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Quand Griezmann déclenchait une guerre entre la Real Sociedad et l’Atlético

Aujourd’hui maître à jouer de l’Atlético de Madrid, Antoine Griezmann a bien failli ne jamais rejoindre le club de Diego Simeone. La faute à une situation ubuesque lors de l’été 2011 qui a conduit le Français à renouveler et purifier son entourage.

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Des rayures bleues jusqu’à celles en rouge, il n’y a qu’un pas. Ou plutôt, quelques centaines de kilomètres. Cette distance qui sépare le stade d’Anoeta de son homologue madrilène du Vicente-Calderón, Antoine Griezmann la franchit sitôt le Mondial brésilien terminé. Contre une trentaine de millions d’euros, il offre alors au peuple des bords du Manzanares une série de selfies et de sourires en coin qui, en plus de rassurer le service marketing des Colchoneros, permet au Cholo Simeone de se doter d’une arme bientôt létale. Cette histoire quasi féérique, tout le monde la connaît des deux côtés des Pyrénées. A contrario de celle qui, trois ans plus tôt, contraint le Français à rester à San Sebastián malgré une envie persistante de s’exiler dans la capitale castillane. Cet épisode, dorénavant rangé aux oubliettes, renvoie le natif de Mâcon vers une période tumultueuse, où agent et argent ne font pas bon ménage. Un temps ombrageuse, cette situation se retrouve aujourd’hui bénéfique tant elle lui a permis de se reconstruire un solide entourage et de ne pas répéter les erreurs du passé. Flash-back.

Une histoire d’argent et d’agent


Pour la première fois de sa jeune carrière, Antoine Griezmann, alors inconnu du grand public, se fait un nom du côté de la presse hexagonale. Envoyé en Colombie pour y disputer le Mondial U-20 de 2011, il enchaîne les rendez-vous médiatiques pour se présenter auprès de ses compatriotes. Trop, à en croire les conséquences de certaines de ses déclarations. Pêle-mêle, il assure face caméra être « en conversation avec le président pour renégocier (s)a clause libératoire » ou déclare sa flamme au « Vicente-Calderón et ses supporters très chauds » . Autant de saillies qui déplaisent fortement à Jokin Aperribay, président de la Real Sociedad, pour qui les velléités de son ailier formé au club relèvent de l’erreur de jeunesse : « Ce que doit faire Griezmann, c’est parler sur le terrain. Car ce n’est pas vrai, il n’y a pas d’accord pour baisser sa clause. » En soi, la position présidentielle est, de loin, la plus cohérente, puisque du haut de ses vingt ans, le jeune Français n’a encore rien prouvé, si ce n’est sa faculté à se créer des problèmes. Pour sûr, les tracas ne font que commencer.


Si Antoine Griezmann tente naïvement de mettre la pression sur ses dirigeants, c’est qu’un potentiel acquéreur lui fait la cour depuis quelques mois. Toujours dans sa phase schizophrénique, l’Atlético de Madrid souhaite en effet faire du Français l’un des piliers de sa reconstruction. Pour ce, les Colchoneros proposent à la Real Sociedad un chèque de sept millions d’euros auquel il faut ajouter Raúl García. « Merci, mais non merci » , rétorque du tac au tac la direction de Jokin Aperribay qui ne veut entendre parler d’un départ de sa pépite maison. De fait, elle impose à l’Atlético de Madrid un pacte de non-agression concernant ce dossier épineux, sous peine de ne plus jamais entrer en négociations lors de futurs transferts. La menace calme les ardeurs des dirigeants rojiblancos, mais pas celles du dénommé Johnny Williams. Alors agent de Griezmann, l’Anglais y va de sa saillie incendiaire dans les colonnes de Marca alors que le mercato n’est pas encore clos : « Antoine veut jouer à l'Atlético. Il est plus que reconnaissant envers la Real, mais il pense que signer en faveur de ce club est une grande opportunité. »

« Son agent l’a trahi et laissé seul »


D’abord incompréhensible, la sortie médiatique de Johnny Williams paraît bien plus claire à la vue de la situation contractuelle du Français. Alors sous contrat avec ledit agent jusqu’au 30 octobre 2011, ce dernier souhaite à tout prix s’offrir un dernier coup avant le buzzer, qu’importe si la progression de son poulain en pâtit. Ce qui est le cas pour la reprise de la Liga, où le joueur enchaîne les prestations quelconques et se voit conspué par Anoeta. C’en est trop pour Alain Griezmann, père de, qui décide de monter au créneau dans les médias basques : « Ce qu'il s'est passé, c'est qu'il s'est laissé influencer par son agent, il l'a trahi et l'a laissé seul face à une situation délicatev  » Si délicate que sans le sou à la fin du mercato, cet agent décide de bazarder la réputation du joueur auquel il prête une vie nocturne agitée et un ego surdimensionné. Autant de boules puantes qui se retrouvent reléguées au rang de fake news par la progression de Griezmann dès lors qu’il se sépare de lui. Mieux, trois ans plus tard, il signe enfin dans cet Atlético de Madrid qu’il a tant désiré, mais qui aurait pu lui coûter si cher...

Par Robin Delorme
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