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  3. // Allemagne/Espagne (0-1)

Quand l'Allemagne sourit...

Non, à la fin, l'Allemagne ne gagne toujours pas. Et pour une fois, en Allemagne, on s'en contenterait presque. Cette demi-finale n'est qu'une étape. 2014 sera allemande, Germaine en est convaincue.

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L'Espagne l'avait privée du titre européen en finale en 2008. L'Espagne la prive de nouveau du titre mondial sud-africain, à une marche près. Malgré des performances de haute volée en huitièmes et quarts de finale, la Nationalmannschaft s'est encore plantée contre la Roja. « La revanche est manquée » pour die Zeit. Pourtant, la dynamique allemande laissait penser que le champion d'Europe pouvait tomber à Durban hier soir. Seulement, comme le rappelle toujours die Zeit, «  la sélection espagnole joue le football le plus impressionnant du monde, même si elle ne peut guère jouer autrement que son jeu : passer, courir et passer » . Oui, même si la Roja a emporté le morceau sur coup de pied arrêté et non sur une phase de jeu, tous les journaux allemands saluent la performance ibérique. Les maîtres du monde, à ce jour, sont bien les hommes de Del Bosque. « La meilleure équipe du monde était trop forte pour la deuxième meilleure équipe » claironne ainsi le Spiegel. L'Allemagne n'a pas encore dépassé son statut d'élève face à son actuel professeur.


Mais quoi de plus normal pour une sélection teutonne ultra-jeune. La presse allemande, même si « le rêve prend fin » pour le Bild, die Welt et le Berliner Zeitung, envoie toutes les fleurs du pays à Joachim Löw et sa bande. « Jamais auparavant, une sélection aussi jeune avait réalisé un tel parcours en Coupe du Monde. Jamais auparavant, une sélection allemande n'avait procuré autant d'enthousiasme chez les supporters allemands et dans le reste du monde » déclare avec amour die Zeit. « Avec son jeu frais, plein de jeunesse, parfois fantasque, les observateurs du football ont pour une fois été étonné par ce onze allemand. Il a cassé les clichés sur l'Allemagne. Elle s'est découvert des joueurs de talents, avec les débutants Özil, Müller ou Neuer, un énorme réservoir qui nous laisse augurer de belles perspectives » renchérit le Frankfurter Allgemeine Zeitung.


L'Allemagne est donc fière de ses Jungs. «  Nous nous sommes faits un nom ici » se console Piotr Trochowski dans les colonnes du Zeit. Die Welt remercie de son côté cette équipe, qui a montré que «  l'Allemagne avait changé, et pas seulement dans son football. Nous sommes devenus une First Lady. Avec la mort de notre gardien de but, nous avons aussi appris que des coups du sort, nous pouvons toujours nous relever » . Fierté, le mot qui revient finalement le plus souvent dans les colonnes germaines. «  Dommage » , « Dommage, mais ne pleure pas Allemagne » rassurent respectivement le TZ et l'Express, suivis dans la foulée d'un concert de remotivation : « Allemagne, garde la tête haute » affirment Kicker, le Tagesspiel et le Berliner Morgenpost.


Toute la presse allemande en est certaine : une des meilleures équipes allemandes est née en Afrique du Sud. « La sélection allemande s'est inclinée mais a gagné aux yeux de ses fans et s'autorise tous les espoirs pour l'avenir avec Joachim Löw. Peut-être dans deux ans, cette équipe deviendra l'équipe parfaite qu'est l'Espagne aujourd'hui » (Die Zeit), « Nous sommes quand même fiers de nos jeunes. Et nous ramènerons la coupe dans 4 ans » (Bild) et «  La prochaine fois, nous l'aurons » (Abendzeitung). Le Bild conclue tout de même en posant une condition : « Des défaites, on peut apprendre beaucoup. Jogi Löw doit maintenant rapidement prolonger son contrat et poursuivre son chemin avec cette sélection » . « La mission continue » tease enfin le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Par Ronan Boscher

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