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Quand José Manuel Pinto était le meilleur gardien d'Espagne

Un style inimitable, une passion pour le hip-hop et la philosophie bouddhiste, des projets caritatifs et une épouse mannequin, le meilleur ami de Lionel Messi est un homme accompli, qui rayonne en dehors du terrain. Sur le pré, c'est autre chose : gardien fantasque sans être fantastique, coutumier des boulettes et rarement rassurant, le vieux Pinto va sans doute être le maillon faible du Barça en cette fin de saison cruciale. Pourtant, il y a de ça quelques années, l'homme aux petites tresses était élu meilleur gardien d'Espagne. Souvenirs.

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Arrivé pour une pige de six mois en 2008 pour suppléer le suppléant de Víctor Valdés, Albert Jorquera, lui aussi victime d'une rupture des ligament croisés, José Manuel Pinto Colorado en est à sa sixième année au Barça. S'il a garni son palmarès de toute une flopée de titres pendant ces années fastes, il a surtout peu joué et passé un temps fou en dehors des terrains à vivre sa vie de producteur de hip-hop et d'homme du monde. Le faible temps de jeu que lui a laissé Valdés — principalement les matchs de Coupe du Roi, une tradition en Espagne — ne l'a pas empêché d'acquérir un statut de meuble vivant au sein du club catalan. Remplaçant irréprochable, Pinto est devenu un sympathique atypique que l'on prolonge chaque été d'un an presque par tradition. Parce qu'on ne va pas virer un mec avec un cœur en or. Parce que le Barça est més que un club et qu'on ne met pas dehors le meilleur pote de Lionel Messi. Année après année, le portier s'est donc malgré lui forgé une réputation de bon bougre, un peu excentrique, aussi doué aux platines qu'avec les gants de gardien de but, c'est-à-dire pas grand-chose en termes sportifs.

Sans collier ni barbe mais avec Dutruel

Ce statut d'éternelle doublure au Barça ferait presque oublier que c'est au Celta Vigo que l'Andalou de naissance a effectué la majeure partie de sa carrière. Après avoir été formé au Betis Séville, José Manuel a pendant dix ans gardé les bois de l'équipe galicienne. Remplaçant d'un certain Richard Dutruel au départ puis de Pablo Cavallero, celui qui n'avait à l'époque ni collier de barbe ni coiffure extravagante a dû pendant longtemps attendre son heure et ronger son frein sur le banc, se contentant des matchs de Coupe du Roi et de quelques joutes européennes de seconde zone. La relégation du Celta en 2004, le départ de Cavallero et le changement de coach, lui offrent enfin le poste de titulaire. Oui, mais en seconde division, le conte de fées débute mal. C'est donc sans pression, sous les ordres de Fernando Vasquez, que l'homme qui commence à se laisser pousser la tignasse pour impressionner prouve qu'il mérite mieux qu'une place de sparring-partner sympathique avec son accent du sud. Son charisme dans les buts, sa capacité à déstabiliser l'attaquant par sa position, sa malice et sa détente de chat font partie des atouts qui permettent au Celta de remonter illico vers l'élite.

Trophée Zamora du meilleur gardien en 2006


Malgré la concurrence d'Esteban, plusieurs fois convoqué avec la sélection, Pinto rempile dans les bois pour ce qui a posteriori apparaît comme sa meilleure saison. Sa seule au top niveau en réalité, avec des statistiques à faire pâlir les plus grands. 28 buts encaissés en 36 matchs joués en Liga et, surtout, 15 « clean sheets » . Ces chiffres excellents et des prestations de haute volée, comme contre le Real Madrid à Bernabéu lors de la 2e journée, lui permettent de souffler le trophée Zamora de meilleur gardien de la Première division espagnole à Iker Casillas, Leo Franco, Víctor Valdés et surtout à Santiago Cañizares, déjà quadruple vainqueur de la récompense. Au passage, le Celta, pourtant sans argent ni grosse star, réussit L4une des plus belles saisons jamais réalisées par un promu espagnol en accrochant une 6e place synonyme de qualification pour l'UEFA. Malgré quelques fulgurances la saison suivante — les supporters du Celta se souviennent encore de ce match épique contre l'Athletic Bilbao à San Mamés, de ce Pinto au sommet de son art qui repoussa une à une les offensives basques —, le garçon est rattrapé par son indécrottable tendance à jouer les David James ibériques. Des boulettes et des contre-performances qui finissent par lui coûter la place de titulaire. C'est lors de l'hiver 2007-2008 que le destin, jusqu'alors pas vraiment tendre avec José Manuel, lui réserve une heureuse surprise : la proposition de prêt d'un FC Barcelone à l'aube de sa plus faste époque. La suite du conte, vous la connaissez. Enfin... jusqu'à ce soir.

Par Pablo Garcia-Fons, à Madrid
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