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Quand Francfort dominait l'Europe

L'Eintracht Francfort est le premier adversaire à se mettre sur la route des Girondins. Un club qui est passé du statut de promu à celui d'européen en une seule saison, mais surtout qui traîne une glorieuse histoire dont la plus belle page a été écrite en coupe d'Europe. Souvenirs.

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Francfort n'a jamais été champion d'Allemagne. Mais son Entente a remporté la plus belle des compétitions allemandes, bien avant la finale de Ligue des champions entre Dortmund et le Bayern Munich à Wembley. Trente-trois ans plus tôt, en 1980, en coupe UEFA, l'Allemagne réussit la performance inédite d'avoir quatre représentants en demi-finale. Dans le rôle des victimes expiatoires : le Borussia Mönchengladbach, le VfB Stuttgart et le Bayern Munich. Et à la fin, ce sont les Adler (aigles) qui tirent leur épingle et glissent la C3 dans leur palmarès.

L'année du Cha

Pourtant, le parcours de l'Eintracht n'est pas évident. Hormis le méconnu club du FC Brno, Francfort doit se débarrasser d'adversaires réputés. Feyenoord ne fera pas trop illusion, avec une défaite 4-1 au match aller. Mais contre Aberdeen et surtout Bucarest, dès le deuxième tour, les Adler manquent leur envol et sont à quelques minutes d'une élimination prématurée. Défaits 2-0 à l'aller, ils affrontent un mur au retour. Un gardien roumain en feu, qui dévie tout les ballons… Jusqu'à la tête de Cha. De son nom complet Bum-Kun Cha, père de Cha Du-Ri et alors seule star asiatique dans le football européen. Il redonne une petite chance à son club avec ce but. Le reste, c'est une cagade et un but surréaliste pour l'égalisation à 2-0 dans les dernières minutes. En prolongations, les Roumains sont épuisés et cèdent définitivement : 3-0.

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Dans le dernier carré, il ne reste donc plus que des clubs allemands. Le Bayern a la tête du favori : Breitner, Rummenigge et Hoeneß dans ses rangs, les Bavarois ne rigolent pas et peuvent faire plier tout le monde. La preuve : en championnat, ils sont sur le point de s'adjuger le titre. Le titre de C3 est pour eux. Et Francfort craque : 2-0 pour les Bavarois au match aller. L'Eintracht va devoir rééditer son exploit du 1er tour.

Tout à l'attaque

Ce qui change de la Bundesliga, comme le note Wolfgang Trapp, c'est que son équipe de Francfort est capable « de rester concentrée, alors qu'en championnat, nous n'étions pas assez constants. » Dos au mur, Francfort fait le boulot et profite des envies trop défensives de Munich. Pezzey domine de la tête et trouve l'égalisation, une nouvelle fois. Prolongations à suivre et le scénario de Bucarest se répète. Les Adler collent leur troisième cacheton et peuvent mettre Munich au lit. Erreur : sur une frappe lointaine, le Bayern plante le but qui fait mal… Alors Francfort reprend et attaque de plus belle : 4-1 de la tête, 5-1 sur penalty. Francfort est en finale.

Pour cette finale (en matches aller-retour), c'est au tour de Gladbach de s'opposer aux Adler. Un match entre une équipe en fin de cycle et un Eintracht spécialiste des coupes – quatre ans plus tôt, West Ham les avait stoppés en demi-finale de la coupe UEFA. Une confrontation de deux clubs perdus en milieu de tableau de Bundesliga. Un fait qui n'a pas changé grand chose aux yeux de Wolfgang Trapp, milieu de terrain à Francfort : « Peu importe l'équipe en face. Nous voulions gagner la coupe. »

Schaub sauveur

À l'aller, l'Eintracht perd une nouvelle fois à l'extérieur. Cela se joue à peu de choses. Les Rouges mènent au score à deux reprises et s'inclinent finalement 3-2. Le retour ne doit donc être qu'une formalité, compte tenu des autres résultats de la saison… Pourtant, comme témoigne Willi Neuberger, il faut attendre : « On est resté longtemps à 0-0. » Le match reste indécis. Gladbach ne prend pas de risque et tient : « À la 77', Fred Schaub entre en jeu… et marque quatre minutes après le but décisif. Nous étions champions d'Europe. » Une victoire pour « un super groupe, avec des joueurs incroyables comme Grabowski, Körbel ou Bun-Kun Cha » , indique Trapp. Ajoutons-y Pahl et Nachweih, échappés quelques années plus tôt de la RDA. La symbiose est parfaite pour réussir ce qui reste, à ce jour, le véritable exploit d'un club toujours présent mais rarement dans la lumière.

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Les Girondins sont donc prévenus. À en croire le parcours de 80, il y a des points à prendre à Chaban-Delmas. Mais pour ce premier match, la défense va souffrir devant les assauts de Inui, Aigner et Kadlec. Wolfgang Trapp prévient : « L'équipe est assez jeune encore, mais elle a le potentiel suffisant pour atteindre le tour suivant. » D'autant que Francfort gagne toujours à domicile.

Par Côme Tessier
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