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Quand Dani reprend ses esprits

Critiqué – à raison – depuis le début de saison, Dani Alves a retrouvé la forme depuis la nouvelle année. Une bien bonne nouvelle pour ce Barça qui voit son jeu se rééquilibrer. Et pour le Brésilien qui ne se morfond plus dans son rôle de Calimero.

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Ces images manquaient presque : Dani Alves, latéral droit du Barça de son état, en pleine séance de chamailleries avec un adversaire. Ou plusieurs, tant qu’à faire. Il y a de ça une semaine et demie, en demi-finale aller de la Copa del Rey, Dani a retrouvé ses bonnes vieilles habitudes. Enfin. Face à son meilleur ennemi qu’est le Real Madrid, il était toujours au milieu de petites échauffourées. Avec la paire Arbeloa-Xabi Alonso, il a squatté les zappings d’après match. Dans un registre un peu moins jovial, il a admis le lendemain avoir été victime de cris de singe dans « cette guerre perdue contre le racisme » en Espagne. Bref, aimé ou détesté, Dani Alves a repris les devants de la scène. Un retour aussi surprenant que logique : le Brésilien est un extrémiste par nature ( « extremista por naturaleza » en VO). En déclarant se sentir exclu de l’équipe, rejeté par le club, le Calimero catalan est redevenu un indéboulonnable. Avant une prochaine brouille, synonyme d’éternel recommencement.

La sortie, c’est par là

Ce « je t’aime, moi non plus » avec le Barça prend racine au printemps dernier. Guardiola, alors en pleine réflexion sur sa philosophie de jeu, décide de basculer du sempiternel 4-3-3 catalan vers un 3-4-3 un iota plus offensif. Dans ce choix sportif, la place de Dani Alves dans le onze type est discutée. Au point de ne pas être aligné lors du Clásico décisif pour l’attribution du titre, et ce même s’il entrera quand même suite à la blessure de Piqué. Son rythme de vie do Brasil, ses exubérances sur le terrain (cf. sa danse de célébration face au Rayo et la remontrance du capitaine Puyol qui s’en est suivi) ne sont plus du goût de la direction. Les bruits de couloir l’envoient un peu partout, PSG et Anzhi Makhachkala en tête. Lui ne veut pas bouger, et le fait savoir sitôt la pré-saison entamée : « Je suis déçu parce que le club ne s’est pas manifesté après les rumeurs qui m’ont annoncé sur le départ. J’aurais pu partir et je regrette que le club ne m’ait pas défendu à ce moment-là. Je ne me suis jamais senti partant du Barça, mais je ne me suis jamais senti vraiment faisant partie du club. On m’a mis sur le marché et je sens que l’on n’a plus confiance en moi, mais je travaillerai pour la regagner. » Le labeur, justement, a payé. Lors de l’Europe Tour du Mes que, le plus gros temps de jeu de l’effectif lui est accordé. Mais là, nouveau hic : son début de saison est médiocre. La concurrence accrue du jeune Montoya le fait respirer la douce brise du banc de touche. Pire, son corps le lâche : à cause de ce foutu biceps fémoral, il sera éloigné des terrains le temps de sept matchs.

Le VRP de Neymar

Pas vraiment au mieux, Dani Alves enchaîne les séances d’entraînement. Son biceps ne lui joue plus de mauvais tour et ses poumons carburent de nouveau à 5000 tours minute. En 2013, il a enfin délivré sa première passe décisive – une hérésie pour celui qui avait pris l’habitude de squatter le top des livreurs de caviars. Désormais, sa place est inamovible. Plus personne ne discute sa présence dans le onze, et le jeu blaugrana est rééquilibré. Oui, Dani arrive enfin à tenir la dragée à son comparse de la gauche, Jordi Alba. Mieux, il joue le rôle de VRP de luxe pour un certain Neymar da Silva Santos Júnior : « Venir ou pas au Barça, c’est une décision qui lui appartient. Le FC Barcelone serait le meilleur choix pour lui, mais c’est à lui de décider. Moi, je lui donne juste un conseil. » Ce à quoi le prodige de Santos rétorque « qu’il faut toujours que Dani me mette la honte ! Il me met dans l’embarras. » Des brèves de comptoir, certes, mais qui pourraient justifier la prolongation d’un contrat qui court jusqu’en 2015. Car c’est bien ça, le cheval de bataille de Dani : continuer à avaler les kilomètres sur l’aile droite du Camp Nou.

Par Robin Delorme, à Madrid
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Shevchenko Niveau : CFA2
Donc heureusement qu'il joue mieux parce que sinon il n'aurait été qu'un VRP de luxe pour Neymar avant de dégager... C'est un peu simpliste. Quand il est à son vrai niveau et qu'il arrête de centrer à tout-va comme un unijambiste, ce gars est un demi-dieu sur son flanc droit. Encore plus fort que Cafu, je trouve.
effectivement, je pense qu'il a été proche de la sortie à un moment donné. Mais ç'aurait été une bien mauvaise affaire, même si Adriano et Montoya sont des solutions de rechange intéressantes. Actuellement, il rejoue à son niveau, et il est clairement indispensable!!
Note : -1
Sur cette photo, il a la tête d'un tueur à gage qui a vu sa cible à 3millions d'€.
Il cherche juste à fixer Ozil dans les yeux, chose que ce dernier ne peut pas faire
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