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Qu’est-ce que cette « opération hors-jeu » ?

Comme souvent, le football italien s’est réveillé avec la gueule de bois. De nombreux sièges de clubs ont été perquisitionnés dans la journée pour une affaire d’évasion fiscale.

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  • Quoi ? Des petites magouilles


    Pippo Inzaghi n’a rien à voir là-dedans. On parle de « mécanisme frauduleux mis en place pour soustraire du matériel imposable aux caisses de l’État » . Pas de black, mais des fausses factures pour une perte d’environ 12 millions d’euros en défaveur de l’État italien. Un chiffre relativement bas et qui aurait déjà été compensé par la confiscation de bien matériels (un monochrome de Whiteman, un sèche-linge Koendelietzsche, etc.). Pour vulgariser les premières conclusions de l’enquête préliminaire, certains agents ou intermédiaires ne facturaient leurs services qu’aux clubs, et ce, malgré le fait d’avoir également bossé pour le compte des joueurs. Cela avait principalement deux répercussions. Pour les clubs, l’exonération de taxes sur ces activités de médiation comme le stipule la loi. Pour les joueurs, complices et conscients, une belle ristourne, puisqu'une partie de leur salaire figurait dans les émoluments payés à leurs agents. À noter, l’utilisation de sociétés écrans de la part des agents sud-américains afin d'échapper au fisc italien.

  • Qui ? Beaucoup de monde


    Des gros poissons, des requins même. 35 clubs entre Serie A et Serie B (on attend encore la liste) et le triumvirat qui fait la pluie et le beau temps sur le football italien. Adriano Galliani du Milan AC (qui a rapidement assuré via un communiqué officiel que cette affaire sera classée sans suite), Aurelio De Laurentiis du Napoli ( « no comment » ), Claudio Lotito de la Lazio (qui a certifié n’être au courant de rien). Au total, 64 personnes physiques réparties comme suit : 37 dirigeants, 8 agents et 17 footballeurs. Les noms les plus croustillants ? Hernán Crespo, Adrian Mutu, Diego Milito, Antonio Nocerino, Ezequiel Lavezzi, Jean-Claude Blanc (oui celui du PSG), Maurizio Zamparini, Andrea Della Valle, Enrico Preziosi, Tommaso Ghirardi (le gars de la banqueroute parmesane) et Alessandro Moggi, fils de Luciano, un blase qui fait toujours jaser et qui a le don de se retrouver là où il ne faut pas.

  • Quand ? Il y a un moment


    De 2009 à 2013, nous ne sommes pas dans la situation proprement dite du mec « pris la main dans le sac » . Ce qui, soyons honnêtes, rend l'affaire moins digne d'intérêt.

  • Comment ? Par hasard


    Ce matin, la « Guardia di Finanza » a effectué des perquisitions dans plusieurs sièges de clubs. La première étape était la « Casa Milan » , à 8h30, de quoi faire recracher son café à Galliani. Il y a un peu plus de trois ans, les « flammes jaunes » , comme on les appelle en Italie, avaient déjà effectué une visite dans les sièges du Napoli et de la Fédération italienne lorsque cette enquête n’en était qu’à ses prémices. Selon le site de la Repubblica, tout partirait d’une écoute téléphonique entre Ezequiel Lavezzi et son agent Alejandro Mazzoni à l’époque où l’Argentin était victime de larcins. Dans cette conversation, il parlerait de la possibilité d’ouvrir un compte en Suisse à son compatriote Cristian Chávez, néo-recrue napolitaine et immense bide par ailleurs. Le genre de propos qui mettent la puce à l’oreille.

  • Où ? Pas loin du Vésuve


    L’enquête part du parquet de Naples, celui-là même qui avait coordonné celles de Calciopoli avec de multiples et grotesques erreurs à la clé (filtrage à sens unique des écoutes, découpage de ces dernières, feuilles de match erronées). Parmi les trois ministères publics, on retrouve d’ailleurs Stefano Capuano, membre éminent de l’accusation de ce précédent procès. Un magistrat un poil zélé.

  • Et maintenant ?


    Une grosse résonance médiatique sur le coup, mais qui pourrait cependant passer assez rapidement au second plan. Déjà parce que cela ne concerne pas directement la Juventus, mais aussi parce que le délit paraît « mineur » . À titre de comparaison, à lui seul, Valentino Rossi avait atteint le chiffre de 43 millions d’euros il y a dix ans. On n'était pas loin de son chiffre fétiche. Aucun club ne devrait risquer des points de pénalité, et la prescription pourrait balayer une partie des accusations. Notons toutefois que le football italien doit également faire face à une autre affaire, celle concernant la vente des droits télés. La routine, quoi.



    Par Valentin Pauluzzi
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