En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 8es
  3. // Dortmund-Benfica

Quand Dortmund roulait sur Benfica

Défait 2-1 à l'aller lors du premier tour de C1 1963, le Borussia effectue un match dantesque et s'impose largement face au grand Benfica Lisbonne privé de sa star, Eusébio. Une rencontre qui restera dans les annales comme le match du siècle pour le club noir et jaune. Une rencontre aux allures de miracle, et dont l'histoire est étroitement liée à une catastrophe minière survenue à la même période.

Modififié

Lisbonne, le 6 novembre 1963. Après avoir tranquillement sorti le FK Lyn, champion de Norvège, en tour préliminaire (4-2, 3-1), le Borussia Dortmund se retrouve ensuite face au terrible Benfica. L'équipe d'Eusébio bien sûr, mais aussi de Coluna, Antonio Simoes ou encore José Augusto. L'équipe qui a mis fin à l'hégémonie du Real Madrid sur le continent, en remportant la Coupe d'Europe des clubs champions en 1961 et en doublant la mise en 1962, ratant le triplé de peu, en échouant en finale face à l'AC Milan en 1963 (défaite 2-1). Bref, la meilleure équipe du début des sixties. Le Borussia Dortmund, qui n'en est qu'à sa troisième campagne européenne, repart avec une défaite 2-1 dans les bagages. « On aurait pu en prendre plus sans Hans Tilkowski dans les cages » , se rappelle Reinhold Wosab, auteur du but de l'égalisation dans l'ancien Estádio da Luz. Et il ne croit pas si bien dire, car cette saison-là, le Benfica remportera le championnat en inscrivant 103 buts en trente rencontres.

Le miracle de Lengede


Clairement, le Borussia Dortmund a besoin d'un miracle pour passer l'obstacle benfiquiste. Un miracle à l'image de celui qui a eu lieu à la mine de Lengede, une commune située en Basse-Saxe, à 250 kilomètres à l'est de la ville de la Ruhr. Le 24 octobre 1963, aux alentours de 20h, quand le bassin numéro 12 contenant les eaux usées éclate et laisse échapper 500 000 m3 (soit 500 millions de litres) d'eau et de vase qui recouvrent la mine sur 60 mètres de profondeur. 129 mineurs doivent se battre pour survivre. 79 d'entre eux parviennent à regagner la surface, et sept seront sauvés le lendemain. Sauf qu'il reste encore des gens sous terre. Les différents sauvetages, qui sont diffusés en direct (une première dans l'histoire de la télévision allemande), tiennent tout le pays en haleine. Des puits de recherche sont creusés, notamment à Barbecke (à 2,5 kilomètres de l'épicentre de la catastrophe), et le 1er novembre, trois nouveaux mineurs sont sauvés après avoir survécu pendant huit jours dans une poche d'air. Les recherches étaient alors sur le point de s'arrêter, les autorités estimant qu'il n'y avait plus rien à faire pour sauver les quarante mineurs restants, les équipes de sauvetage ayant tout tenté. Sauf que le 2 novembre, les mineurs parviennent à convaincre la direction de la mine qu'il faut continuer à chercher, notamment dans un « Alter Mann » (littéralement « vieil homme » , un tronçon de mine abandonné à cause de risque d'éboulements) où certains sont sans doute allés se cacher. Les recherches reprennent le 3, et finalement, onze hommes sont découverts dans le fameux « Alter Mann  » . Et finalement, le 6 novembre 1963, soit deux semaines après la catastrophe, ils sortent sains et saufs. Ce qui ne sera malheureusement pas le cas de 29 compagnons, emportés par les éboulements.


Trois buts en quatre minutes


À Dortmund, on a eu vent du « Miracle de Lengede » . Et forcément, on se sent concerné par ce genre d'histoire, qui aurait pu arriver ici, dans la Ruhr, à un père, un frère, un ami. Les dirigeants du BvB décident donc d'inviter les onze survivants de la catastrophe qui, après avoir trompé la mort, s'apprêtaient à voir le plus beau match de leur vie.



Alors que le Stadion Rote Erde ne peut contenir « que » 42 000 places, ils sont plusieurs milliers à venir se greffer à la foule ce soir du 4 décembre 1963. « Les gens étaient assis partout, il y en avait même dans les arbres » , se rappelle Reinhold Wosab. L'histoire commence à s'écrire. Sans Eusébio. Buteur décisif à l'aller, « O Pantera Negra » (la Panthère noire, ndlr) doit déclarer forfait, la faute à une blessure au genou. Pour ce match retour, Hermann Eppenhoff, le coach du BvB, joue le tout pour le tout, et aligne cinq attaquants : Reinhold Wosab, Alfred « Aki » Schmidt, Friedhelm « Timo » Konietzka, Franz Brungs et Lothar « Emma » Emmerich. D'entrée, le Borussia met le feu. Wosab touche le poteau, tandis qu'Emmerich n'attrape que la barre. Finalement, le stade est libéré à la 33e minute, grâce à une tête de Timo Konietzka. La machine noir et jaune tourne à plein régime, et Brungs inscrit deux nouveaux buts aux 35e et 37e minutes. Benfica est sonné. « Hi-ha-ho, Benfica KO » , crie le public du Stadion Rote Erde. Brungs, chaud comme la braise, ajoute un quatrième pion juste après les citrons (47e), et Wosab clôt la marque à la 58e. Au coup de sifflet final, le public déboule sur la pelouse pour embrasser ses héros. Il s'agit là du premier grand exploit du Borussia Dortmund sur la scène européenne. Suffisamment pour que cette rencontre soit désignée par le club noir et jaune comme étant son « Jahrhundertspiel » , son match du siècle.



Par Ali Farhat Propos de Reinhold Wosab tirés de la WAZ et du site du club.
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 4 heures L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 17
il y a 7 heures Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 28 il y a 8 heures Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 77
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 18:30 La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 40 dimanche 14 janvier Le low-kick fou de Tony Chapron 166