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Quand Bolo punissait le Camp Nou

Lors de la saison 1999-2000, le FC Barcelone de Louis van Gaal est à la lutte pour le titre de champion d'Espagne. Hélas, une défaite sur leur pelouse contre le Rayo Vallecano va empêcher les Culés de remporter ce trophée. Une défaite toujours unique en son genre.

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Il y a huit ans de cela, en France, l'Olympique de Marseille recrutait le milieu offensif Boudewijn Zenden, plus connu sous le diminutif de « Bolo » . Bolo arrivait dans l'Hexagone en grande pompe, avec de belles lignes sur son CV : Liverpool, Chelsea ou encore le FC Barcelone, maillot qu'il arborait entre 1998 et 2001. Il avait donc eu l'opportunité de jouer cette rencontre comptant pour la 36e journée de Liga, à domicile contre le Rayo Vallecano. Il était même titulaire, pour épauler au besoin Rivaldo ou Patrick Kluivert dans les offensives catalanes. Et si ce match fait tant reparler, c'est que Bolo avait eu une importance capitale dans cette rencontre. Mais pas le Bolo que l'on croit. « Aujourd'hui à Barcelone, les gens se rappellent bien de mon nom, évoque Jon Andoni Pérez Alonso, dit « Bolo » . Mais ceux qui s'en rappellent le plus, ce sont les gens de Vallecas, parce que cette victoire au Nou Camp, c'est une chose unique encore aujourd'hui. » Champion d'Espagne avec le Barça l'année précédente, Zenden ne récupérera pas une seconde couronne consécutive avec son équipe. Et ça, c'est sûrement la faute de Bolo.

Deux éclairs dans la nuit


Pour cette rencontre, les situations et les enjeux pour les deux équipes sont bien distincts. Attaquant de pointe titulaire chez les Rayistas, Bolo garde la mémoire encore fraîche. « De notre côté, il n'y avait aucune pression. Nous étions dans le milieu de tableau, le maintien était déjà acquis. Être une année de plus en Liga, c'était l'objectif, donc on était tranquilles. Au Barça, la course pour le titre était enclenchée, et avant le match, la presse était sûre que le Barça allait gagner. » Et pour cause : la seule déconvenue des Culés à domicile contre le Rayo remonte à l'année 1977-1978, où la rencontre s'était soldée par un match nul 1-1. Dans toutes les autres oppositions, les trois points étaient empochés par le Barça. De quoi partir serein. « Cela nous a affectés, avoue Bolo. C'était une motivation supplémentaire. » Dans cette antépénultième journée, le Barça peut reprendre la tête au leader, le Deportivo La Corogne, et ainsi mettre la pression sur les épaules des Galiciens. Mais la pression, c'est bel et bien les joueurs du FC Barcelone qui doivent d'abord la dompter. « Les joueurs étaient focalisés sur le match, ils ne faisaient pas attention à ce que racontait la presse, explique Bolo. Ils savaient que nous étions une bonne équipe, que nous pouvions les gêner. Au final, leur stress est devenu incontrôlable quand notre tranquillité prenait le dessus sur le terrain. » Dès la neuvième minute de jeu, le buteur madrilène parvient à reprendre un centre fuyant pour battre Ruud Hesp de près. Coup de tonnerre sur Barcelone. « Je ne sais pas s'ils avaient peur, mais ils devaient absolument attaquer pour revenir dans la partie. » Du quitte ou double, en somme.

« J'ai reçu des cartes envoyées par des supporters du Depor »


Dominateurs, mais incapables de revenir dans la partie, le Barça se fera surprendre une nouvelle fois en toute fin de match, malgré le soutien du public. Encore un coup de Bolo (86e). « De notre côté, nous avons bien défendu et attendu le moment opportun pour placer un contre assassin. C'est vraiment après le deuxième but que l'ambiance était plombée, se rappelle Bolo. Les gens ont commencé à prendre Van Gaal en grippe... C'était le tournant de ce championnat. Si le Depor gagnait ses deux derniers matchs, il serait sacré champion. Du coup, c'était normal de les voir tout tristes à la fin de la rencontre. » Le Depor ne fera pas mieux qu'un match nul contre Saragosse, mais sa fin de saison lui permettra de rester devant son concurrent catalan et de célébrer le premier titre national de son histoire. Un événement que Jon Andoni Pérez Alonso garde bien en tête. « Pour le Rayo, c'était une victoire comme les autres. Nous avions réussi nos objectifs, et nous cherchions simplement à prendre du plaisir pour cette fin de saison. On n'avait pas non plus gagné un titre national… Le club qui était vraiment heureux de cette victoire, c'était le Deportivo La Corogne. J'ai reçu des cartes envoyées par des supporters du Depor pour me remercier de leur avoir offert ce titre. Quand ils étaient revenus à Vallecas l'année suivante, certains me demandaient même des autographes et me remerciaient (rires). De mon côté, ça me surprenait : j'avais gagné ce match pour le Rayo, parce que c'est ce qu'on me demande de faire ! » Le moment de gloire de Bolo. Enfin, l'autre…

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Par Antoine Donnarieix
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whisky100coca Niveau : District
Il avait fait très mal a Bordeaux l'année suivante en coupe de l'UEFA, ils font quart de finaliste cette année là d'ailleurs...
Golazo de chilena!! Niveau : District
Sur le deuxième but la passe dess' est d'une autre planete!!! qui est ce?
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Message posté par whisky100coca
Il avait fait très mal a Bordeaux l'année suivante en coupe de l'UEFA, ils font quart de finaliste cette année là d'ailleurs...



Dans sa grande générosité, Bolo avait un CSC spectaculaire, une tête plongeante contre son camp au match retour contre les Girondins.
Message posté par Golazo de chilena!!
Sur le deuxième but la passe dess' est d'une autre planete!!! qui est ce?


Je mets une pièce sur Helder, un portugais.
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