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Qatar–Iran : nouveau riche contre tradition

Alors qu’ils ont plutôt l’habitude de s’affronter par groupes armés interposés sur les terres des autres, le Qatar et l’Iran se retrouvent ce jeudi sur un terrain de foot. Chaque pays a choisi onze champions et quelques réservistes pour la bataille. Dans cette région du monde agitée, football et géopolitique ont tendance à se confondre.

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En entrant sur la pelouse ce jeudi, une équipe est en très bonne voie pour disputer la Coupe du monde en Russie, l’autre se dit sans doute qu’elle attendra le prochain Mondial – tiens tiens, au Qatar – qu’elle est sûre de disputer. Vainqueurs 2-0 au match aller, les Iraniens sont leaders du groupe avec onze points en cinq matchs, tandis que le Qatar est avant-dernier, avec quatre points.

Deux équipes que tout oppose


QatarIran, c’est d’abord le nouveau riche contre la tradition. En vingt et un affrontements, les Perses se sont imposés treize fois, contre cinq nuls et trois défaites, la dernière datant de 2009. L’Iran, une nation traditionnellement forte en Asie, participe à une phase finale sur deux depuis le Mondial français, tandis que le Qatar a dû s’acheter l’organisation de l’édition 2022 pour espérer s’y montrer. Les Qataris ont beau chercher à s’agrandir dans le ballon rond, ils demeurent plus forts pour organiser les événements sportifs que pour y prendre part. À regarder de plus près dans les effectifs des deux équipes, on comprend mieux encore le gouffre entre la culture foot iranienne et qatarie. Du côté des hôtes du jour, c’est comme au handball, l’équipe s’apparente plus à un club qu’à une sélection nationale : une flopée de mercenaires importés pour gonfler les troupes de Jorge Fossati, le sélectionneur uruguayen. Amine Lecomte, né à Reims. Omar Bari, à Conakry, en Guinée. Luiz Junior, comme son nom l’indique, est plus d’origine brésilienne que du Golfe. Loin d’être exhaustive, cette liste est significative de la culture foot au Qatar : il faut attirer d’autres joueurs pour construire une équipe « compétitive » . Côté iranien, seul le coach, Carlos Queiroz, est portugais. En revanche, les Qatariens évoluent tous dans des clubs locaux – il faut bien s’ils veulent être naturalisés –, alors que les Iraniens ont plus tendance à s’exporter : des joueurs comme Mehdi Mahdavikia et Ali Daiei, anciennes gloires de la sélection, ont tapé le cuir en Allemagne, alors que, actuellement, Reza Ghoochannejhad s'exprime par exemple à Heerenveen. Montazeri évolue d’ailleurs... au Qatar.

Entre religion et gaz naturel


Le principal antagonisme, comme toujours dans les pays du Golfe, est d’ordre religieux. L’Iran, la grande puissance chiite, a bien plus d’ennemis que d’amis, entouré de pays à majorité sunnite, menés par l’Arabie saoudite. Cependant, la relation qu’entretient le Qatar avec l’Iran est bien plus nuancée et subtile que ses voisins sunnites. Coincé entre son appartenance religieuse, qui le relie aux Saoudiens, et le North Dome (le plus grand gisement de gaz naturel au monde) qu’il partage avec l’Iran, le Qatar tente de jongler entre ses différents intérêts économiques et politiques. Et parfois, la balle tombe au sol : lors du règne du précédent émir, le rapprochement entre le Qatar et l’Iran a provoqué l’ire des Saoudiens, qui ont rappelé leur ambassadeur pendant dix-huit mois. Si les Qataris soutiennent les rebelles syriens et participent à la coalition saoudienne qui combat les Houthis au Yémen, alors que l’Iran est derrière Bachar al-Assad et finance les Houthis, les relations directes entre les deux pays sont plutôt amicales. Derrière le rapprochement avec l’Iran se cache une volonté des Qataris d'indépendance, pour déployer leurs ailes coincées sous le régime saoudien.


Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, Tamim ben Hamad Al Thani a tenté de ramener la balle au centre, entre l’Arabie saoudite et l’Iran, notamment en soutenant les Saoudiens au Yémen et en Syrie. L’an dernier, le Qatar avait rappelé son ambassadeur en Iran, par solidarité avec l’Arabie saoudite, dont l’ambassade avait été saccagée par des Iraniens : un acte limité pour brosser le grand frère saoudien dans le sens du poil, sans trop irriter l’allié iranien. Une politique d'apaisement réussie, tout en continuant à tisser des liens avec le voisin iranien, de l'autre côté du Golfe. Si les relations entre le Qatar et l’Iran ne sont pas aussi enflammées que d’autres pays du continent (notamment la Corée du Nord et la Malaisie, dont le match a été reporté), sur le terrain, les mercenaires qataris devront tout de même batailler s'ils veulent encore espérer une qualification en Russie. À cinq rencontres de la fin, rien n'est encore perdu pour les Maroons, mais une défaite contre l'Iran enterrerait sans doute définitivement l'espoir de participation à la Coupe du monde. Le temps d'importer encore quelques naturalisés supplémentaires pour sauver les meubles.



Par Arthur Lejeune
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