripette"... Pour moi, c'était pas tout blanc ou tout noir : même si le club était moins dominant que le palmarès ne le laisse entendre, ça restait néanmoins l'un des meilleurs clubs européens de l'époque. Quand tu as dans ton effectif des Maldini, Baresi, Costacurta, Rijkaard, Donadoni, Ancelotti, Gullit, Van Basten, et que tu es capable de coller un 5-0 au Real ou un 4-0 au Steaua, ça veut quand même dire quelque chose, non ?


Oui, Gijon 88, au temps pour moi en effet. Puis sortis face à l'Espanyol..

Les noms ne m'impressionnent pas, le football est un sport collectif et, en l'espèce, l'alchimie opérée par Sacchi était tout bonnement des plus..poussives, même en Italie!

Quand ils se qualifient pour l'UEFA 88, c'est déjà au terme d'un abracadabrantesque et complaisant arrangement de la fédé italienne, préjudiciable à la Samp..

Le 1er titre national de l'ère Berlu reste des plus suspects, marqué par cet effondrement inexplicable et soudain du Napoli dans la dernière ligne droite.. Idem de la finale contre le Steaua, non-match total des Roumains, bien plus impressionnants que les Milanais jusque là, et soudain méconnaissables, des zombies..

Sur la scène européenne, ce n'est guère qu'à des festivals répétés de pénalties-bidon, d'expulsions d'avdersaires et de buts valides mais refusés à leurs adversaires s'ils glanèrent deux C1 à la fin des 1990's ; Berlu eût beau même offrir à Sacchi des Maradona & tutti quanti, l'ensemble était bancal et ne tenait pas la route à ce niveau, des clubs tels Werder, Malines ou Etoile Rouge prouvèrent à foison lui être supérieurs..à la régulière..
Et, très franchement : je n'ai jamais été impressionné par des Baresi, Ancelotti ou Gullit.. A leurs registres, on trouvait bien plus fort sous d'autres latitudes, sans pour autant en faire tout un foin..

Ce que purent marteler médias berlusconiens et associés : ça ne m'impressionne pas non plus, ma vérité est celle du terrain.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par Bota67
Oui, Gijon 88, au temps pour moi en effet. Puis sortis face à l'Espanyol..

Les noms ne m'impressionnent pas, le football est un sport collectif et, en l'espèce, l'alchimie opérée par Sacchi était tout bonnement des plus..poussives, même en Italie!

Quand ils se qualifient pour l'UEFA 88, c'est déjà au terme d'un abracadabrantesque et complaisant arrangement de la fédé italienne, préjudiciable à la Samp..

Le 1er titre national de l'ère Berlu reste des plus suspects, marqué par cet effondrement inexplicable et soudain du Napoli dans la dernière ligne droite.. Idem de la finale contre le Steaua, non-match total des Roumains, bien plus impressionnants que les Milanais jusque là, et soudain méconnaissables, des zombies..

Sur la scène européenne, ce n'est guère qu'à des festivals répétés de pénalties-bidon, d'expulsions d'avdersaires et de buts valides mais refusés à leurs adversaires s'ils glanèrent deux C1 à la fin des 1990's ; Berlu eût beau même offrir à Sacchi des Maradona & tutti quanti, l'ensemble était bancal et ne tenait pas la route à ce niveau, des clubs tels Werder, Malines ou Etoile Rouge prouvèrent à foison lui être supérieurs..à la régulière..


C'est vrai que l'effondrement du Napoli sur les trois dernières journées de Serie A 1988 est assez suspect... Diego, Careca, Alemao, Carnevale et les autres auraient pu et dû ramener trois Scudetti en quatre éditions, ajoutant celui de 1988 aux deux titres de 1987 et 1990 (dans mes souvenirs, le Scudetto intériste de 1989 ne souffrait en revanche aucune contestation).

Pour le reste, mes souvenirs d'alors sont trop flous (j'avais à peine 10 ans à l'époque du Milan de Sacchi et commençais tout juste à suivre le foot) pour t'apporter une contradiction. ;)
"Trop jeune"? Pas grave, les archives sont disponibles..et édifiantes..

De tête, l'AC de Sacchi bénéficia de penalties-cadeaux, et décisifs, contre Gijon, Real, Bayern et Werder (mention spéciale à celui accordé face au Werder..).. Brême, Real et Malines inscrivirent des buts parfaitement valables mais ubuesquement annulés.. Inversément, j'ai souvenir d'un but largement hors-jeu accordé face à Malines.. Tolérance à peu près absolue du corps arbitral pour la brutalité de joueurs tels Donadoni et Ancelotti.. Tolérance et même soumission, aussi, à l'endroit des pressions voire intimidations régulières des Baresi et Ancelotti à l'encontre du corps arbitral.. Match annulé au Marakana alors que le Milan était réduit à 10, mené au score, impuissant et virtuellement éliminé, et tandis que même époque des matchs bien plus nébuleux (météorologiquement s'entend) étaient poursuivis sans encombre.. Ils tentèrent d'ailleurs de rééditer le coup face à l'OM, mais cette fois sans succès..

Je laisse de côté les embrouilles vues en championnat italien, on n'en sortirait plus.. En dépit des fortunes investies, cette équipe était une imposture et n'aurait très certainement jamais rien gagné sans de sacrés coups de pouce.. Des Baresi, Gullit, Donadoni ou Ancelotti y gagnèrent au passage une aura que ne justifiait en rien leur niveau réel, tant mieux pour eux mais de là à en être dupe.. La question du dopage aussi..

De meilleures équipes? Celles susmentionnées le prouvèrent en affrontements aller-retour.. Sur le long terme et sur la scène européenne, et en laissant de côté le cas compliqué des clubs anglais : Etoile Rouge, OM, Steaua, Real, Sampdoria ou encore Bayern étaient d'un tout autre calibre, et vraisemblablement même Barca, Malines, Napoli.. De mes yeux vus, je laisse mes matchs vus en archives de côté : l'AC de Sacchi fut et reste la plus grande escroquerie d'un football européen qui pourtant n'en manque pas, et en a produit encore quelques-unes..
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