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Puygrenier : « Le 4-0, c'est des conneries »

Il a déjà foulé la pelouse du Stade de France en 2006 avec Nancy. Sébastien Puygrenier est le seul joueur monégasque à s'être défloré dans l'enceinte dionysienne (avec Coutadeur en Gambardella avec Le Mans). Pas tellement rassurant avant de défier un habitué des lieux, le PSG. Pourtant le stoppeur de l'ASM est serein. Il jouera son match à fond, crâne rasé dehors.

Quels souvenirs gardez-vous de votre finale de 2006 ?


C'est toujours un très grand souvenir. On venait à peine de monter en Ligue 1, la saison avait été bien remplie, âpre. C'était idéal pour finir en beauté. D'autant qu'on gagne la Coupe de la Ligue avec les tripes. La finale avait été très disputée contre Nice, mais c'était jouissif. Je ne me souviens pas grand-chose du match, juste le sentiment d'avoir fait quelque chose de grand.

Impressionné par la Stade de France ?


C'est un stade magnifique. Surtout quand il est blindé, ça gueule de partout. Avec 80.000 personnes, on a l'impression d'être dans une arène. Je pense que ce soir, ça va être assez chaud. On sait que nos supporters sont moins nombreux que les Parisiens, mais ils ont fait le voyage, ils vont se faire entendre.

En début de saison, la Coupe était-elle un objectif à Monaco ?


On joue toujours une compétition pour bien y figurer. Forcément, une fois en finale, c'est plus facile à dire. Mais bon, on a quand même tapé Bordeaux et Lyon, c'est un joli parcours. Ça serait trop con de se rater sur la dernière marche. Surtout qu'on a failli passer à la trappe contre Sochaux en quarts (Monaco était mené 3-2 à la 93è, victoire 4-3 a.p, ndlr). Notre parcours est assez éloquent.

Vous aurez le sentiment de joueur à l'extérieur ?


Complètement. On est à Paris, chez eux. Le stade sera au trois-quarts favorable aux Franciliens, d'autant qu'ils sont habitués aux finales de Coupe de France. C'est leur cinquième depuis 2003 alors que chez nous, personne n'a jamais foutu les pieds sur la pelouse du SDF à part moi. Certes, avec les événements externes, leurs supporters seront dans deux virages différents, c'est une tension assez inhabituelle, mais au final, ça ne nous regarde pas. On arrive en parfait outsiders.

Le favori c'est donc Paris ?


Complètement. On se déplace chez eux, ils doivent absolument gagner pour "sauver" leur saison et c'est une équipe de coupe.

Vous allez vous retrouver face à Hoarau et Erding, deux sacrés clients.


Je ne redoute ni l'un ni l'autre. Le combat sera physique. Les deux ont été blessés au cours de la saison, ils veulent montrer qu'ils sont au niveau. Sur leurs dernières sorties, leur duo est assez complémentaire. Hoarau prend tout le domaine aérien pendant qu'Erding part dans les espaces. C'est vraiment un duo complet. Mais avec Cédric (Mongongu), on les a déjà joués, on a notre mot à dire.


Le fait de les avoir vus prendre une fessée à Grenoble mardi (4-0) change-t-il quelque chose ?


C'est des conneries. C'est une autre compétition. Antoine Kombouaré avait sorti son équipe bis, ca ne démontre rien. Auxerre en a bien pris 5 à Grenoble, quand on voit où ils sont aujourd'hui. On a bien pris une fessée contre Lille à la maison (4-0). Leur match de mardi est un leurre, on ne peut tirer aucun enseignement dessus.

Vous avez battu deux fois le Paris SG en championnat, ça compte ?


Pas tellement. Surtout pour la victoire au Parc où Stéphane Ruffier marche sur l'eau. Sans lui, on en prend 5 dans l'escarmouche. Là c'est un autre contexte, une autre compétition. Ça remet tout à zéro. Autant pour eux que pour nous.

Une victoire de l'AS Monaco peut-elle influencer votre avenir ?


Je ne sais pas. Je ne suis que prêté par le Zénith. Je n'ai aucune nouvelle de ce côté-là. Pour le moment, je profite, j'ai vécu une saison pleine. Mais elle peut être superbe avec un titre au bout.

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