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Qu'est-ce que le Bayern va faire de Xabi Alonso ?

L'arrivée d'un nouveau milieu espagnol peut légitimement faire penser à une volonté de Pep Guardiola d'implanter un peu plus le tiki-taka en Bavière. Pourtant, Barbe Rousse n'est ni Thiago ni Xavi, vient du Real, non du Barça, et a connu la Premier League. Et surtout, son recrutement est plus une conséquence qu'un choix.

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Le 17 juillet dernier, au sortir d'une Coupe du monde taille patron, Toni Kroos quitte le Bayern, à un an de la fin de son contrat, pour le Real Madrid, contre une somme comprise entre 25 et 30 millions d'euros. Certains évoquent alors un problème de salaire, le joueur réclamant les mêmes émoluments que Lahm, Schweinsteiger (10 millions) ou Thiago (8 millions). D'autres parlent d'un problème avec Guardiola. Une thèse renforcée par le recrutement de Thiago et deux remplacements coléreux, contre Stuttgart en janvier et contre Manchester United trois mois plus tard. Mais si l'on en croit Herr Guardiola, une biographie du coach catalan parue outre-Rhin fin août, la signature de Pep au Bayern était conditionnée au fait que Kroos ne soit vendu « en aucune circonstance » . L'entraîneur aurait donc été trahi par le board munichois. Pour se consoler, il a bien tenté d'attirer Xavi. Qui a refusé, de peur de rencontrer son Barça en Ligue des champions, préférant une dernière saison en pente douce avant un départ probable pour la MLS ou le Qatar. Alors, dans la dernière ligne droite, le 29 août, Xabi Alonso fait le chemin inverse de Kroos et paraphe un contrat de deux ans avec le Rekordmeister. Dès le lendemain, le Basque est aligné d'entrée de jeu contre Schalke 04. Tout simplement parce qu'il y a urgence, et pas vraiment d'autres options.

Un trou dans le milieu


En dépit de ses bientôt 33 ans, Xabi Alonso risque en effet de beaucoup porter son nouveau jersey, du moins jusqu'à la trêve hivernale. La recrue phare de Guardiola, Thiago, qui devait être à la base du nouveau 4-1-4-1, est sur le flanc depuis sa rupture partielle des ligaments croisés en mars. Et Matthias Sammer a récemment avoué à Kicker que sa date de retour est incertaine. Bastian Schweinsteiger est out pour encore quelques semaines à cause de son genou, un problème chronique pour lui depuis février. Le nouveau capitaine de la Nationalmannschaft est également sujet aux blessures, n'a pas eu de pré-saison et devrait être aussi fatigué qu'après la Coupe du monde 2010.

Quant à Javi Martínez, il ne devrait pas reprendre l'entraînement avant 2015, suite à sa rupture des ligaments croisés contre Dortmund en Supercoupe d'Allemagne, le 13 août. Une dernière blessure qui a lancé le processus de recrutement de Xabi Alonso. Derrière, c'était un peu juste. Sebastian Rode vient d'arriver, Pierre-Emile Højbjerg et Gianluca Gaudino sont encore tendres. Lahm doit occuper son flanc droit à cause de (ou plutôt grâce à) l'indisponibilité de Rafinha. Reste David Alaba, que Guardiola essaye par moment de replacer à son poste d'origine, comme lors de la première journée de Bundesliga contre Wolfsburg, Bernat prenant sa place sur le flanc gauche. Xabi Alonso a, lui, joué à ce poste toute sa vie. Il y a gagné la Ligue des champions, l'Euro, la Coupe du monde, la Liga et disputé la Premier League. Rien que ça.

Un guide dans la nuit


Le natif de Tolosa est un métronome implacable, un véritable quaterback. Il a les capacités pour jouer long ou court, ce qui est un véritable atout dans le jeu de Guardiola. Arrivé à maturité à Liverpool et devenu grand avec le Real, Xabi Alonso sait en effet regarder loin devant. Malgré tout, la vitesse n'a jamais été son point fort, encore moins avec le poids des années. Tout comme il avait Busquets pour le protéger et courir pour lui en équipe nationale, Xabi Alonso a besoin d'un chien à ses côtés. Comme Schweinsteiger avait Javi Martínez (qui n'est jamais qu'un Busquets n°2) lors du triplé d'ailleurs.


Contre Schalke, Guardiola avait choisi Rode. À la fin du match, au micro de Goal, l'ancien joueur de l'Eintracht Francfort était tout simplement sous le charme : « On peut immédiatement voir sa classe. Je ne peux qu'apprendre de lui ; de son calme balle au pied, de ses passes, surtout les longues. On peut sentir son aura, qui impose le respect aux adversaires. Il a tout gagné et accompli tout ce qu'on peut accomplir. Et puis il a beaucoup d'expérience. Cela vous donne de la sécurité. Pendant la rencontre, il a couvert dans mon dos pour que je puisse attaquer. Son job était de coordonner le jeu, prendre les ballons et les amener à l'attaque proprement. Je me reposerais sur lui aveuglement. »

Pour l'instant, les deux semblent faire la paire et leur association devrait perdurer. Mais que se passera-t-il au retour des blessés ? Dans le fond, Xabi Alonso est un joueur hautement similaire à Schweinsteiger, et aligner les deux côte à côte semble assez improbable. Quant à Thiago, lui aussi a besoin du ballon pour vivre, et possède encore moins de qualités défensives que son compatriote. À la fin de l'hiver, Guardiola aura donc un joli casse-tête tactique devant lui. En attendant, il devra se contenter de Xabi Alonso. Et c'est déjà pas mal.

Par Charles Alf Lafon
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