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Quand Griezmann devait déjà signer pour l'Atlético

Depuis août 2014, Antoine Griezmann enchante le Vicente-Calderón. Une réussite sportive chez les Colchoneros qui n'étonne guère : à l'été 2011, il était déjà sur le point de rejoindre les bords du Manzanares. Un épisode qui, après l'avoir inquiété, l'a fait grandir.

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Son sourire va de pair avec le moral de l'aficion du Vicente-Calderón. Mobile en main, cheveux gominés, il pose fièrement avec sa nouvelle tunique rojiblanca tout en enchaînant les selfies devant six milliers de supporters. Comme un poisson dans l'eau, Antoine Griezmann et son numéro 7 disposent déjà d'une forte cote de popularité auprès du peuple matelassier. Son statut de deuxième recrue la plus onéreuse de l'Atlético - la première étant Falcao -, le Français met cinq mois pour le confirmer. Le temps suffisant pour parfaire son corps aux exigences de Diego Simeone et ingurgiter les préceptes tactiques du Cholismo. Son déclic intervient sur la pelouse de San Mamés, avec un triplé face à l'Athletic. Un fanion de Bilbao qui, à l'été 2011, tente de l'arracher de San Sebastián. En vain, puisque le bougre préfère, lors de cette période de mercato, s'engager avec l'Atlético de Madrid. « On m'avait dit que c'était presque fait. J'avais même déjà commencé ma recherche d'appartement sur Madrid. Et finalement, au dernier moment, on me dit que je reste » , nous avoue-t-il en juillet 2012. Retour sur un épisode qui a construit la carrière du Griez.

Griezmann : « Je ne vaux pas 30 millions »


L'histoire renvoie à un conte de fées : après de multiples refus des centres de formation français, Eric Olhats, suite à un test au Camp des Loges, glisse un bout de papier dans la poche du joueur de Mâcon. Rentré chez lui, Griezmann déchiffre les quelques lignes gribouillées par ce scout de la Real Sociedad et se voient offrir un essai chez les Txuri Urdin. Un essai concluant qui se mue en signature de contrat avec le fanion de San Sebastián. Formé et éduqué à Zubieta, il découvre la Liga en 2010 et devient rapidement l'un des fers de lance des ambitions basques. Pis, snobé par les clubs français, il intègre cette même année les sélections des jeunes Bleus. Une progression linéaire qui subit son premier contre-coup suite au Mondial U-20 disputé en Colombie. Avant son départ pour l'Amérique du Sud, le Français, dans les colonnes de L'Équipe, s'épanche sur ses envies d'ailleurs : « Je suis en discussion avec mon président pour renégocier ma clause libératoire. Elle est de 30 millions d'euros, et l'objectif est de la baisser. L'idée est de sortir gagnant sans que la Real perde. Elle pourrait me vendre à un bon prix tout en sachant que je ne vaux pas 30 millions. »

Ces déclarations mettent le feu à l'institution de Donostia. Par le biais de son président, Jokin Aperribay, la Real envoie une fin de non-recevoir à son jeune canterano : « Ce que doit faire Griezmann, c'est parler sur le terrain. Je n'ai pas encore parlé avec lui, mais je le ferai. » Le grain de sable qui met à mal la relation de confiance entre le joueur et le club répond au nom d'Atlético de Madrid. Les Colchoneros, toujours empêtrés dans une instabilité chronique, espèrent attirer le Français contre un montant de sept millions d'euros plus Raúl García. Une offre alléchante qui ne suffit pas à contenter la direction des Txuri Urdin. Inflexible, elle met en garde son homologue madrilène. Un accord moral de non-agression est alors décrété, mais ne suffit pas à calmer les ardeurs d'un homme : Johnny Williams. Alors agent de Griezmann, ce dernier souhaite à tout prix acter le départ de sa poule aux œufs d'or. « Antoine veut jouer à l'Atlético. Il est plus que reconnaissant envers la Real, mais il pense que signer en faveur de ce club est une grande opportunité » , déclare cet Anglais à Marca, histoire de forcer la main pour récupérer une rondelette commission.

Agent gourmand et papa poule


Ce coup de pression s'explique en grande partie par la situation contractuelle de Griezmann. Alors que son contrat avec son agent se termine en novembre, ce dernier tente par tous les moyens de profiter de sa dernière fenêtre de mercato pour bazarder son poulain. Et qu'importe si sa relation et sa progression à la Real en pâtissent. D'autant que le mercato se termine sans un départ du Français, dont les performances en ce début de Liga laissent à désirer. Le moment choisi par son paternel, Alain, pour se faire entendre : « Ce qu'il s'est passé, c'est qu'il s'est laissé influencer par son agent, il l'a trahi et l'a laissé seul face à une situation délicate. » Une situation qui empire lorsque son agent, rancunier car remercié, glisse que le mauvais rendement de Griezmann découle de ses sorties nocturnes et de son ego surdimensionné. Longtemps conspué par l'aficion d'Anoeta, le natif de Mâcon retrouve peu à peu son niveau. Avant d'exploser avec la Real, puis les Bleus, de signer, contre 30 millions d'euros qu'il vaut bien, à l'Atlético à l'été 2014 et de déclarer, en avril dernier après son pion face à son club formateur, « en être là grâce à la Real » .


Par Robin Delorme, à Madrid
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bref merci à ce connard d'agent...
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Et le voilà qui marque. La malédiction So Foot ce n'est plus ce que c'était.
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