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QPR, nouveaux accords, nouvelles cordes

Médiatiquement, ce QPR 2012 n’aura vraiment pas raté sa saison. Sa cote, limite hype, avait déjà fait une partie du taf avant le début de saison. La signature de Barton n’avait rien arrangé non plus. Le mercato hivernal a terminé le tableau. Toujours pas très joli.

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L’hiver dernier, le mercato anglais s’était bien énervé avec la première cartouche lancée par Man City. 30 briques pour Edin Dzeko. Abramovitch répondait illico pour son « Chelski » en abrutissant le marché de 25 millions d’euros pour David Luiz et, juste avant la ligne d’arrivée, presque 60 pour Fernando Torres. Liverpool avait du coup la trésorerie nécessaire pour offrir un pont d’or à Newcastle et débaucher le grand serin Andy Carroll pour 40 millions. Bref, une folie de millions qui n’avait concerné que les hautes sphères de la Premier League.

Pour 2012, les esprits se sont nettement calmés. Chez les gros bras, personne n’a craqué la grosse vingtaine de millions qu’il aurait fallu sortir pour débaucher Demba Ba par exemple. Pire encore, le marché anglais s’est agité par la seule activité d’un promu qui se dit aux dents longues, les Queens Park Rangers. Auteur d’un début de saison très poussif (4 victoires seulement sur les matches aller, une des moins bonnes attaques, une des pires défenses du championnat), avec un effectif profondément modifié à la fin du mois d’août (arrivées de Barton, Ar. Traoré, A. Ferdinand, Wright-Phillips), le QPR de Neil Warnock n’a pas convaincu, a surtout déçu au regard du pedigree relatif de ses joueurs. Celui qui avait inspiré la montée des rockeurs dans l’élite, Adel Taarabt, n’est que l’ombre de lui-même cette saison, en froid avec son caractère et les exigences quotidiennes du métier de footballeur.

Tevez à QPR, un coup à trois bandes

La patience du patron Tony Fernandes a d’ailleurs atteint ses limites puisque début janvier, le gueulard Warnock est dégagé au profit de Mark Hughes, qui a toujours la grosse cote outre-Manche. L’ancien entraîneur de Man City et de Fulham sent que son boss est prêt à répondre à tous ses désirs d’achats ou de renforts. C’est bien simple, de toutes les rumeurs hivernales anglaises, le nom de QPR était avancé quasiment à chaque fois. Tour à tour, Alex, Bridge, McEachran, Pienaar, Pavlyuchenko, Bassong, ont été annoncés au Loftus Road. Le nouveau coach s’est même amusé à espérer le prêt de Carlos Tevez avec un argument en béton : « C’est comme Adebayor chez les Spurs. Il n’a pas le droit de jouer contre son club propriétaire. Mais vous avez l’opportunité, par le prêt, de faire jouer un très bon joueur contre des équipes directement concurrentes à City, un très bon joueur qui aiderait donc City à gagner le championnat » .

Finalement, six nouvelles trognes sont venues s’ajouter à un effectif professionnel des Rangers ultra-fourni (51 contrats pros) et pas de Carlitos. La ligne offensive s’est particulièrement alourdie avec la signature du grand type à cuissard Bobby Zamora (7 millions d’euros quand même) en bisbille avec Martin Jol à Craven Cottage, de Djibril Cissé (5 millions) en manque de confiance et grognon à la Lazio, et du prêt de Macheda. Le message est plutôt clair : Helguson, malgré sa petite dizaine de buts, ne suffira pas sur la longueur, Bothroyd est une chèvre au plus haut niveau et Wright-Phillips n’endossera jamais le rôle de buteur de l’équipe. Derrière, Mark Hughes voulait visiblement ajouter un peu de concurrence en charnière centrale, en chipant pour 5 petits millions Nedum Onuoha, qui ne servait à rien à Manchester City.

Pourquoi Taye Taïwo?

Reste deux interrogations. Premièrement, le prêt de Taye Taïwo, alors qu’Armand Traoré, sur son flanc gauche, est une des seules satisfactions de la saison. Deuxièmement, le non-remplacement du meneur de jeu, Faurlin, la deuxième satisfaction de la saison, le seul joueur un peu sexy balle au pied dans ce puzzle des Rangers. Out jusqu’à la fin de la saison, genou en vrac, l’alternative à l’Argentin s’appellerait donc Samba Diakité, l’ancien Nancéen que convoitait également Lyon. A voir.

Quoi qu’il en soit, QPR vient de symboliser en ce mois de janvier ce qu’il y a de pire dans cet exercice de mercato d’hiver : réussir dans une même saison à complètement changer son potentiel onze titulaire, et non pas à apporter un petit ajustement, alors même, qu’historiquement, jamais aucun chambardement d’effectif en cours de saison n’a eu l’effet escompté. Mais il paraît que chez les QPR, ça fait plus rock’n’roll que n’importe quoi. Alors...

Par Ronan Boscher
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Ouai, enfin j'espère que tout ça va ramener un peu de sourires à Loftus Road...un sourire peut il s'acheter that is the question....
@spartak. Ooooh, c est de la poésie russe? Très tendance a Londres....
Déjà expulsé pour avoir étranglé un joueur adverse... et il va surement crier au racisme arbitral. Ah la vie est dure pour certains en dehors de la France, il n'y a plus d'associations d'Etat ni de rebelles professionnels pour vous assurer le droit de tout faire sans aucun devoir à assumer. Marre des Evra, Cissé, Anelka, etc. qui nous ridiculisent dans toute l'Europe.
saddam_usain_bolt Niveau : DHR
Excuse-le de s'être énervé parce que Roger Johnson a failli lui casser la jambe hein...
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